IT. — RESULTATS DU DRESSAGE
Par le tonus équilibré des muscles, les incurvations du rachis réapparais: sent, La locomotion est souple, liante ; le cavalier ne perçoit plus les réaction: de l'appui des membres. La tige vertébrale, flexible et ferme, ondule, le cava lier se sent porté par une vague. Son assiette est plus sûre, il ne décolle plu de la selle. ,
La conduite du cheval est facile et agréable : finies les tractions de rênes, de simples tensions suffisent. Les jambes n'ont pas de peine à portez le cheval en avant ; l'action des éperons plus nuancée laisse entrevoir toute la gamme de leurs effets.
Dans la main, le cavalier ressent la sensation délicieuse d'un ressort qui se bande et se détend sans à-coup et traduit les mouvements moelleux de onaulation cervicale. Avant le dressage, l'encolure était rig'de ; en cours du dressage ses mouvements brusques étendus, de flexion et d'extension, venaient heurter la main du cavalier qui ne pouvait les suivre. : Le jeu du balancier cervical s'est reporté dans la base d'encolure et ses mouvements parviennent, démultipliés et adoucis, jusqu'au bout du nez. À cette simple sensation se mesure tout le chemin parcouru et tous les progrès accomplis. Le cheval laisse passer l'action des aides : il a acquis « la légèreté ». Si l'ambition du cavalier ne s'arrête point au rétablissement de léquilibre naturel de sa monture, il peut aspirer à lui donner un équilibre ‘équestre plus complet qui lui permettra d'atteindre les hauts sommets de la haute école ou de vaincre aisément en concours hippique. | Si le cheval est toujours éxercé à des allures vites qui maintiennent la détente et la souplesse des extenseurs et des fléchisseurs du rachis, il ne reste plus qu à lui donner le rassembler complet, à l'équilibrer sur les hanches ten développant encore ses abdominaux et ses dorsaux.