Cheminée d'évacuation de
l'air vicié sans orifices spéciaux pour l'introduction de l'air neuf.
2. Cheminée d'évacuation de l'air vicié et canaux d'introduc-
3. Cheminée d'évacuation de l'air vicié et canaux d'introduction de l'air neuf
4. Cheminée d'évacuation de l'air vicié activée par un courant d'air chaud , (système René) , et introduit d'air chaud l'hiver —
L'on voit d'après ce résumé que pendant le printemps le volume d'air évacué a été, en moyenne, de 35m-c,377, et pendant l'été 18m-c,487 par heure et par lit.
Ces volumes ont été d'ailleurs peu différents dans les trois premiers groupes, et comme les vitesses d'écoulement dépendaient principalement de l'excès des températures intérieures sur les températures extérieures, bien plus que de l'action assez faible de la fumée des poêles, il est évident que l'on aurait obtenu des évacuations bien plus considérables, si l'on avait employé des cheminées d'évacuation de plus grandes sections.
Il en eût été de même des volumes d'air introduits, et ces volumes, comme les précédents, étant proportionnels aux aires des orifices, il résulte de ces expériences que, pour rendre ces derniers volumes égaux à ceux d'air évacués, il aurait fallu que les orifices d'introduction eussent une section à peu près triple de celles des orifices d'appel. Cette pro-
portion devrait même être dépassée pour diminuer la vitesse d'arrivée.
412. Observations recueillies pendant les expériences. — Le rapport de M. le chef du Génie de la place de Paris sur les résultats de ces essais signale les plaintes continuelles auxquelles l'introduction de l'air extérieur, par les orifices ouverts au niveau du sol a donné lieu ; ce qui confirme ce que nous avons dit au Chap. I des inconvénients des orifices ainsi disposés.
Le peu d'énergie des appels dans ces expériences a fourni, dans certains cas, l'exemple du renversement des courants, et il est signalé au rapport que dans l'une des chambres du deuxième groupe, lors des expériences de printemps, le courant d'air s'est plusieurs fois produit de dehors en dedans par la cheminée d'évacuation, et qu'un sous-officier occupant le lit placé immédiatement au-dessous de l'orifice d'évacuation aurait eu les yeux affectés, par suite de ces rentrées d'air froid pendant la nuit. Cet effet bien connu peut être considérablement atténué par certaines dispositions du genre de celles qui ont été introduites en Angleterre dans les casernes. Mais le renversement des courants est l'inconvénient de toutes les ventilations naturelles, surtout quand la différence des températures intérieure et extérieure est faible. Quant aux courants d'air froid qui s'introduisent par les portes et les fenêtres, ils étaient la conséquence de l'exiguïté des orifices normaux d'introduction et seraient considérablement atténués en donnant à ceux-ci les proportions que nous avons indiquées plus haut.
Si les résultats des expériences faites avec soin par le service du Génie militaire, à la caserne Bonaparte, ne sont pas satisfaisants, quant aux avantages obtenus, ils n'en sont pas moins instructifs, en ce qu'ils donnent une mesure de ce que l'on peut produire par des moyens simples et d'une application facile. Les inconvénients signalés sont très-réels, mais il n'est pas impossible ni difficile d'y remédier en très-grande
partie par des dispositions analogues à celles que nous avons indiquées au Ghap. I et dont quelques-unes ont été mises en usage avec succès par la Commission anglaise chargée de l'amélioration de l'état sanitaire des casernes dont j'ai analysé dans l'Introduction le travail remarquable.