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191. Conséquences des résultats précédents. — La comparaison des valeurs de la vitesse de l'air dans le conduit prismatique de la cheminée, déduites de l'expérience, avec celles que fournit la formule, montre que, malgré l'influence de circonstances accidentelles, dont il serait presque impossible de tenir compte, le rapport de ces valeurs est très-voisin de l'unité, et que par conséquent, dans le cas actuel comme dans les précédents, la formule théorique rend bien compte de la marche des effets réels.
Les observations ayant été faites alternativement en tenant les portes et la bouche de chaleur du calorifère fermées, ou en ouvrant cette bouche ou l'une des portes, on reconnaît que l'ouverture de ces orifices auxiliaires d'admission a augmenté un peu le volume d'air évacué; mais en même temps cette augmentation a été assez faible pour faire voir que les deux portes et les fenêtres, assez imparfaitement closes- if est vrai, suffisaient pour fournir à la cheminée tout le volume d'air qu'elle pouvait évacuer par l'action des différences de température observées.
Ces volumes, ont été avec la bouche de chaleur fermée égaux à
796™-% 772"'-% 640""% ôST-^-S
OU en moyenne de 711'" <=, et avec la bouche de chaleur ou une porte ouverte égaux à
ou en moyenne de 808"'^
L'excès moyen produit par l'ouverture de la bouche de chaleur ou d'une porte n'est donc que 808'"-<= — 711'"'= = 97™ •= par heure, ou ^^73 du volume qui était évacué quand ces orifices étaient fermés.
Ce résultat montre combien l'action de l'appel d'une cheminée est puissante pour produire la ventilation des appartements.
De cette comparaison il résulte aussi que, s'il est vrai que
des orifices d'introduction d'air nouveau, bien disposés, favorisent l'action des appels produits par les conduits d'évacuation, et si même dans un grand nombre de cas l'ouverture accidentelle des portes ou des fenêtres peut augmenter de beaucoup cette action, l'effet de ces orifices auxiliaires n'est plus aussi sensible et peut même être nul lorsqu'il existe déjà des introductions d'air suffisantes pour fournir à la cheminée le volume d'air qu'elle peut évacuer en raison de la différence de température produite.
Dans le cas actuel, l'alimentation régulière de la cheminée se faisait par les joints des portes et des fenêtres assez mal closes, et dès lors l'effet de l'introduction d'air par la bouche du calorifère se bornait en partie à diminuer celle de l'air extérieur froid qui se faisait par ces orifices. L'ouverture d'une porte, malgré sa grande superficie, n'ajoutait de même rien à l'efi'et produit avec le concours de la bouche de chaleur.
Il convient aussi de faire remarquer que la pièce où ces expériences ont été faites a 6™, 2 5 sur 6"\10, et 3'", 25 de hauteur ou 1239 mètres cubes de capacité, et que par consé-
quent le volume d'air a pu y être renouvelé en -=-pj- = l'',74
quand la cheminée n'était alimentée que par l'air introduit
par les portes et les fenêtres, et en — — =1'',50 quand la bou-
che de chaleur ou l'une des portes était ouverte.
Un pareil renouvellement d'air permettrait de fournir plus de 30 mètres cubes d'air par heure et par personne si la pièce en contenait 25 ou 1,3 par mètre quarré.
192. Introduction cV air par la bouche de chaleur. — En même temps que nous observions les volumes d'air appelés par la cheminée, nous avons déterminé ceux que fournissait la bouche de chaleur à une température donnée. Ainsi :
Le 8 février elle fournissait 284 mètres cubes par heure
Le 11 février elle fournissait 297 mètres cubes à peu près à la même température.
L'appel énergique de la cheminée devait d'ailleurs contribuer à activer cette introduction; mais on voit que, même dans ce cas, le volume d'air fourni par celte bouche de O^jlS sur G™, 18, ou G'" ^324, ne s'est élevé qu'à 290 mètres
, 290 ^ „„ cubes en moyenne ou a r— = 0,36 environ du volume total ;
tandis que les fenêtres et les portes fermées en ont fourni les 0,64. Ce qui montre combien il est vrai de dire que, pourvu que par un appel suffisamment énergique on détermine l'évacuation de l'air d'un appartement, la nature assure par les ouvertures ordinaires la rentrée d'un volume égal d'air nouveau, sans le secours d'aucun moyen mécanique, et qu'à plus forte raison il en sera de même toutes les fois que, par des dispositions convenables, l'on aura assuré à l'air un accès facile et aussi direct que possible.
195. Expériences sur l'appel de la cheminée sans chauffage. — Avant les expériences dont je viens de parler, j'en avais aussi exécuté quelques-unes pour déterminer le volume d'air que la cheminée pouvait appeler sous la seule action de la différence de la température du local et de l'air extérieur. Dans ce cas, la pièce n'était chauffée que par la bouche de chaleur et il n'y avait pas de feu dans la cheminée. La température extérieure étant de T^IO", celle de la pièce a été de î = 22^,50, qui était aussi celle de l'air dans la cheminée.
On avait donc :
2ga\i = 19,62 X 0,003665 X 20™,30 = 1 ,459 ; et par suite ^
2gaE{t—T)
-faT = 1°\218.
1,854 L'observation a donné pour le volume d'air à 22'',5 intro-
■duit dans la cheminée en l" 0"'-'=,099; ce qui, dans le tuyau dont la section est A = 0™"i,0868, correspond à une vitesse de
- ?!i^ = lm.c 140.
Le rapport de la vitesse déduite de l'observation à la vitesse calculée est donc
Une autre expérience, faite le 19 novembre 1861, dans des circonstances analogues, mais où l'on avait T = 1^,8, t = 19°, les autres données restant les mômes, a fourni pour la vitesse d'après la formule
tandis que le volume d'air écoulé par la cheminée ayant été, par expérience, trouvé égal à 0"-'=,l239 en 1", la vitesse dans le tuyau supérieur était
0"^•^1239 , ,^ ! :^^ lin 50
Le rapport de la vitesse fournie par l'expérience à celle qu'indiquait la formule a donc été
La valeur moyenne de ce rapport pour les deux observations sur la ventilation produite par la cheminée sans chauffage est