‹ Mécanique ÉquestreChapitre 10 sur 146 · CONTRIBUTION DES MATERIAUX DU PONT AU SUPPORT DE LA CHARGE DU TRONC · texte numérisé non relu

CONTRIBUTION DES MATERIAUX DU PONT AU SUPPORT DE LA CHARGE DU TRONC

La charge du tronc exerce une force de pesanteur dirigée suivant la verticale. Cette force dont le point d'application se situe au milieu du pont se décompose suivant les directions des matériaux constitutifs et se transmet aux extrémités du pont, vers les piliers.

Sous le poids de la charge, le pont tend à s'affaiser. Si le degré d'affaissement est assez grand, les apophyses épineuses se plaquent les unes sur les autres, évitant la rupture. Zschokke a montré qu'une colonne vertébrale. débarrassée des muscles est capable de supporter un poids de 50 à 80 kgs. Après l'enlèvement des apophyses épineuses, la charge maxima est est de 8 à 10 kgs. Il a montré également le rôle capital des apophyses des premières dorsales. Pour une charge de 50 à 80 kgs, le pont s'enfonce de 4 cm. seulement ; à ce moment, les apophyses épineuses des vertèbres sont en contact ; si l'on enlève une par une les apophyses des premières dorsales à partir de l'avant, le pont s'enfonce chaque fois de 1 à 2 cm. Lorsque les 4 ou 5 premières apophyses sont détachées, le pont se rompt régulièrement en son milieu. Dans ces expériences, la tête et l'encolure étaient maintenues dans une position naturelle. Les apophyses du garrot sont donc une deuxième clef de voûte de la colonne vertébrale. Nous verrons le rôle que leur assignent les muscles cervicaux supérieurs.

La pression de la charge est transmise de haut en bas aux arcsboutants qui la reportent sur les corps vertébraux. Le tablier inférieur tend à s'enfoncer et à repousser ses extrémités vers les piliers. L'addition des effets de poussée aux deux bouts du tablier y conditionne le développement plus grand des vertèbres.

Cet enfoncement du pont produit une traction horizontale dans la suspension supérieure, traction dirigée des piliers vers le milieu du pont.

Cette poussée horizontale et cette traction horizontale mettent à contribution la voûte de l'arc vertébral et le ligament surépineux. La voûte se consolide par compression des corps vertébraux et le ligament se tend, augmentant la solidité du pont.

Il faut noter que les dispositifs osseux s'opposent aux pressions, et les ligaments aux tractions. Ainsi les ligaments interépineux sont soumis à une traction verticale.

Finalement, le poids de la charge se décompose en trois forces qui s'exercent sur les piliers antérieurs et postérieurs.

1° Une poussée horizontale, transmise par les corps vertébraux, qui tend à les écarter.

2° Une traction horizontale suivant le ligament surépineux.

3° Une pression verticale, réalisée par le poids du pont vertébral:

| Vucenaion du Pont entre Les piliers antétieuts

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Grand Dentelé

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