EXPÉRIENCE DU 10 DÉCEMBRE
Sur l'introduction de l'air chaud par un double fond de loge.
TOURS
de l'anémomètre par seconde.
VITESSE
de l'air sortant par seconde.
VOLUME
d'air écoulé par seconde.
VOLUME
d'air écoulé en 1 heure.
En présentant successivement l'anémomètre, qui est sen-
sible à des vitesses de Qm,14 environ, soit au-dessus, soit au-dessous de la buse, à différentes distances, on a pu reconnaître à peu près comment se faisait l'épanouissement de la veine fluide.
A la hauteur du côté inférieur de l'orifice, à un centimètre en contre-bas et à toute distance, l'anémomètre reste insensible ; à 0m,25 au-dessus et à 0m,50 de distance horizontale du côté supérieur, le courant d'air chaud cesse d'être sensible à l'anémomètre, et à partir de ce point il s'élève de plus en plus, en s' éloignant de la buse.
On remarquera que la température très-élevée de 61 degrés, que possédait l'air affluent, dans l'expérience que l'on vient de citer, n'a pas eu sur la direction de la veine fluide à sa sortie une influence assez grande pour l'empêcher de s'éloigner de plus en plus des spectateurs qui auraient été placés en dessus.
SU. Expériences sur l'introduction de V air froid par un double fond de loge. — Après cette expérience faite avec de l'air chaud, on a transporté le même appareil dans la galerie d'expériences du Conservatoire, et, à l'aide d'un ventilateur, on a refoulé dans le bas du tuyau de l'air froid, qui débouchait par l'orifice de la buse.
Trois expériences ont été exécutées en faisant varier les vitesses, et dans la troisième on a rétréci l'orifice, afin d'obtenir une vitesse qui dépassât de beaucoup celle qui serait nécessaire pour assurer, par un dispositif de ce genre, une très-abondante introduction d'air.
Dans la première expérience, où la vitesse moyenne d'affluence de l'air n'était que de 0m,45 par seconde, on a constaté que la veine fluide ne s'abaissait pas au-dessous du côté inférieur de l'orifice, et qu'à la distance horizontale de 0m,900, sa surface supérieure ne s'élevait guère de plus de 0m,170 au-dessus de l'orifice.
Dans la seconde expérience, où la vitesse moyenne d'arrivée de l'air était de 0m,77, on a observé de même que la
veine fluide ne s'abaissait pas au-dessous du côté inférieur de l'orifice, et qu'à- un mètre de distance horizontale, la surface supérieure de la même veine ne s'était pas élevée à plus de 0m,200 au-dessus du côté supérieur de l'orifice.
Enfin, la troisième expérience, dans laquelle la vitesse moyenne d'affluence de l'air s'est élevée à lm,89 par seconde, et pour laquelle on a déterminé approximativement les limites supérieures et inférieures de la veine fluide à l'aide de l'anémomètre sensible à des vitesses de 0m;14, a fourni des résultats représentés dans la figure ci-après :
3e Expérience. — Refoulement d'air froid à 10 degrés.
Fig. 55.
MiJu
Vitesse lm,89 en 1".
On voit, par cette figure, qu'à la distance horizontale de 1 mètre en avant de l'orifice, cette veine fluide énergique, qui débitait 713 mètres cubes par heure, ne s'abaissait pas à plus de 0m,l20 au-dessous de l'orifice, et ne s'élevait pas à plus de 0m,590 au-dessus.
Il en résulte donc que, dans aucune de ces expériences, la nappe fluide n'aurait pu gêner des spectateurs placés audessous et au-dessus.
SI 2. Expérience sur V aspiration de Vair par le double fond i même appareil. — L'idée d'aspirer l'air par le double fond
que l'on pourrait ménager aux loges, ainsi que celle de produire cette aspiration par des orifices placés dans l'intérieur des loges, ayant été émises dans le sein de la Commission, il a paru utile de profiter du dispositif précédent pour reconnaître jusqu'à quelle distance les effets de cette aspiration produiraient des effets sensibles et susceptibles de gêner les spectateurs.
A cet effet, en changeant le sens de la rotation du ventilateur à hélices dont on se servait, on a produit l'aspiration, en lui donnant une énergie supérieure à tous les besoins présumés, afin d'exagérer les effets qu'elle pouvait occasionner. La vitesse moyenne d'aspiration s'est élevée à 2m,30 en 1", et le volume à environ 867 mètres cubes en une heure, sauf déduction des effets de la contraction. En promenant devant l'orifice l'anémomètre, sensible à des vitesses de 0m,14, on a pu reconnaître dans quelle étendue l'action de l'appel produisait des courants d'air ayant cette vitesse.
4e Expérience. — Aspiration. Air froid à 10°.
Vitesse moyenne, 2m,30.
Échelle au — .
La figure ci-dessus montre qu'en dessus de l'orifice, la zone d'appel est très-limitée; que, directement en face, elle ne s'étend qu'à Om,15; qu'immédiatement au-dessous, elle ne descend pas plus de 0m,08 de l'axe de l'orifice, et qu'enfin le long de la paroi inférieure, elle est limitée à 0m,20.
Si l'observation avait été faite avec la flamme d'une bougie, on aurait reconnu, sans doute, une étendue plus grande à cette zone d'appel; mais il n'en reste pas moins clairement établi, par cette première observation, que l'appel de l'air par un semblable double fond ne saurait en rien produire des courants gênants pour les spectateurs placés au-dessus ou au-dessous.
515. Expériences faites, avec un modèle de loge, sur les effets de V introduction de l'air froid par un double fond de loge débouchant dans la salle. — Le modèle de loge, dont il a été parlé précédemment, et qui avait été transporté dans la galerie d'expériences du Conservatoire, a aussi servi à constater de nouveau les effets de l'introduction de l'air froid par le double fond ménagéau plafond des loges. A cet effet, on s'est encore servi du ventilateur pour refouler de l'air dans le double fond, à partir du derrière de la loge, et l'on a déterminé aussi approximativement que possible, à l'aide de la flamme d'une bougie, la forme qu'affectait la nappe fluide, après son débouché dans la salle, en opérant exprès sur des volumes et à des vitesses supérieures à ce qui serait nécessaire dans la plupart des cas.
Les résultats de ces expériences sont consignés dans le tableau suivant, et représentés dans les deux figures ciaprès :