OUEST
Tuyau de fumée
11 suit de ce relevé que le volume total d'air vicié évacué par les cheminées Ouest, qui recevaient la chaleur émise par
les tuyaux de fumée, ayant été dans ces six séries d'expériences de 294™-'=,35 par minute, celui qui a élé évacué avec l'emploi de l'air chaud n'a été que de 162 mètres cubes.
294 35 Le rapport de ces deux nombres - ■' = 1,81 montre l'avantage considérable qu'il y aurait à n'envover que de la chaleur dans les cheminées d'appel, sans employer pour véhicule de cette chaleur un volume d'air chaud, auquel elle doit imprimer le mouvement et qui absorbe par conséquent une portion considérable du travail mécanique qu'elle développe. Ces résultats sont tout à fait conformes aux principes que j'ai cherché à mettre en évidence aux n°' 223 et suivants du chapitre IV.
59o. Comparaison des résultats observés le 31 juillet 1862 avec et sans chauffage. — Il a été fait ce jour, à 6 heures du matin, des expériences comparatives sur les volumes d'air évacués dans les salles correspondantes aux calorifères 6 et 7 qui ont été chaufTés et dans celles qui correspondent aux calorifères 2, 3, 4 qui ne l'étaient pas.
Dans les expériences avec chauffage les volumes d'air extraits du premier et du deuxième étage à l'aide des deux calorifères 6 et 7 ont été en somme de 75'"-%95 en 1' ou de 37™<=,97 en 1' par calorifère,
La température extérieure était de 9", celle de l'intérieur des salles de 21°. Différence 12°.
Dans les expériences sans chauffage les volumes d'air extraits des salles du premier et du deuxième étage à l'aide des trois calorifères, 2' 3 et 4 ont été en somme de 62'"-'',l5 en r ou de 31'"-%92 en 1' par calorifère.
La température extérieure était de 9" et celle des salles de 19«. Différence 10».
Si cette différence des températures avait été comme dans l'autre cas de 12", le volume d'air évacué par l'action de la ventilation naturelle aurait été, d'après la loi connue, accrue
dans le rapport de v/Î2 à v/lO ou de 1,095 à 1,00. Il eût donc été par calorifère de
II suit de ces expériences que l'elTet utile des appareils n'a été que de produire par calorifère dans le volume d'air évacué un accroissement de
ou —0,106 de l'effet obtenu avec le concours de la ven-
tilation naturelle et du chauffage.
L'on voit donc combien ici l'action du chauffage est faible par rapport à celle de la ventilation naturelle, dès qu'il y a une différence de 10" à 12" entre la température intérieure et la température extérieure des salles. Et comme en donnant de plus grandes dimensions aux conduits d'évacuation l'on peut accroître à volonté les effets de la ventilation naturelle, il s'ensuit qu'en pareilles circonstances, qui se présentent presque toujours la nuit pendant l'été, l'on pourrait en cette saison assurer la ventilation sans le concours des appareils, surtout si, par des dispositions convenables, l'on assurait aussi des rentrées faciles et abondantes d'air extérieur.
596. Expériences cVété faites pendant la journée. — Quoique l'été dans la journée le mode de ventilation le plus naturel et le plus agréable pour les malades, soit certainement l'ouverture des fenêtres, l'on a jugé convenable de faire le 22 juillet 1862 à 3 heures de l'après-midi quelques observations sur les effets d'un chauffage assez énergique des appareils.
Les résultats de ces expériences et l'observation des températures dans les conduits. d'évacuation sont consignés dans le tableau suivant:
DES DIVERS SYSTÈMES DE VEiNTlLATION.
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Ces résultais montrent qu'avec ces appareils, quand la température extérieure est voisine de celle des salles et de celle que peut produire le courant d'air chaud lancé dans l'un des groupes de cheminées d'évacuation, le volume d'air nouveau introduit dans les salles par les orifices ménagés à cet effet est très-faihle aux étages inférieurs et à peu près nul aux autres. L'alimentation d'air nouveau ne se fait donc que par les portes et les fenêtres.
Les mêmes expériences ont montré que, dans ces circonstances et malgré l'énergie du chauffage de l'appareil ventilateur, l'appel était très-irrégulièrement réparti entre les différents conduits, surtout du côté Est où l'appel se faisait à l'aide du courant d'air chaud.
Ainsi les nombres de ces conduits où l'appel était insensible ont été les suivants :
Étages. Côtés. Rez-de-chaussée--- ^^^^(^"■'^'^^"'i)- ■-•••:• 2 sur 11
Premier étage..
Deuxième éta^e.
Ouest (tuyau de fumée) 0 sur 11
Est (air chaud) 5 sur 11
Ouest (tuyau de fumée) 1 sur 11
Est (air chaud) 7 sur 1 1
Ouest (tuyau de fumée) 0 sur 11
Ces résultats confirment ceux du n° 39o qui ont déjà manifesté la supériorité d'énergie de la ventilation produite par la chaleur abandonnée par les tuyaux de fumée sur celle que déterminent les courants d'air chaud.
Cette supériorité a même eu, dans quelques circonstances, pour efïet d'appeler dans l'intérieur des salles l'air chaud envoyé dans l'une des cheminées d'évacuation, ce qui faisait ainsi introduire dans ces salles qu'il s'agissait de rafraîchir, non-seulement de l'air beaucoup trop chaud, mais encore l'air vicié des étages inférieurs.
597. Expériences cVhiver. — Des observations analogues aux précédentes ont été exécutées cet hiver (1862-63) avec la présence des malades dans les salles, et, comme le chauffage y était joint à la ventilation, l'on a pu observer les volumes et les températures de l'air introduit dans les salles.
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