TEMPERATURES OBSERVÉES DANS LA CHEMINÉE GÉNÉRALE D EVACUATION
Expériences faites au Théâtre-Lyrique pendant le mois de mai.
DATES
Moyennes générales des tempe- I pendant les actes 39,4
ratures dans la cheminée I pendant les entr'actes 61,4
L'on voit par ces observations quelles différences énormes les variations de consommation du gaz introduisent dans les températures qui s'établissent dans la cheminée générale d'évacuation.
Aussi le tableau dans lequel sont consignés les résultats des observations sur les volumes d'air évacués, nous montret-il que le rapport des vitesses observées aux divers étages à la sortie des conduits pendant les entr'actes aux vitesses observées aux. mêmes points pendant les actes a eu successivement les valeurs de :
1,25 — 1,47 — 1,39— 1,35 — 1,31, ou en moyenne 1,35.
Ces résultats concourent à démontrer la nécessité de régulariser la consommation, en la renfermant dans des limites convenables, comme je l'ai indiqué au n° 557, c'est-à-dire en établissant à la base de la cheminée générale d'évacuation un
nombre de becs suffisants pour brûler pendant les actes le volume qui n'est pas nécessaire aux effets de la scène, de sorte que la consommation, totale soit à peu près constamment la même. De simples robinets à deux voies suffiraient pour assurer cette répartition alternative.
Il est d'autant plus important d'introduire cette modification dans les théâtres, ainsi éclairés, que, par suite de la disposition existante, c'est précisément pendant les actes, alors que le public est présent et que toutes les portes sont fermées, que la ventilation a le moins d'activité, tandis que ce serait le résultat inverse qu'il faudrait obtenir.
Observations des températures aux divers étages de places. — En même temps que l'on déterminait, avec l'anémomètre, la vitesse d'écoulement de l'air vicié évacué, l'on observait la température de cet air, à sa sortie des conduits ; des observateurs placés à l'orchestre et à d'autres élages faisaient des observations analogues.
Il convient de faire remarquer que, pour ces dernières observations, quand le thermomètre ne peut être éloigné à une certaine distance des personnes, ainsi que cela arrive à l'orchestre, lorsqu'il y a beaucoup de spectateurs et que cela a eu lieu dans les premières observations faites aux amphithéâtres des galeries, la chaleur émanée du corps humain élève notablement les indications, et que les températures ainsi déterminées sont toujours un peu supérieures aux températures réelles. Pour éviter ces inconvénients, il faudrait se servir de thermomètres dont le récipient fût entouré à distance par une enveloppe en argent poli ou placer, quand on le peut, le thermomètre à une distance notable des observateurs. Malheureusement, nous n'avions pas, lors de nos expériences, de thermomètre à enveloppe d'argent, et nous n'avons pu recourir au second moyen que pour les loges et les autres étages supérieurs. On devra donc regarder les températures observées à l'orchestre comme supérieures aux
températures réelles. C'est ce que confirme une observation directe faite au théâtre de la Gaîté.
Sauf cette remarque, la régularité des résultats obtenus suffit pour montrer que l'on a opéré avec le soin nécessaire.
Ils sont résumés pour les premier, deuxième, troisième et quatrième étages, dans le tableau suivant, où l'on a indiqué le nombre des observations faites pour chaque étage de places.
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