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De cet ensemble d'observations, il est donc bien permis de conclure que, dans les questions relatives au mouvement continu et permanent de l'air dans les cheminées, on peut admettre qu'il s'établit dans les conduits une température moyenne et à très-peu près uniforme sur toute leur étendue.

Il doit d'ailleurs être entendu que cette température devra être observée à une certaine distance du foyer, à l'abri du rayotmemcnt du combustible en des endroits où le courant fluide ne traverse que des sections régulières, et peut être considéré comme parvenu déjà à l'état de régime.

D'une autre part, cette conclusion ne doit pas être étendue en tout temps aux cheminées en métal qui, n'étant pas préservées convenablement contre le refroidissement, peuvent

présenter des différences considérables de température dans leur étendue, ainsi que je l'ai constaté à l'hôpital Lariboisière.

215. Observation relative au chauffage par les cheminées. — Si les expériences précédentes mettent en évidence les effets puissants de ventilation que produisent naturellement les cheminées et le parti que l'en peut en tirer pour l'assainissement des lieux habités, elles expliquent en même temps comment pour le chauffage elles sont un moyen si peu économique. La presque totalité de la chaleur développée par les combustibles étant, comme on vient de le voir, emportée par l'air, réchauffement des appartements n'est produit que par le rayonnement qui n'a lieu que par une ou deux des faces de l'espace qui contient le combustible.

D'une autre part, si l'appel énergique d'air extérieur que produit une cheminée est favorable à la ventilation, l'introduction de cet air froid par les joints des portes et des fenêtres et par leur ouverture momentanée est une cause incessante de refroidissement, et l'on sait qu'elle est parfois fort désagréable. Au point de vue du chauffage, il convient donc de restreindre le volume d'air appelé de l'extérieur par la cheminée à ce qui est nécessaire pour en assurer la marche stable et régulière, et d'utiliser une partie de la chaleur développée par le combustible pour introduire dans les appartements le plus grand volume possible d'air chaud, en évitant cependant que la température de cet air soit aussi élevée que celle que déterminent habituellement la plupart des appareils en usage.

Sous ce rapport, l'emploi des calorifères généraux qui versent dans les vestibules, dans les escaliers et dans une partie des pièces d'un édifice, une grande quantité d'air modérément chauffé sera toujours un auxiliaire utile du chauffage et de la ventilation.

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