TIONS
TURES
extérieures
de
température
pendant
les
représenta-
à 7 heures.
k 9 heures.
à U heures.
moyennes.
tions.
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
L'on reconnaît par ces observations que la température va sans cesse en augmentant sur la scène à mesure que la représentation se prolonge. L'été elle dépasse 24° et doit devenir gênaute pour les artistes. 11 importe donc de la modérer par des introductions d'air nouveau convenablement disposées. L'on voit aussi que, si les moyens de chauffage sont assez puissants pour maintenir à l'intérieur de la scène une température supérieure de 14 à 18° au-dessus de celle de l'air extérieur pendant l'hiver, les moyens de ventilation sont tout à fait insuffisants pour empêcher la température intérieure de s'élever beaucoup au-dessus de celle de l'extérieur pendant l'été.
d92. Observations faites en 1863. — Théâtre de f Opéra. — Pour compléter les observations précédentes et constater, comme point de départ des améliorations à introduire dans la construction du nouvel Opéra, l'état de choses actuel, j'ai tait entreprendre des observations suivies dans les différentes parties du théâtre.
A cet effet, des thermomètres ont été placés en différents points de la salle et de la scène, et l'on a noté leur marche
comparative pendant plusieurs représentations et l'on y a constaté des résultats qui peuvent se résumer ainsi qu'il suit :
Salle. — Pendant les mois de février et de mars, à des jours où la température extérieure du soir n'a varié que de -f- 4°,5 à 8°, et a été en moyenne de -J- 5°,7, la température intérieure s'est élevée à très-peu près régulièrement, depuis le commencement jusqu'à la fin des représentations, à l'orchestre, de 5°. La température normale pendant le spectacle devant être et étant d'environ 22 à 23°, celle du commencement était à l'ouverture de 16 à 17° à l'orchestre.
La température aux places d'amphithéâtre et aux loges supérieures a été trouvée, à partir de 9 heures et de 10 heures, presque constamment égale à 28 ou 29°. Le 21 mars, elle a été de 31% et le 8 avril de 30°, 5, malgré l'ouverture récemment faite au plafond de douze rosaces débouchant dans les combles. L'excès de la température de l'amphithéâtre sur celle de l'orchestre a été en moyenne de 6 à 7°.
Il faut remarquer que cette ouverture des rosaces d'évacuation d'air par le plafond, si elle favorise l'extraction de l'air vicié, n'en a pas moins l'inconvénient d'occasionner l'élévation relative de la température dans les parties supérieures de la salle, et provoque par les couloirs, par les portes et les autres passages, des rentrées d'air encore plus énergiques et plus incommodes que celles qui se produisaient déjà.
Scène. — Des observations analogues faites sur la scène et sur ses dépendances ont conduit aux résultats moyens suivants :
La température de la scène varie rarement de plus de 3 à 4° pendant les représentations, et sa valeur moyenne est et paraît devoir être de 20°. Lorsqu'elle s'abaisse à 17 ou 18°, quelques artistes se plaignent du froid. Ce résultat est conforme à ceux qui m'ont été communiqués par M. Martin et qui sont rapportés au n° 601. Dans le foyer de la danse, qui est chauffé par une cheminée, la température varie parfois de 17 ou 18° à 24 et même à 27\
Dans le foyer du chant, chauffé de même par une cheminée, la température, qui est ordinairement de 18 à 19% s'élève parfois vers onze heures à 23°.
595. Volume d'air vicié évacué. — L'évacuation de l'air vicié se fait à l'Opéra par une sorte de cheminée en planches, à la base de laquelle on glisse, pour la masquer, un panneau horizontal en deux parties, découpé à jour, qui laisse des passages libres, dont la somme a une surface de 4m<t,3575.
Des observations anémométriques ont été faites, le 25 février et le 12 mars 1863, pour déterminer les vitesses d'écoulement et les volumes d'air évacués à différentes heures de la soirée. Les résultats de ces observations sont consignés dans le tableau suivant :