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GÉNÉRAL L'HOTTE

La conduite rationnelle du cheval nécessite l'emploi d'aides physiologiques. Par aides physiologiques, il faut entendre l'emploi raisonné des moyens dont dispose le cavalier pour dominer sa monture ; cet emploi doit être adapté au fonctionnement de la mécanique animale. Toutes les conceptions théoriques de ce mécanisme trouvent leur réalisation pratique dans la conduite et le dressage du cheval.

Le cheval est un être animé ; il n'est pas toujours identique à lui-même dans ses actions et réactions. D'une humeur beaucoup plus égale que celle de son maître, il peut cependant renverser ses réponses aux demandes des aides. Son esprit de contradiction s'appelle chez lui réaction. Le cavalier doit savoir que conduite et dressage doivent parfois aller de pair et qu'il n'est pas d'action irréversible et totale des aides.

Le cheval dressé est à même de répondre vite et bien aux demandes du cavalier ; ses réponses sont fidèles et faciles. Les aides arrivent à agir pai un simple effet indicatif.

Le cheval au dressage, ou qui résiste, a besoin d'aides coercitives. Leu emprise est fonction du degré de résistance du cheval et de leur logique d'emploi.

Ainsi donc, il existe pour l'obtention de tel mouvement une multiplicité d'actions du cavalier qui, toutes, ont leur convenance précise suivant l'étai moral et physique du cheval.

Les aides doivent évoluer avec les progrès physiques ou moraux di cheval sous peine de les arrêter ou de les détruire Avec une monture er cours de dressage, ou qui résiste, il faut avoir recours à des aides puissantes mais grossières. Lorsque le cheval est « mis », les aides doivent être fines e légères, s'accorder avec la légèreté du cheval. Et l'on comprend le passagr insensible des aides coercitives aux aides indicatives.

Pour réaliser cette transition, le cavalier doit être à l'affût de toute cessiot du cheval et le récompenser aussitôt en cédant à son tour ; il le confirmer: ainsi dans son obéissance et lui donnera le goût de la responsabilité. Le che val sera « libre sur parole », ses mouvements seront naturels et brillants, il e sera plus fier.

Dressage physique et moral vont donc de pair. Leur perfection et leu accord influent sur la conduite du cheval et l'emploi des aides.

. Nous expliquons le mécanisme interne des aides par une action direct ou indirecte sur les incurvations du rachis.

Par action directe, les aides provoquent une incurvation immédiate du achis, conditionnée par l'absence ou la suppression de toute réaction primaire. Cette incurvation initiale déclenche après coup, par réaction secondaire, toute ine synergie musculaire. Cette contraction synergétique peut avoir deux buts : éduire l'incurvation initiale pour tâcher de la supprimer, ou la modifier pour ouvoir la maintenir dans le cadre d'une incurvation finale.

Par action indirecte, le cavalier passe par l'intermédiaire d'un muscle qu'il excite. La contraction de ce muscle (réaction primaire) donne l'incurvation initiale et suscite la synergie fonctionnelle qui supprime l'incurvation nitiale ou l'englobe dans une incurvation finale du rachis.

Il est à remarquer qüe l'action directe exploite la tendance du cheval à se soustraire à la douleur et à la gêne provoquées par le maintien de l'incurvation initiale. Cette action directe est beaucoup plus coercitive que l'action mdirecte : le cheval pouvant toujours opposer sa volonté à la contraction provoquée d'un muscle. Les rênes ont une influence directe très marquée ; elles forcent l'obéissance à la jambe qui agit le plus souvent indirectement et dont l'action directe est toujours faible. Ceci explique la domination imposée par les rênes et leur utilisation en cours de dressage. | 5 En définitive, la fidélité des réponses aux aides est conditionnée par le dressage physique et moral du cheval ; eile n'est jamais absolue ou perpétuelle, le cheval le plus fidèle ne pouvant être qu'un cheval décérébré, sans volonté.

5 Cependant, tout emploi rationnel des aides a une action physiologique bien déterminée. Leur connaissance facilite le dressage et la conduite, Il suffit de préciser l'action physiologique des aides: c'est au cavalier à choisir et à doser leur emploi, à faire preuve de tact équestre. Leur action sera d'autant plus efficace que la synergie musculaire sera plus complète ;: elle augmentera avec le degré d'impulsion qui conditionne l'équilibre synergétique musculaire.

Les aides du cavalier sont :

— Les Mains;

— Les Jambes ;

= Etile- Buste

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