‹ Mécanique pratique (volume 2)Chapitre 2 sur 66 · DATES ET CLASSES · texte numérisé non relu

DATES ET CLASSES

EXTÉ- RIEURE-

INTÉR

dans

les

salles.

IEURE

dans le haut

delà chemin.

de l'air dans la cheminée.

en 1 heure.

par enfants.

NOMBRE d'enfants

10 février.

Classes n° 4..

24 février Classe n° 4...

Classe n° 3...

Classe n° 2..

Classe n° 1...

1. Mauvaise odeur très-sensible dan très-sensible. — 3. Mauvaise odeur 1 5. Mauvaise odeur légère.

s la sali îgère. —

e. — 2. Mauvaise • 4. Très-peu d'oc

odeur .eur. —

401. Conséquences de ces expériences. — Il résulte de ces observations que les appareils de ventilation de ces salles d'école ne sont pas suffisants pour y produire un renouvellement d'air capable de les rendre assez salubres. Car si dans la classe n° 2, qui a fourni le résultat le plus favorable et dans laquelle il n'y avait que 76 enfants, l'on a observé qu'avec une ventilation de 5m,c,35 par enfant, il existait très-peu d'odeur, il faut remarquer qu'elle ne contenait que 76 enfants, tandis qu'elle est faite pour en recevoir 120, et que cette ventilation qu'on ne peut activer l'hiver sans forcer le chauffage, ne correspondait pour 120 enfants qu'à 3m,e,49 par enfant, ce qui a été trouvé insuffisant dans les salles 1 et 3.

L'existence d'une seule cheminée d'appel et d'évacuation, et surtout l'emplacement choisi pour le bureau de la directrice, rend le séjour à ce bureau intolérable dans la classe n° 4 ; ce qui fournit un exemple frappant de l'inconvénient qu'offre l'usage d'un nombre trop restreint d'orifices d'évacuation de l'air vicié et I'affluence de cet air en des points occupés par des individus.

D'une autre part, les moyens de chauffage des salles par les poêles employés, étant plus que suffisants, puisque dans la salle n° 4 l'on y a observé les températures trop élevées de 20°, 5 et de 23°, il est clair qu'au lieu de faire passer le tuyau de fumée dans toute l'étendue de la salle, l'on pourrait appliquer une plus grande partie de la chaleur développée par ce poêle, au profit de la ventilation, à laquelle on donnerait ainsi plus d'activité.

En faisant passer ce tuyau beaucoup plutôt dans la cheminée principale d'évacuation, et en l'y faisant entrer plus près du sol, il y répandrait plus de chaleur, on pourrait donner alors à cette cheminée une plus grande section et la mettre en communication avec plusieurs conduits d'évacuation, répartis dans la salle en divers points, afin d'aspirer l'air vicié aussi près que possible des enfants.

Je reviendrai sur les dispositions à adopter pour les écoles lorsque je traiterai de cette partie de la question.

Des chambres de caserne.

402. Essais de ventilation des chambres de caserne faits par le service du Génie militaire. — En même temps qu'il poursuivait les études intéressantes dont il a été parlé au chap. vi, sur le chauffage et la ventilation des hôpitaux, le service du Génie militaire s'occupait d'études préparatoires sur les moyens d'aérer et de ventiler les chambres de casernes, et le 25 juillet 1860, M. le chef du Génie de la place de Paris soumettait au ministre de la guerre un projet de dispositions propres à permettre la comparaison de divers dispositifs applicables à la ventilation des chambres de troupe.

La nouvelle caserne Bonaparte avait paru plus convenable qu'aucune autre aux essais projetés, parce qu'elle renferme aux divers étages du bâtiment i, du côté delà rue de Poitiers, des chambres de même capacité disposées de la même manière et se prêtant ainsi parfaitement à des opérations comparatives.

Ce sont les chambres suivantes, qui sont superposées les unes aux autres dans l'ordre indiqué ci-dessous.

i°r groupe.

2e groupe.

3 e groupe.

4S grou

1er étage,

nos. .

2e étage,

ncs. .

3e étage,

nos..

Chacune des chambres de ces groupes reçoit le jour du côté de l'Est, par deux fenêtres, donnant sur la cour du quartier Bonaparte et n'a qu'une porte ouvrant en face du trumeau des fenêtres, sur un corridor très-aéré, qui règne le long de la rue de Poitiers. Elles ont au premier étage 3m,08 de hauteur, au deuxième 2m,68 et au troisième 2m,60, et environ 6 mètres sur 6m,80 dans le sens horizontal ou 40m,g,8 de superficie. Il y a 12 lits au premier et au deuxième étage, et 1 1 lits au troisième étage par chambre.

