LA SANGLE MUSCULAIRE
Son étude a déjà été faite avec la statique du tronc.
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22 BE DISPOSETIESSTATIQUE EMPECHANT TOUT ECARTEMENT LATERAL DU MEMBRE
Architecture du membre antérieur :
Le membre antérieur représente dans son ensemble une colonne brisée, dont la direction verticale est sensiblement parallèle au plan sagittal du tronc. Le scapülum, l'humérus, le radius et le cubitus, les os du carpe, le métacarpien principal et les deux métacarpiens rudimentaires, les trois phalanges auxquelles il faut adjoindre les grands et le petit sésamoïde en forment la base osseuse. Ces différents os, articulés entre eux, forment à l'appui plusieurs angles articulaires :
1° L'angle scapulo-huméral, ou angle de l'épaule,
2° L'angle huméro-radial, ou angle du coude,
3° L'angle radio-carpo métacarpien ou angle du genou,
4% L'angle métacarpo-phalagien ou angle du boulet,
5° Enfin, le scapulum forme avec l'axe longitudinal du tronc l'angle de l'épaule-tronc.
“La direction générale du scapulum résulte des tractions que le grand dentelé et l'angulaire exercent sur son extrémité supérieure, Ces tractions tendent à incliner cet os sur le tronc, en plaquant son cartilage de prolongement sur le garrot et en repoussant son extrémité articulaire inférieure vers le dehors. Par ce fait, tout le membre à partir de l'articulation scapulohumérale tendrait à s'écarter du tronc, si divers dispositifs ne s y opposaient.
Si le scapulum offre une inclinaison de 15 à 20° sur le plan sagittal du tronc, déjà son extrémité articulaire inférieure sinfléchit vers le plan médian, et contribue ainsi à rétablir le parallélisme membre-tronc.
Les deux scapulum convergent par leur cartilage de prolongement qui se plaque contre la région du garrot. Ce contact élastique devient plus intime lorsque la cage thoracique descend entre les membres et par ce fait attire contre elle les extrémités supérieures du Scapulum, La pression élastique des
| cartilages entre la région du garrot amortit le choc. e
Les muscles pectoraux s'opposent à tout écartement du membre, sous l'effet du mouvement divergent des pointes des épaules.
Le péctoral scapulaire, tendu du sternum à la pointe de l'épaule, attire celle-ci contre le tronc, par le simple effet du poids de la cage thoracique quil supporte.
Le pectoral ascendant tendu ainsi par le poids du tronc, du sternum
à la pointe de l'épaule, plaque celle-ci contre les côtes.
Le pectoral descendant, qui s'insère sur l'extrémité antérieure du sternum et se dirige en bas et en dehors pour s'attacher sur la gouttière de torsion de l'humérus, s'oppose par sa direction à tout écartement latéral de l'extrémité inférieure de l'humérus.
Le pectoral transverse, qui relie la carêne sternale à la crête antérieure de l'humérus et à l'aponévrose antibrachiale interne du membre à la hauteur du radius, empêche par sa direction oblique en bas et en dehors tout écartement du radius et partant de toute la partie libre du membre.
Ainsi, avec Bourgelat, on peut assimiler les deux scapulum à deux piliers courbes d'une voûte formée par la région du garrot et les cartilages de prolongement, voûte rendue flexible par les parties élastiques qui en forment le sommet. e
Par leur convergence supérieure, les scapulum sont les arceaux tronqués de cette voûte, dont la clef est formée par le bloc du garrot qui s'encastre entre les cartilages de prolongement.
©” Les muscles pectoraux sont les cordages qui s'opposent à tout écartement des piliers de cette voûte, c'est-à-dire des membres. :
Lorsque le tronc du cheval s'affaise sous le poids du cavalier, il en
résulte un contact plus intime des scapulum contre la cage thoracique. On.
comprend par là que le cheval ait les épaules chevillées et l'enjambée courte. Le mouvement est aussi gêné par là tension tétanique du dentelé et des pectoraux qui portent le tronc.
