‹ Mécanique pratique (volume 2)Chapitre 27 sur 66 · INDICATION · texte numérisé non relu

INDICATION

dos courbes correspondantes.

Courbe n° 1

Courbes n°" 2 et 3.

Courbe n° 3

Courbe n° 1

à l'arrivée

do l'air chaud

o oc co oo <• o xa ia

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dans la salle.

Ss co co co .

VOLUME

par heure

VITESSE

de sortie de l'air.

TOURS

do

l'anémo-

mètro

par

seconde.

on

20 déc. 1860....

21 déc. 1860....

22 déc. 1860....

En même temps qu'on opérait les tracés ci-dessus, on observait la température de l'air affluent à son entrée dans la loge, ainsi que la vitesse moyenne d'arrivée de cet air, la température de l'air de la loge dans la partie inférieure de la nappe d'air chaud, et enfin la température de la salle.

507. Conséquences. — L'examen des courbes montre que, même en n'introduisant dans la loge qu'un volume d'air de 189 mètres cubes par heure, et la température de cet air n'étant que de 46°, les spectateurs assis sur les deux premiers rangs auraient la tête plongée dans un courant d'air à 22°, ce qui ne serait pas tolérable.

Si l'air affluent arrivait par circonstance à la température de 58°, même au volume de 151 mètres cubes en une heure au lieu de 180 mètres cubes, la nappe d'air chaud s'abaisserait au-dessous de la tête des trois rangs de spectateurs du côté droit, et cet air aurait la température de 25 à 30°, alors que celle de la salle serait de 18°.

L'ensemble de l'intérieur de la loge en arrière du premier rang était dans tous les cas à une température de 22 à 25°, que l'on ne saurait supporter dans un air sec arrivant à une température plus élevée.

A l'inverse, aux places du devant de la loge, l'on sentait l'impression d'une rentrée d'air très-active déterminée par le remous que formait la nappe sortante, de telle façon qu'en s'asseyant en travers, l'on éprouvait du côté extérieur l'impression de l'air frais et du côté intérieur celle de l'air chaud.

D'après les considérations exposées précédemment sur la température à laquelle il suffira, l'hiver, de faire arriver l'air dans la salle, il est évident que les expériences précédentes ont été faites dans des conditions exagérées qui ne devraient jamais se réaliser dans la pratique. Mais, outre que nous n'avons pas été maîtres d'abaisser autant que nous l'aurions voulu la température de l'air affluent, il n'est sans doute pas à regretter que l'exagération de la température ait rendu les résultats plus saillants.

D'après cet ensemble d'observations, on voit qu'il n'est pas convenable de produire le renouvellement de l'air dans une salle de spectacle eu faisant affluer l'air chaud par le fond des loges, la moindre surélévation de température 'les exposant à être transformées en étuves. Il était plus que probable que, dans la saison d'été, des effets inverses, mais non moins désagréables, se produiraient par l'introduction de l'air froid aux mêmes endroits; mais nous n'en avons pas moins regardé comme utile de faire à ce sujet quelques expériences directes, afin de ne laisser aucun doute dans l'esprit des personnes que ce mode de ventilation aurait pu séduire.

508. Expériences sur V introduction de l'air froid par le fond des loges. — Dans les expériences précédentes sur l'introduction de l'air chaud par le fond du modèle de loge, deux causes tendaient à maintenir l'air dans la partie supérieure de la loge : la force vive qu'il possédait dans le sens vertical à son entrée par le plancher, et sa température plus élevée que celle de l'intérieur. Ces deux causes réunies n'avaient pas empêché que, par l'effet du gonflement de la veine fluide ainsi introduite, et par celui des remous produits par les changements de direction que cette veine éprouvait, la nappe d'air, en se mêlant partiellement à celui de l'intérieur, n'ait formé un courant d'une grande épaisseur, qui s'abaissait parfois jusqu'à 1 mètre du sol. Il devait donc paraître évident, a priori, qu'une introduction d'air froid à la même température que l'air de la loge et de l'espace extérieur, produirait des effets encore plus marqués, et que la nappe fluide affluente, en se répandant dans cette loge, devrait s'abaisser encore davantage, puisqu'il n'existerait plus alors, comme dans le cas précédent, entre elle et l'air ambiant une différence de densité provenant de celle des températures.

Un membre de la Commission ayant néanmoins désiré que quelques expériences spéciales fussent faites à ce sujet, elles ont été exécutées le 29 décembre 1860, en ayant soin de réduire pour quelques cas le volume d'air introduit notable-

ment au-dessous du chiffre de 180 mètres cubes par heure fixé pour la ventilation de chaque loge, et de proportionner Forifice de manière que la vitesse d'introduction fût réduite à 0m,50 et même à 0m,40 par seconde.

Les résultats de ces expériences sont contenus dans le tableau suivant, et l'on a eu soin de déterminer, à l'aide de la flamme d'une bougie, les limites inférieures du courant d'air formé par la nappe sur les faces droite et gauche de la loge, de même qu'on l'avait fait pour le cas o l'on introduisait de l'air chaud.

Tig. M.

Le tracé des courbes ainsi obtenues est représenté, dans la figure ci-dessus, à l'échelle de 0m,015 pour mètre.

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