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Conséquences relatives à la ventilation directe 'par

les cheminées. — Les expériences faites sur la cheminée du

cabinet de la direction du Conservatoire, en mettant en

évidence l'énergie de l'appel exercé par les cheminées ordi-

naires et l'avanfog^e que présente au point de vue de la ventilation l'emploi des combustions lentes et des basses températures, nous conduisent à quelques conséquences qui peuvent, dans certains cas, avoir une assez grande importance.

Cherchons, par exemple, quelle peut être la dépense qu'occasionnerait une ventilation produite par la consommation d'une certaine quantité de houille, en supposant que le feu soit conduit de manière à obtenir une combustion lente, sans qu'elle cesse d'être régulière, pour que la température moyenne dans la cheminée ne soit que de 40 à 45".

Dans ces conditions, le volume d'air évacué par kilogramme de houille brûlé serait d'environ 500 mètres cubes, et l'évacuation annuelle d'un mètre cube par heure, qui correspond à 365X24 = 8760 mètres cubes d'air, n'exigerait que la con-

8760"^ sommation de -7777— =17'^'', 5 de houille, dont le prix fixé

43 fr. les 1000 kilogr., pour rester dans les termes des comparaisons que nous aurons à faire plus tard, serait

Cette ventilation n'exigeant d'ailleurs l'intervention d'aucun agent spécial que ceux du service ordinaire de l'établissement, il n'y aurait pas lieu de tenir compte de la dépense du personnel.

Quant aux dépenses d'installation, elles se réduiraient à celles des cheminées et des conduits de prise et d'évacuation d'air, et ce serait sans doute les estimer largement que de les porter à 1 00 fr. par ht, dont l'intérêt et l'amortissement ne devraient pas être compté à plus de 7 pour 100 par an, puisqu'il n'y aurait que des grilles à renouveler.

Par conséquent, une ventilation annuelle de 60 mètres cubes d'air par heure et par lit coûterait :

Pour le combustible 60X0,75= 45' 00 Pour intérêts et amortissement 7 00

ce qui mettrait le prix de revient annuel d'un mètre cube d'air de ventilation par heure à

On voit donc que Tappel par l'action directe d'un foyer peut, dans certains cas, présenter des avantages ; mais il ne faut pas oublier que les évaluations précédentes ne com,prennent pas la dépense du chauffage et ne sont relatives qu'à la ventilation.

213. Vérification des formules théoriques par les résultais des séries cV expériences précédentes. — Les diverses séries d'expériences sur les effets de ventilation produits par la consommation de quantités données de bois, de houille ou de gaz, outre l'utilité qu'elles peuvent avoir pour la pratique, nous fournissent une vérification remarquable des formules auxquelles la théorie nous a conduit. C'est ce que nous allons chercher à montrer en rapprochant les uns des autres les résultats qu'elles ont fournis.

Mais auparavant, il convient de rappeler qu'après les premières expériences faites sur cette cheminée, j'en avais fait modifier la construction intérieure. La partie que l'on nomme la hotte, rétrécie à sa base de manière à n'avoir que les dimensions du passage d'accès de l'air, avait été régulièrement raccordée avec le conduit proprement dit, de sorte que l'air n'éprouvait point de contraction sensible à son entrée et que le rétrécissement graduel des sections de passnge ne donnait lieu à aucune perte de force vive. Il résultait de ces nouvelles disposifions que, dans la formule qui donne la vitesse de l'air à la température t du conduit et qui est, comme on l'a vu au n° 189,

2ffflH (f— T) 1+aT

/A y /J__^\^^2SLp \WiAi/ \m

le terme ( 1 ) disparaissait, et que le terme ( — -r-\ étant

égal à l'unité par suite de la suppression du mitron, elle devenait, pour cette cheminée modifiée, en faisant

2^=19'",62 « = 0,003665 H=18"'85 et T=20» :

en attribuant à T une valeur moyenne égale à 20" ^ ce qui du reste influe peu sur les résultais.

Or, si nous réunissons les résultats des expériences faites en brûlant du bois, de la houille ou du gaz, et nous bornant à mettre en regard les températures et les vitesses observées, nous pouvons en former le tableau suivant.

COMPARAISONS DES DIFFÉRENCES t—T DES TEMPÉRATURES ET DES VITESSES U DÉDUITES DE l'oBSERVATOIRE.

TEMPÉRATURES

EXCÈS

VALEURS

VITESSES

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