Ces dimensions correspondent comme on le voit, à 3m,*i,40 environ de superficie horizontale par homme et à un volume

de 10^-C,47 au premier étage, de 9m-c,94 au deuxième étage et de 9mc,64 au troisième étage, par homme et par lit, tandis que la Commission anglaise, dont j'ai analysé le travail dans l'Introduction, fixe le minimum de la capacité à 16m-c,80 par homme et celui de la hauteur d'étage à 3 mètres.

Ces quatre groupes de chambres étaient d'ailleurs dans des conditions à très-peu près identiques.

Les expériences ont été successivement exécutées par MM. les capitaines du Génie Mengin et Rapatel, et ce dernier en a rendu compte dans un rapport en date du 20 avril 1861. M. le lieutenant-colonel Doutretaine, chef du Génie, a résumé ces recherches en même temps que les études faites à l'hôpital militaire du Gros-Caillou, dans un rapport d'ensemble qu'il a bien voulu me communiquer, et c'est des travaux de ces deux derniers officiers que je vais extraire les résultats et la plupart des conséquences qui suivront.

L'on a affecté aux expériences les quatre groupes de locaux à très-peu près identiques que j'ai indiqués plus haut et auxquels l'on a appliqué les dispositifs suivants que l'on voulait comparer.

Je reproduirai et je discuterai séparément d'abord les résultats obtenus sur chacun de ces groupes, sauf à les réunir dans un résumé pour les mieux comparer.

405. Ventilation de chambres de caserne au moyen de cheminées pour F évacuation de l'air vicié, sans orifices spéciaux pour r introduction de Vair neuf. — Ce système a été appliqué aux chambres nos 33, 52 et 71, du premier, du deuxième et du troisième étage, immédiatement placées les unes au-dessus des autres.

Le chauffage y était produit par des poêles ordinaires de caserne. La gaîne de ventilation de chaque chambre recevait le tuyau de fumée de la pièce correspondante à l'étage supérieur ; la chaleur dégagée par ce tuyau devant servir à activer la ventilation de la chambre inférieure.

L'évacuation de l'air avait lieu par une ouverture de 0m,25

sur 0m,25 ou 0m-%0625 de section placée immédiatement audessous du plafond.

Il résultait de cette disposition que l'étage supérieur n'était ventilé que par appel naturel, sans le secours d'une chaleur additionnelle. Les tuyaux de fumée ne montaient d'ailleurs qu'un peu au-dessus des orifices d'évacuation ouverts près du plafond.

Dans ce groupe aucun orifice spécial n'avait été disposé pour l'introduction de l'air neuf, qui ne pouvait pénétrer que par les joints des portes et des fenêtres, ce qui a développé des courants d'air froid très-désagréables pour les hommes.

Quoique les expériences, aient été faites au mois de mars 1861, et que la température extérieure fût de -f- 10°, l'on a dû distribuer aux hommes occupant les chambres de ce groupe un supplément de chauffage montant à 10 ou 12 kil. de coke par jour. C'est grâce à un supplément que la température intérieure a pu s'élever en moyenne à 8° ou 9° au-dessus de l'air extérieur.

Pour ce groupe, comme pour les autres, les expériences ont été faites en mars et en août 1861 et répétées chaque jour à des heures différentes. Je crois nécessaire d'en reproduire tous les résultats , parce qu'on peut y trouver des données utiles pour d'autres cas de la pratique.

Dans les deux tableaux suivants, j'ai réuni successivement les résultats des expériences de M. le capitaine Rapatel, faites en mars 1861 et en août de la même année.

Pour les premières, les poêles étaient allumés et la ventilation des chambres 33 et 52 était activée par la chaleur de la fumée des poêles de la salle immédiatement supérieure ; mais dans la chambre 70, située au troisième étage, la ventilation n'était due qu'à l'excès de la température intérieure sur la température extérieure. C'est pourquoi j'ai séparé les résultats des observations relatives à cette chambre de ceux qui se rapportent aux deux autres dans les expériences de printemps.

Mais pour les observations d'été, aucune chambre n'étant

chauffée, la ventilation était naturelle pour les trois pièces superposées ; c'est-à-dire due à la seule différence alors trèsfaible des températures.

Les chambres du premier et du second étage, contenant 12 lits et celles du troisième 11 et les sections des conduits d'évacuation ayant 0m,i,063 de superficie, pour déduire des vitesses observées dans ces conduits, le volume d'air évacué par heure et par lit il faut multiplier ces vitesses pour le premier et le deuxième étage par

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