‹ Mécanique pratique (volume 2)Chapitre 23 sur 66 · CU · texte numérisé non relu

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L'on voit par ces résultats, qui d'ailleurs sont obtenus par un simple chauffeur intelligent et attentif, combien les dispositions adoptées permettent d'obtenir de régularité dans les températures intérieures.

L'on peut voir aussi par ce tableau que, pendant ces quinze jours de cours, la température extérieure a varié de 6 à 8°, le nombre des auditeurs de 35 à 365, ou de 1 à 1 0 dans le même local, et que cependant les températures intérieures ont pu être maintenues avec une régularité telle que la température moyenne générale ayant été de 19°, 84, le plus grand écart de la température intérieure, par rapport à cette moyenne, n'a été en moins que de 1°,84, et ne s'est produit que le 22 décembre et le 9 janvier, ou trois fois sur 28 séances, et que le plus grand écart en plus n'a été que de 1°,25, et ne s'est produit que le 23 décembre, ou une seule fois sur 28 séances.

Ces observations, continuées pendant toute la durée des cours du semestre 1862-63, ont fourni des résultats aussi réguliers, dont il me semble inutile de multiplier la citation.

Un seul jour, le 10 avril, par une température extérieure de 16 degrés, le soir, le chauffeur ayant mal à propos pendant le jour, chauffé le calorifère pour la bibliothèque, ce qui était inutile, il est arrivé que le soir, dans cet amphithéâtre, qui était complètement plein et contenait 370 à 380 personnes, s'est élevée à 23 ou 24 degrés.

Il y a même cela de remarquable, que dès qu'on s'aperçoit qu'un surcroît accidentel d'auditeurs, ou toute autre cause, tend à élever la température au delà de 20 à 21°, un simple changement d'ouverture dans l'ouverture des registres suffit habituellement pour produire en 15 minutes un abaissement de température d'un degré , et revenir à la température normale fixée à 19 ou 20-

475. Volumes d'air vicié évacués par heure et par auditeur. — Les expériences exécutées le 10 janvier 1863, alors que la température extérieure était de 6° et la température inté-

rieure de 20° au petit amphithéâtre et de 19 à 20° au grand, ont montré qu'en maintenant au bas de la cheminée d'évacuation une température de 33° ou supérieure de 27° à la température extérieure, on pouvait faire évacuer par cette cheminée 26 043 mètres cubes d'air par heure, en tenant les portes des galeries partiellement ouvertes.

Sur ce volume total il venait du grand amphithéâtre 13 535 mètres cubes

Du petit amphithéâtre 12 508 id.

26043 mètres cubes

La vitesse moyenne de l'air vicié appelé des amphithéâtres était, dans la galerie venant du grand, égale à lm,35, dans celle du petit lm,34 en 1" et elles pourraient être très-facilement augmentées en donnant plus d'activité au foyer d'appel ou en ouvrant davantage les portes d'entrée de ces galeries.

L'évacuation de 12 508 mètres cubes d'air par heure du petit amphithéâtre alors qu'il y avait dans son enceinte, au premier cours, 123 auditeurs et au deuxième 141, soit en moyenne 132 auditeurs, correspond à une évacuation et à une introduction d'air nouveau de 94m,c,76 par heure et par auditeur. Il y a lieu de remarquer que cette ventilation excessive, maïs assez uniformément répartie pour l'arrivée et pour la sortie n'était pas gêuante pour les auditeurs. Ce qui montre jusqu'à quels volumes considérables on peut porter une ventilation bien réglée.

L'intérieur de l'amphithéâtre ne laissait percevoir aucune trace d'odeur sensible et même le courant d'air vicié extrait qui parcourt la galerie d'évacuation n'a produit aucune sensation perceptible.

Mais il n'en était pas de même, le même jour, de l'air extrait du grand amphithéâtre, dont le volume trouvé égal à 13 535 mètres cubes alors qu'il y avait, au premier cours, 460 auditeurs et au deuxième 629, soit en moyenne 550 au-

diteurs, correspondait à une ventilation de 24m-c,43 par heure et par auditeur. Quoique dans l'intérieur de l'amphithéâtre l'air parut sain et inodore, il n'en était pas de même de celui qui en était extrait et qui affluait vers la cheminée par le conduit d'évacuation. Il résulte de cette dernière observation que le volume de 25 mètres cubes par heure et par auditeur, paraît être une limite inférieure au-dessous de laquelle ne doit pas descendre la ventilation d'un amphithéâtre ou d'un local analogue destiné à contenir un public nombreux, compact et au repos.

L'on remarquera d'ailleurs que pour le petit amphithéâtre dont nous regardons l'installation comme à très-peu près complète, le volume de 12 508 mètres cubes d'air évacué le 10 janvier, correspond, même pour les séances les plus nombreuses où il y a eu jusqu'à 365 auditeurs , à 34m-c,28 par heure et par auditeur, et que ce volume pourrait être facilement augmenté par la seule ouverture de la porte d'appel et par l'accroissement d'activité du feu.

Je ferai connaître plus tard, lorsque les dispositions que je me propose de prendre pour le grand amphithéâtre auront pu y être complétées, les résultats définitifs qui auront été obtenus. Pour le moment je me bornerai à dire que nous sommes également parvenus à y maintenir une température à très-peu près constante, malgré les variations des températures extérieures et celles du nombre des auditeurs. J'en fournis ici pour preuve le relevé suivant des températures de 15 jours consécutifs, complètement conforme d'ailleurs à l'ensemble des résultats obtenus depuis le 4 novembre 1862 jusqu'à la fin d'avril 1863.

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