‹ Mécanique pratiqueChapitre 51 sur 127 · ACTIO · texte numérisé non relu

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Cet air nouveau était conduit près du plafond par un tuyau de 0"',30 de diamètre, et l'on a ainsi réalisé l'introduction de l'air près du plafond et l'extraction près du plancher.

L'air extérieur étant à la température de 18 à 19", celui qui affluait des caves était à 16^5 ou 17^ La température du cabinet a été maintenue à 19 ou 20", tandis qu'une pièce voisine à la même exposition était à la température de 21 à 22».

Ainsi l'introduction de l'air frais venant des caves a fait maintenir la température du cabinet à 2" environ au-dessous de celle de la pièce voisine.

Le volume d'air évacué parla cheminée étant de 1190 mètres cubes par heure, tandis que la bouche de chaleur n'en fournissait que 304 mètres cubes, le reste, ou 886 mètres cubes, entrait par les joints des portes et des fenêtres. Il est évident que si plusieurs autres ouvertures avaient été ménagées et mises en communication directe avec les caves, on aurait pu aspirer par ces ouvertures la presque totalité de l'air évacué par la cheminée, et faire de même arriver cet air frais au plafond.

La vitesse avec laquelle l'air frais débouchait près du plafond était de r"jl9 en 1", et cependant il n'en résultait dans le cabinet aucune sensation d'un courant d'air, tandis que, quand le même volume d'air affluait à hauteur du plancher par la bouche de chaleur elle-même, cet air, directement appelé parla cheminée, formait un courant désagréable.

A l'inverse, la vitesse d'appel à l'entrée de la cheminée était d'environ 2'",40 en 1", et elle ne déterminait, à 0'",30 ou 0'"40 de l'orifice, qu'une sensation à peine sensible quand l'air frais était conduit au plafond.

Dans les expériences, dont on vient de rapporter les résultats, l'air frais venant des caves affluait vers le plafond à une hauteur de plus de 7"\00 au-dessus de son point d'introduction dans les conduits du calorifère dont il parcourait tous les tuyaux, en éprouvant des résistances et des pertes de force vive. Il est donc bien évident que s'il avait été pris directe -

ment par des conduits spéciaux bien disposés, partant soit des caves, soit d'une certaine hauteur au-dessus du sol, il aurait éprouvé moins de résistances et serait parvenu dans le cabinet en plus grande abondance.

A plus forte raison aurait- on pu introduire de l'air pris en des points plus élevés de l'atmosphère et amené d'une ma-, nière convenable.

209, 2*^ Série d'expériences sur les effets de ventilation prO' duits par la combustion du gaz d'éclairage, — Du 18 aoiit au 11 septembre 1862, on a exécuté dans la même cheminée une deuxième série d'expériences dans laquelle on a fait varier entre des limites très-étendues les volumes de gaz consommés.

Le 18 août on a cherché, par une expérience préalable, à déterminer quel était le volume d'air évacué par la seule action de la ventilation naturelle, et on a trouvé que, par une température extérieure de 19", 4, et une température intérieure de 20°, elle était de 190 mètres cubes par heure. La différence des températures extérieure et intérieure ayant peu varié pendant ces expériences, on pourra admettre, au moins comme une approximation, que la ventilation naturelle a été à peu près la même pendant leur durée.

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