MECANISME PROPULSIF DU MEMBRE ANTERIEUR
Le mécanisme propulsif du membre antérieur se reflète également dan: le décalque des chronophotographies de Marey.
a) PERIODE D'APPUI
Les trois phases constitutives de l'appui existent avec la même net teté.
L’amortissement :
L'antérieur arrive au poser en extension. Le degré d'extension varie ave l'étendue de l'enjambée et la vitesse du trot.
De 0 à 2, les articulations extrêmes du boulet et de l' épaule se ferment Le boulet se ferme le premier et rétrograde par affaissement du rayon digit qui pivote autour du sabot. Ce mouvement entraîne le redressement du rayo radio-métacarpin et l'abaissement du genou. Le genou peut même recule dans le trot lent. Cette fermeture du boulet se fait peu sentir sur l'articulatio: du coude et si le garrot descend, c'est bien plus par la flexion de l'articulatio scapulo-huméralè dont l'angle diminue surtout de 1 à 2. Cette diminution es d'autant plus intense que l'allure est plus rapide ; l'humérus et le scapulur s'inclinent.
- La Rotation :
La rotation s'opère déjà dans la phase d'amortissement par le redresse ment du rayon radio-métacarpien qui fait avancer le coude. Ce rayon pivot autour du boulet qui reste immobile. De même la flexion du coude par obl quité de l'humérus porte la pointe de l'épaule en avant.
La rotation se continue par le redressement du rayon phalangien qt bascule sur le sabot ; le boulet s'élève et s'ouvre, le rayon radio-métacarpie tourne sur lui.
Le scapulum bascule en Saut sur l'humérus, en agrandissant 16586 ment, l'angle de l'épaule,
Dacillations du Membre Antétieur au Trot |
Soutien
Décalque des chronophotographies de Marev
At LS
5% La Détente :
L'angle du boulet s'ouvre tout en s'élevant. Les articulations du coude et de l'épaule s'étendent par redressement de l'humérus et du scapulum.
À la fin de la détente s'amorce la préparation au lever. Le ‘sabot jusqu ici immobile bascule sur la pince, les talons s'élèvent. Le métacarpe devient plus oblique vers l'arrière et rompt la rectitude du levier avant-bras-canon ; un angle ouvert vers l'arrière apparaît au genou qui se fléchit.
Le radius accentue sa flexion sur l'humérus, flexion qui avait déjà commencé à la fin de la rotation. Cependant, l'humérus se redresse, conservant sensiblement égale l'ouverture du coude. L'angle de l'épaule continue à s'ouvrir ; le scapulum se redresse toujours.
B) PERIODE DE SOUTIEN On y observe les deux phases de raccourcissement et d'allongement.
Raccourcissement +
Il se manifeste surtout de 0 à 2, et se caractérise par une forte flexion -du rayon digité sur le canon qui ferme l'angle postérieur du boulet. La flexion peut être telle que le sabot se déplace plus haut que le boulet. La troisième phalange se fléchit sur la deuxième, et la face plantaire du sabot arrive à regarder en haut et à s'incliner vers l'avant dans un trot très rapide.
Le canon se fléchit ensuite sur l’avant-bras en fermant le genou.
L'avant-bras se fléchit sur le bras, entraînant la fermeture du coude.
Däfs un trot très rapide, l'avant-bras peut atteindre l'horizontale. L'humérus oblique au lever se redresse en portant le coude en avant. On voit par là que l'opinion de Le Hello sur la flexion de l'humérus, produite par l'action du deltoïde et du grand rond au début du soutien, se trouve fort infirmée. Le trotteur qui trousse le fait bien plus par une flexion de l'avant-bras.
Le scapulum s'incline vers l'arrière ; son inclinaison est inférieure au redressement de l'humérus ; l'angle de l'épaule s'ouvre donc progressivement en se portant en haut et en avant.
La diminution de longueur du membre est donc progressive et s'opère de bas en haut. La forte flexion des articulations inférieures peut éviter celle des rayons supérieurs et se solder par une dépense énergétique moindre.
Le raccourcissement est maximum lorsque le boulet est à sa limite de flexion.
Allongement :
En position 2, le boulet s'ouvre ; l'allongement commence. Il se poursuit par l'ouverture du genou. En 3, le coude s'ouvre à son tour, l'avant-bras s'étend.
Enfin, en 4, le redressement de l’humérus, qui s'est continué pendant tout le soutien, s'accentue. L'obliquité vers l'avant du scapulum est maxima au moment du poser.
Il faut noter que l'allongement de la partie inférieure du membre se produit avant le reccourcissement maximum de sa partie supérieure, La pré-
paration au poser coïncide avec l'allongement maximum de l'antérieur. L'angle du genou s'efface ; ceux du coude et de l'épaule sont à leur limite. d'ouverture.
Toutefois l'angle du bculet se ferme car le paturon s'étend en avant et tend vers l'horizontale pour embrasser le plus de terrain.
c) INTERPRETATION-
Dans l'amortissement, la plupart des muscles propulsifs opèrent un travail résistant.
Les tendons suspenseurs du boulet agissent de la même façon qu'au postérieur. Les brides radiale et carpienne suppriment toute intervention musculaire: à |
‘ Les extenseurs du métacarpe, aidés peut-être par les fléchisseurs du même os, maintiennent le genou affermi et empêchent toute flexion vers l'avant.
Les anconés externe et interre freinent la bascule de l'humérus vers l'avant.
Le biceps, fixé au radius, bande en avant l'articulation de l'épaule et s'oppose à son fléchissement. Les muscles sus et sous-épineux, sous-scapulaire, interviennent dans le même sens.
Le pectoral ascendant et le grand dorsal retiennent l'humérus et évitent une trop grande bascule de cet os vers l'avant.
La bascule inverse du scapulum vers l'arrière est arrêtée par la pression du cartilage de prolongement sur le garrot, la tension du pectoral scapulaire et par celle des parties cervicales du rhomboïde et du trapèze dont l'élongation précède la contraction.
Cependant de la fermeture du coude par obliquité de l'humérus, il ne faut pas conclure à l'inactivité motrice des anconés, du pectoral ascendant et du grand dorsal.
Si ces muscles n'ouvrent pas les angles articulaires, ils tirent en avant leur insertion thoracique ou agissent par le moyen d'un bras de levier (anconés). Le mouvement en avant du corps détermine l'oscillation du membre et se compose avec la force vive pour disposer les rayons osseux et les articulations dans les stades successifs du mouvement.
La rotation, passive sous l'effet de l'énergie cinétique, devient de plus en plus active à mesure que l'intervention musculaire s'accroît. La contraction des fléchisseurs des phalanges repousse en avant le rayon digité et-le boulet.
Les anconés et le grand dorsal agissent toujours de la même manière. Le pectoral ascendant tend maintenant à ouvrir l'angle scapulo-huméral, aidé par le pectoral scapulaire, 6
La détente est effective lorsque le membre a dépassé la verticale élevée sur le centre d'appui. Les anconés ouvrent le coude. Le grand-:dorsal êt le pectoral ascendant redressent l'humérus, aidés par les anconés, exferne et interne. Le rhombciïde et le trapèze tirent en avant le sommet du scapulum,
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