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I — LES PROPRIETES GENERALES DU MUSCLE

Les musclès sont les agents actifs de la locomotion. Par le mouvement qu'ils transmettent aux leviers osseux sur lesquels ils agissent-directement ou indirectement, ils opèrent la fermeture ou l'ouverture des angles articulaires et mettent en branle toute la mécanique animale,

a) FORMES ET STRCTURE DES MUSCLES

Le muscle type, organe moteur, est composé de fibres musculaires, ‘entremêlées plus ou moins de lames fibreuses, diversement disposées et associées en faisceaux pour former le corps charnu ou ventre du muscle.

Chaque fibre musculaire se continue par une fibre tendineuse ; l'association en cordons parallèles des fibres tendineuses forme le tendon du muscle.

Les muscles sont revêtus à leur surface d'une enveloppe fibreuse, appelée aponévrose de contention, qui sert d'organe de protection, de soutien et réalise parfois une union interosseuse inextensible dont bénéficie la contraction musculaire destinée à maintenir les rapports des rayons osseux.

Les intersections fibreuses qui consolident le corps charnu des muscles et s'opposent à leur trop grande élongation résultant de la dissociation du tendon à l'intérieur du muscle.

Les muscles de relation qui produisent le mouvement possèdent des fibres striées. Du raccourcissement de ces fibres résulte la contfaction du muscle. L'histologie montre que chaque fibre striée est constituée par l'alternance de disques clairs et de disques sombres. Pendant la contraction musculaire, les disques sombres se raccourcissent et s'épaississent. Les disques clairs s'allongent et s'amincissent. Les premiers sont contractiles, les seconds élastiques.

Les fibres tendineuses ont un diamètre plus étroit que les fibres musculaïres. Le muscle s'effile donc dans son tendon. De ce fait, un muscle ne peut se continuer en un tendon de même direction sans perdre de sa force et

de son amplitude de contraction. La déperdition de force et d'amplitude résulte de l'obliquité réciproque des fibres tendineuses et musculaires. L'implantation directe des fibres musculaires sur l'os peut pallier à cet inconvénient.

La force de contraction du muscle est proportionnelle au nombre de fibres musculaires de son corps charnu et à leur volume, c'est-à-dire, en gros, au volume du muscle.

L'insertion oblique des fibres musculaires sur le tendon, réalisant les muscles pennés, en augmente le nombre pour une même surface de section du muscle Elle favorise donc la force mais limite l'étendue de contrac-. tion. Celle-ci, en effet, est proportionnelle à la longueur de la fibre musculaire, réduite dans le muscle penné, et au raccourcissement fibrillaire qui chez ce même muscle ne concourt pas entièrement à la course du tendon.

Les muscles longs et minces, à fibres longues et parallèles mais peu nombreuses, prolongées par des fibres tendineuses de même direction, opèrent des mouvements amples, mais leur contraction est de faible intensité. Les muscles épais et courts, à fibres courtes et obliques sur le tendon, mais nombreuses, opèrent un faible déplassement osseux, et possèdent une grande intensité de contraction. : $

Le muscle type, à corps charnu, formant ventre prolongé par un tendon, peut différer aussi bien dans son aspect extérieur que dans sa structure intime, Ainsi le tendon peut prolonger l'extrémité du corps charnu ou s'inclure dans sa substance même en formant une intersection tendineuse ; le muscle ainsi scindé en deux corps charnus est qualifié de polygastrique. Ce tendon peut être soit funiculaire, soit élargi en une aponévrose. Le corps charnu peut se renfler en ventre, ou s'étaler en une nappe ou s'allonger sans renflement perceptible.

Le muscle peut s'insérer sur les os soit par son tendon ou son aponévrose d'insertion, soit directement par sa portion charnue, indivise ou fragmentée en plusieurs denticulations.

b) PROPRIETES DU MUSCLE

Le muscle est doué de propriétés particulières. Il peut se contracter, , 4 = ., * s allonger, se rétracter, être excité,

I — CONTRACTIBILITE

Elle résulte du raccourcissement des fibres musculaires à partir de leur état de repos. La course de contraction représente le raccourcissement total du muscle” Elle est égale à la somme des raccourcissements fibrillaires qui s ajoutent dans le sens du mouvement.

Plus les fibres sont situées dans le sens du mouvement, plus la course est grande, Le raccourcissement possible d'un muscle est proportionnel à la longueur des fibres charnues ; dans les conditions physiologiques le raccourcissement qu'un muscle peut subir est égal au tiers de sa longueur. (Loi de Weber-Fick.)

Les deux insertions d'un muscle se rapprochent si elles sont libres, mais avec prédominance d'effet sur l'une d'elles : ou bien l'une seulement se

rapproche de l'autre, si celle-ci est fixée par un rayon immobile; si les insertions se font sur deux leviers inégalement mobiles, elles se déplacent toutes deux en proportion de cette mobilité.

L'étendue de la course. de contraction croît avec l'intensité de l'excitation. ë

Un muscle qui a une légère résistance à vaincre a une course de contration plus grande. Avec une résistance croissante, supérieure à l'optimum, la course diminue progressivement.

D'après la forme des courbes de contraction, il ressort que l'accélération du mouvement et l'énergie de contraction sont plus grandes au début de contraction. + | La force de contraction est proportionnelle à la somme des sections transversales de ses fibres, c'est-à-dire à leur nombre et à leur grosseur.

Un muscle excité par un agent extérieur se contracte avec, comme insertion fixe, l'insertion la plus rapprochée du point d'excitation. Ceci est à retenir pour comprendre l'effet physiologique des aides.

D'après la loi de Schwann, la force de contraction est proportionnelle au degré de raccourcissement du muscle. Réciproquement, le travail d’un muscle en contraction arrive peu à peu à développer sa puissance, mais lui confère une raccourcissement plus ou moins durable.

Ainsi la pratique trop précoce de certains exercices dé force arrive à nouer certains individus. Dans le dressage, quelques muscle doivent être travaillés en force pour se raccourcir.

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