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316 tXPÉRIENCES SUR LES EFFETS DE VENTILATION
210. Représentation graphique des résultais de ces expériences. — Si l'on prend pour abscisses les volumes de gaz brûlés par heure, et pour ordonnées les volumes d'air évacués par l'action du gaz, on obtient une série de points dont le lieu paraît être une courbe de forme hyperbolique, ayant pour asymptotes les deux axes des coordonnées ; mais celte courbe n'est pas une hyperbole équilalive.
Fig. 35.
Sa forme générale montre avec évidence que les volumes d'air évacués par mètre cube de gaz brûlé sont d'autant plus considérables que les volumes de gaz brûlé sont moindres; ce qui met en évidence l'avantage que présente au point de vue de l'économie l'emploi des températures modérées.
En prenant de même pour abscisses les valeurs de \/t — T, et pour ordonnées les volumes d'air écoulés par l'effet delà combustion du gaz, c'est-à-dire l'excès du volume total sur le volume correspondant à la ventilation naturelle, les points que l'on obtient ainsi se trouvent sur une ligne droite passant par l'origine des coordonnées ; ce qui montre que, dans le cas où les températures extérieures T sont restées à peu près les mêmes pendant les expériences, les volumes d'air à la
température du cabinet, dont la corabusiion du gaz a déterminé l'évacuation, ont été proportionnels aux racines quarrées des excès de la température dans le conduit sur la température extérieure, ce qui est conforme aux conséquences de la théorie.
Enfin, si on prend pour abscisses les volumes de gaz brûlés par heure et pour ordonnées l'excès i — T de la température dans le conduit sur la température extérieure, on obtient une courbe dont la concavité est tournée vers la ligne des abscisses, ce qui prouve que cet excès de température croissait moins rapidement que les volumes de gaz brûlés, et comme les volumes d'air évacué ne croissent tout au plus que proportionnellement aux racines de t—T, il s'ensuit encore que les effets de ventilation sont bien loin de croître proportionnellement à ces excès de température et aux consommation de gaz, comme l'a d'ailleurs fait voir la courbe précédente; ce qui est tout à fait conforme aux principes de la théorie.
211. Quantité de chaleur utilisée par mètre cube de gaz brûlé. — En calculant, comme nous l'avons fait pour le bois et pour la houille, la quantité de chaleur communiquée à l'air par le gaz brûlé, nous avons pu en déduire le nombre d'unités de chaleur qui ont été emportées par l'air et qui, par conséquent, peuvent être regardées comme utilisées pour la ventilation.
La difficulté de déterminer avec exactitude la température est assez grande, et elle exige comme on l'a indiqué des précautions spéciales; aussi les résultats ne sont-ils pas exempts de toute incertitude.
Je reproduis à part ceux qu'ont fournis les deux séries.
P* SÉRIE. La quantité de chaleur utilisée par mètre cube de gaz brûlé a été :
Le 18 avril, de 6214 calories
Le 21 avril, de 5712 —
Le 24 avril, de 5238 —
Moyenne 5758 calories.
Les observations de Ja 2" série, où l'on a pu déterminer plus exactement les températures moyennes dans la cheminée, ont fourni les résultats suivants:
2" SÉRIE. La quantité de chaleur utilisée par mètre cube de gaz brillé a été :
Le 28 août 4502 calories
Le 19 août 5647 —
Le 5 septembre 5659 —
Le 6 septembre 4603 —
Le 4 septembre 4493 —
Le 4 septembre. 4583 —
Le 6 septembre 4836 —
Le II septembre 5453 —
Moyenne 4973 calories.
Les valeurs de quantités de chaleur communiquées à l'air évacué par mètre cube de gaz brûlé sont notablement inférieures, dans cette 2* série, à celles qui ont été trouvées dans la 1" série; mais il faut aussi observer que, dans cette 2* série, les expériences ont été moins prolongées que dans la 1" série, et que les quantités de chaleur absorbées par les parois de la cheminée y ont été nécessairement plus grandes en proportion.
Quoiqu'il en soit, il résulte de cet ensemble d'observations que la quantité de chaleur que l'on peut communiquer à l'air dans une cheminée, par mètre cube de gaz brûlé, s'élève en moyenne à plus de 5000 calories, c'est-à-dire au moins aux ~ de celle que développe le gaz par sa combustion. Cette donnée de l'expérience nous servira pour la solution des questions d'application qui pourraient se présenter.
212. Différences de température à diverses hauteurs dans une cheminée. — A l'occasion des expériences sur l'appel produit par la combustion du gaz, j'ai cherché à constater la diffé-
rence qui pouvait exister clans une cheminée d'appartement entre les températures observées à diverses hauteurs.
A cet effet, on a introduit au-dessus du foyer, à environ 2'",50 de hauteur à partir du plancher, un thermomètre abrité du rayonnement direct produit par les becs de gaz, et l'on en a placé un autre à la hauteur de 20™,35, au moyen d'une ouverture pratiquée dans le corps de la cheminée. Ces deux thermomètres étaient ainsi : l'un vers le bas, l'autre vers le haut de la cheminée et à la distance de 17™,85 l'un de l'autre.
Les observations de températures, commencées le 13 juin à 10 heures 10 minutes, ont été faites à différentes heures après l'allumage du gaz, afin de constater l'influence de réchauffement du tuyau de la cheminée et même pour les continuer le 14, on a eu soin de laisser brûler, mais faiblement, le gaz pendant la nuit du 13 au 14. Les températures observées sont rapportées dans le tableau suivant.