3 :AFFERMISSEMENT DE EATCOLONNE RCA) ARTICULEE DU MEMBRE Cet affermissement général se réalise par le soutien de tous les angles qui composent, le membre, SOUTIEN DE L'ANGLE EPAULE-TRONC
L'épaule tend à s'incliner, sous l'effet de la traction-du grand dentelé. Le rhomboïde s'insère d'une part sur la corde du ligament cervical et sur le sommet des apophyses épineuses des quatre où cinq vertèbres dorsales ; d'autre part à la face interne du cartilage de prolongement et sur l'angle
Dicpaditifs Vtatiques du Membre Antétieut
s épineux us épineux Grand Dorsal LE
Anconés Biceps du Biceps £ Cubitaux
seur antérieur
| Métacarpe
Perforé et sa bride radiale
Perforant et sa bride carpienne
Extenseur antérieur des Phalanges
Suspenseur du Boulet
Branche latérale du Suspenseur du Boulet
| SÈRNORT cervial du scapulum, Une membrane élastique le double en dedans. Ce muscle par sa portion cervicale s'oppose à la bascule de l'extrémité supérieure de:
l'épaule vers l'arrière. Son action statique augmente lorsque l'encolure s'étend en avant, du fait du surcroît de tension. Le cheval qui s'affaise sous le cavalier étend généralement son encolure dans le but de fixer son épaule.
Mais il peut aussi l'incurver en encolure de cerf, affaissant la base
de la tige cervicale. Ainsi l'angulaire de l'épaule acnt l'insertion cervicale
s abaisse, se tend sous le poids de l'encolure et tire l'extrémité supérieure du scapulum vers l'avant. L'antagonisme du grand dentelé limite ce mouvement. L'encolure renversée des jeunes chevaux sous le cavalier trouve ici son fondement anatomique.
Par ailleurs, la position du scapulum par rapport au tronc dépend de l'ouverture de l'angle scapulo-huméral. Si celui-ci reste fixe, le scapulum ne
change pas de place.
SOUTIEN DE L'ANGLE SCAPULO-HUMERAL
Le scapulum incliné de haut en bas, d’arrière en avant, forme avec
. l'humérus incliné en sens inverse de haut en bas un angle ouvert vers l'arrière.
Plusieurs dispositif s'opposent à la fermeture de cet angle : ce sont le biceps et ses annexes, les muscles sus et sous-épineux, sous-scapulaire et les anconés.
Le Biceps ou mieux Coraco-radial s'insère sur l'apophyse coracoïde du scapulum et la tubérosité bicipitale du radius. Son tendon supérieur volumineux s'infléchit sur la coulisse bicipitale et bride en avant l'angle de l'épaule. Le muscle fortement tendineux est parcouru dans sa longueur par une lame aponévrotique qui sous le nom de corde du biceps s'en détache inférieurement.pour se fixer sur le muscle extenseur antérieur du métacarpe.
Le Sus-épineux s'attache en haut sur le bord antérieur du scapulum et de son cartilage ; en bas par deux courts tendons sur le trochiter et le trochin de l'humérus. C'est un muscle très fibreux qui, outre son rôle d'extenseur,
bride fortement l'angle scapulo-huméral.
Le Sous-Epineux s'insère en haut sur la fosse sous-épineuse du scapulum, en bas-sur la convexité du trochiter. Comme l'a montré le Professeur Marcel Petit, il contribue à empêcher toute fermeture de l'angle de l'épaule. C'est aussi un abducteur de l'humérus.
Le Sous-Scapulaire est un muscle aponévrotique qui trouve son origine supérieure dans la fosse sous-scapulaire de l'omoplate et se termine en bas sur le trochin de l'humérus. Comme les autres muscles scapulaires, il empêche une fermeture trop grande de l'angle de l'épaule. C'est aussi un adducteur
du bras.
Les Anconés occupent tout l'espace compris entre les bords postérieurs du scapulum, de l'humérus et de l'olécrane, Leur masse énorme se divise
en cinq muscles.
Le Long Anconé s'attache en haut sur le bord postérieur du scapulum ; en bas par un tendon sur le sommet de l'olécrane., Ses fibres sont entremêlées de lames fibreuses.
L'Anconé Externe oblique de haut en bas s'insère sur la ligne courbe de l'humérus et sur l'olécrane.
L'Anconé Interne, symétrique du précédent relie la face interne de l'humérus à l'olécrane.
Le Petit Anconé, tout petit, s'insère sur le pourtour de la fosse olécranienne et sur l'olécrane.
