L’OR, NUMÉRAIRE ET LINGOTS IS
de l’or existant qui est monnaie, mais bien la totalité, et à toute époque il en sera ainsi tant que l’or sera monnaie. On n’afiirme rien de plus certain en affirmant que toute la houille qui existera sera combustible, que tout le blé sera comestible.
L’or qui passe aux hôtels de monnaies n’appartient pas à l’État; il appartient en entier aux particuliers qui convertissent leurs barres ou leurs bijoux en numéraire. Celui qui a de l’or a droit de monnaie. A l’instar du meunier qui, sauf le bénéflce du moulin, rend en farine tout le grain qu’on lui donne à moudre, l’atelier monétaire, sauf la retenue pour les frais, remet en espèces, poids pour poids, tout l’or pur qu’on lui apporte à frapper, et l’intégralité de cette remise est attestée par l’empreinte de lÉtat.
Le véritable fabricant de monnaie est celui qui, à ses risques et périls, tire l’or de la terre, aujourd’hui à bénéfice, demain à perte. On voit l’or nouveau prendre la route la plus rapide pour aller se confondre avec l’or ancien; une partie de cet or est arrêtée en chemin par les bijoutiers et par les doreurs; mais tout, absolument tout ce qui reste devient au plus