CHAPITRE V
nu tÉTIEK.
XL E levier est la seconde des machines simples : on entend par-là une verge inflexible , droite ou courbe , que l’on suppose d'abord sans pesanteur , et qui est appuyée par quelque point de sa longueur contre un obstacle fixe , autour duquel elle peut se mouvoir. Les deux forces que l’on met en équilibre par son moyen , sont appliquées en deux points différens de cette même longueur , et peuvent agir dans des directions quelconques.
i. Principe d’ équilibre dans le levier.
Soient donc deux forces P etQ (fig. 53 ) appliquées aux points A et B d’un levier qui a son appui en C ; et cherchons quelles doivent être ici les conditions de l’équilibre.
D’abord les directions des forces doivent être dans Un même plan , et le point d’appui doit aussi se trouver dans ce plan , afin que les deux forces puissent avoir une résultante , et que cette résultante puisse être détruite par la résistance du point d’appui. Il faut done qu’en prolongeant les directions des deux forces , ces
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directions aillent se rencontrer quelque part en un point D. Mais il faut encore que les grandeurs de ces forces soient telles, qu’en construisant comme de coutume le parallélogramme DEC F , dont les côtés DF et DE sont proportionnels aux forces P et Q , la diagonale de ce parallélogramme soie dirigée vers le point fixe C.
Si du point C on abaisse sur les directions des forces les perpendiculaires CG , CK , ces perpendiculaires auront entre elles le même rapport que les droites CE , CF qui représentent les forces. Donc dans le cas d'équilibre , les forces sont entre elles réciproquement connue les perpendiculaires abaissées du point d’appui sur leurs directions.
Ce résultat s’accorde parfaitement avec la théorie des moment. D’après cette théorie il y a équilibre entre deux forces , lorsque leurs mornens par rapport à un point de leur résultante sont égaux. Dans ce cas les efforts qui se font de part et d'autre pour faire tourner le système autour de ce point , sont égaux et opposés ; et par conséquent tout demeure en repos. Or le moment -• de la force P par rapport au point C qui appartient à la résultante , est P multiplié par CK , et celui de la force Q par rapport au même point , est Q multipliant CG. L’équilibre exige donc que ces deux produits soient égaux , ou ce qui est la même chose , que P soit à Q comme CG est à CK.
Les deux conditions qu’on vient d’établir , suffisent lorsque fo lévier est arrêté invariablement au point C ^ et qu'il ne peut prendre qu’un mouvement de rotation autour de ce point. Mais s’il est simplement appliqué contre un obstacle , et qu’il puisse glisser suivant sa longueur , pour que ce dernier mouvement ne puisse pa»
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Utoîr lieu , il faut en outre que la direction de la résultante DC soit perpendiculaire en C à la surface de V obstacle. Par ce moyen cette force sera entièrement détruite , et le système nè pourra prendre aucun mouvement.