L'Anconé Accessoire du grand dorsal, couvre la face interne du long anconé et s'attache sur le. bord postérieur du scapulum et l'olécrane.
La division permet de nuancer le rôle qui leur est dévolu. Ce sont ävant tout des extenseurs de l'avant-bras. Ils contribuent à affermir l'angle de l'épaule.
Mécanisme du soutien statique de l’angle de l'épaule :
Sous la pression verticale, le scapulum tend à s'abaisser et l'angle scapulo-huméral à se porter en avant.
La fermeture de cet angle entraîne la tension des muscles sus et sousépineux, sous-scapulaire, qui s'opposent au mouvement et le stabilisent.
Le biceps se tend également, Mais cette tension tire sur son insertion radiale qui tendrait à se déplacer. Le poids du corps produit une composante dirigée suivant l'axe de l'humérus qui se décomposant à son tour à l'articulation huméro-radiale donne une force horizontale, perpendiculaire à l'axe du radius. Cette force tire la pointe du coude en arrière, et partant s'oppose à la traction du biceps.
Les anconés contribuent à fixer le radius ; leur tonus statique suffit à empêcher la, fermeture de l'angle huméro-radial, sous l'action du biceps. Mais la décomposition des forces de pression suivant les rayons osseux et les directions qui leur sont perpendiculaires permet de réduire leur intervention. Leur masse musculaire aidant, on comprend quils peuvent être flasques dans la station. Il faut tout de même admettre que leur intervention est constante, puisque le plus souvent le radius est oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Elle est maximum lorsque le cheval est sous lui du devant, ou lorsqu'il se trouve au rassembler. La pratique des allures rassemblées développe le tonus des Anconés. Il n'est pas rare de constater que les chevaux s'école sont sous eux du devant.
Il est à remarquer que l'union du bord postérieur du scapulum à l'olécrane par le long anconé et l'anconé accessoire, produit à’ la fois, lors de la contraction de ces deux muscles, une extension de l'avant-bras et une flexion de l'épaule. La flexion de l'épaule ferme l'angle scapulo-huméral. Par là le biceps se tend et tire sur son insertion inférieure : un mouvement de flexion de l’avant-bras s'ensuivrait si l'action des anconés ne s'y opposait. Le bras de levier que représente l'olécrane joue en faveur des anconés. L'action des anconés externe et interne renforce l'extension seule du coude. .
Ainsi, c'est du tonus des extenseurs de l'avant-bras que dépend la position de l'antérieur à l'appui. Grâce à la liaison scapulum-biceps-radius-olécrane-anconés-scapulum il se crée un bloc ferme qui neutralise en lui-même les diverses forces qui s'exercent sur lui.
D'autres dispositifs extrinsèques concourent à affermir l'angle de l'épaule,
Le pectoral scapulaire tire sur le scapulum ét tend à le redresser, s opposant à l'action du grand dentelé qui l'incline en arrière.
Le pectoral ascendant tendu par le poids du tronc presse sur l'angle de l'épaule et le bride en avant, empêchant sa fermeture.
Le grand dorsal qui s'insère d'une part sur les apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires et les quinze dernières dorsales, d'autre part sur la face interne de l'humérus, s'oppose à un affaissement vers l'avant de cet os et contribue ainsi à empêcher à la fois la fermeture des deux angles scapulo-huméral et huméro-radial.
Il faut enfin sighaler l'action des muscles sus-épineux et sous-épineux qui brident l'articulation scapulo-humérale en dehors, évitant ainsi la fermeture de l'angle de l'épaule dans le sens latéral.
Par ailleurs, le rhomboïde et le trapèze (qui s'insère en haut sur le ligament cervical et les apophyses épineuses du garrot, en bas sur la tubérosité de l'épine acromienne) s'opposent par leur tension à l'inclinaison du scapulum. Leur rôle est bien en évidence lors de la réception des antérieurs : leur contraction s'oppose à l'affaissement de l'épaule par la traction du grand
dentelé et plaque le cartilage de prolongement contre le tronc. Il y a ainsi
double amortissement. Une lame élastique qui double la face interne du rhomboïde et s'insère en haut sur le ligament cervical renforce le tonus passif de ce muscle. 4