‹ Mécanique pratique (volume 2)Chapitre 9 sur 66 · DU VOLUME D'AIR NÉCESSAIRE A L'ASSAINIS- SEMENT DES LIEUX HARITÉS · texte numérisé non relu

DU VOLUME D'AIR NÉCESSAIRE A L'ASSAINIS- SEMENT DES LIEUX HARITÉS

415. Du volume d'air nécessaire à la ventilation. — A mesure que l'attention s'est portée davantage sur les questions relatives à la ventilation, les opinions se sont modifiées quant au volume d'air qu'il convient d'allouer par individu et par heure, mais, avant de rappeler les chiffres auxquels l'on est successivement arrivé, il convient de distinguer les diverses circonstances spéciales aux cas principaux, où il est nécessaire de recourir à ce moyen d'assainissement.

Il importe, en effet, de considérer à part les lieux qui sont hahités d'une manière permanente de ceux dont l'occupation n'est que temporaire, soit pendant la journée entière, soit pendant quelques heures seulement.

Dans la première catégorie sont les hôpitaux, les prisons, où le chauffage l'hiver et la ventilation en toute saison doivent avoir lieu avec continuité.

Dans la seconde se trouvent d'abord les écoles, les bureaux, les ateliers de fabrique, etc., qui sont occupés pendant une grande partie de la journée; et ensuite les lieux de réunions temporaires, tels que les salles de conseils, d'assemblées, les amphithéâtres, les salles de spectacles, etc., où le chauffage et la ventilation ne doivent avoir lieu que pendant certaines heures.

L'on conçoit de suite que, pour les premiers locaux, où les causes d'insalubrité sont continues et permanentes, et peuvent même, en certaines circonstances, acquérir une influence et une gravité accidentelles, il faut établir la ventilation dans des conditions d'énergie et de stabilité bien plus grandes que pour les seconds.

Dans ceux-ci, en effet, où le séjour plus ou moins prolongé est mêlé de sorties, d'interruptions, il n'est pas aussi néces-

saire d'obtenir une ventilation parfaite ; et de plus l'aération des locaux pendant qu'ils ne sont pas occupés est un moyen puissant d'en faire disparaître les miasmes résultant de leur occupation temporaire.

Page 1