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DATES
par la
par
par
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tours
cheminée
le tuyau
les
bran-
delà
du clocher
porievenl
caves
chements
en
en
en
machine.
I heure
1 heure
1 heure
1 heure
iSliC
Trélat...
4 avril id.
16 juillet.
Thomas.
Octobre 56.
31 mars
Leblanc
18 avril
et
20 avril
Ser.
26 avril
3 septembre
4 mai
Tons ces résultats sont sensiblement d'accord entre eux, et comme ils sont nécessairement influencés par l'action des températures intérieure et extérieure, qui n'ont pas toujours été observées, nous ne nous y arrêterons pas davantage.
Nous ferons seulement remarquer que dans les expériences de MM. Leblanc et Ser le volume d'air venant des caves dans le conduit principal du ventilateur était
Le 31 mars 1861, égal
à 4463™"^ on 0,25 ou 0,58
Le 3 décembre 1861, égal à 11 545
du volume venu de la cheminée.
Ce qui montre, comme les autres expériences, que, par suite des dispositions adoptées, l'air appelé par la cheminée du clocher n'arrive dans les salles qu'après s'être mêlé avec une proportion considérable d'air pris dans les caves.
238. Conséquences des expériences précédentes. — En présence de tous ces résultats, qui d'ailleurs peuvent être influencés en plus ou en moins par les différences des températures, et en remarquant que la disposition adoptée a toujours pour inconvénient de faire arriver dans les salles une proportion considérable, variant de 0,40 à 0,70 d'air, pris dans les caves, près des chaudières et des machines, souvent peu salubre et de mauvaise odeur, chargé parfois de poussière, on peut se demander si les avantages attribués à ce dispositif dispendieux et d'une apphcation souvent difficile ne sont pas plus que compensés, et s'il n'est pas tout simplement préférable de prendre, quand le système de ventilation adopté le permet, l'air à hauteur de chaque étage ou tout au plus à quelques mètres du sol.
On a vu d'ailleurs, au n° 82, que, contrairement aux assertions par lesquelles on prétendait introduire, l'été, dans les pavillons ventilés, de l'air plus frais que celui qui aurait été pris à hauteur des différents étages, l'air fourni par cette cheminée est en réalité plus chaud, et l'expérience directe a en outre fait voir que l'air introduit dans les salles s'échauffait encore par son passage dans la chambre des machines, de sorte qu'il arrivait dans les chambres à 24" quand l'air extérieur n'était qu'à 22'^.
Enfin il n'est pas inutile de faire remarquer que, dans le système de l'alimentation d'air par aspiration, on peut, comme on l'a fait avec raison à Londres pour l'hôpital de Guy, employer de semblables conduits d'appel, et qu'alors ces conduits débouchant directement dans des chambres à air inférieures, qui peuvent être parfaitement et constamment closes, tous les inconvénients inhérents à l'emploi des machines ne se présenteraient pas.
259. Volume d'air total refoulé dans V artère principale près du ventilateur. — L'air aspiré et expulsé par le ventilateur entre d'abord, comme on l'a dit, dans un grand tuyau d'un mètre quarré de section, appelé artère principale, qui le dis-
tribue à d'autres tuyaux ou branchements placés dans les caves au-dessous de chaque pavillon.
Dans les expériences de M. Grassi *, le volume d'air refoulé dans l'artère principale s'est élevé à la vitesse de 88 tours de la machine à 37 401"'-'= par heure, répartis ainsi qu'il suit:
Premier branchement 13 387'"-«^
Deuxième branchement 12 949
Troisième branchement 8 996
35 332"^-<= Perte 2 069°'-'=,
que M. Grassi attribue, par simple différence, à la ventilation du promenoir, ce qu'il eût été utile de vérifier au moins approximativement.
Les résultats précédents montrent que, dans une semblable distribution de l'air fourni par l'appareil mécanique, les volumes réellement répartis entre les trois branchements ou les trois pavillons vont en décroissant à mesure que la distance augmente; ce qui est d'ailleurs la conséquence naturelle de cette augnienlalion. L'auteur des expériences et les ingénieurs font remarquer qu'au moyen de reg'istres convenablement manœuvres l'on peut parvenir à une répartition plus égale.
Cela est vrai ; mais l'emploi de ces registres régulateurs, précisément parce qu'ils restreignent certains passages, occasionne des pertes de force vive ou de travail, des pertes d'air par leurs ouverhires, et d'une autre part l'accroissement du volume d'air porté à de plus grandes distances exige aussi un surcroît de travail moteur.
240. Travail utile du ventilateur. — Quoiqu'il en soit de la répartition de l'air ainsi fourni par le ventilateur, le travail utile de cet appareil correspondant au volume maximum de
A7inales d'hijgiène, tome VIII, page 224.
37 401™-% et à la vitesse moyenne çle 10"S39 en l" dans le tuyau dont la section est de l'"'i,00, a pour valeur
soit un cheval vapeur.
Ainsi l'effet utile de la machine à vapeur susceptible de produire une force de 15 chevaux, et qui en donne au moins 8 ou 10 à la vitesse de 88 coups en 1', se réduit à un cheval vapeur. .
Dans une expérience de M. Trélat, le volume d'air fourni par le ventilateur à l'artère principale n'a élé trouvé que de 27 138'"% ce qui conduit à un effet utile exprimé par
1 27 138"'-'= li'^SO — — , ^^y ,^
c'est-à-dire environ un tiers de cheval.
Enfin des expériences analogues, qui m'ont été communiquées par M. Thomas, indiquent comme quantité d'air totale fournie à l'artère principale, quand la machine faisait 83 tours en 1', le volume de 29 733"'-% animé d'une vitesse de 8^,26 en 1". L'effet utile de la machine motrice a donc dans ce cas pour expression :
2 3600 >^ 8,81 ^ '^ "~ '^^-U '^yt.'
tandis que la force transmise par la machine à l'arbre du
ventilateur, mesurée avec un dynamomètre de rotation, a
été trouvée par le même observateur égale à 7,6 chevaux
pour 88 tours en 1', ce qui revient à peu près à 7,17 chevaux
pour la vitesse de 83 tours. Par conséquent, dans cette expé-
0 496 rience, l'effet du ventilateur n'était que ■ ' ■ = 0,069 du tra-
vail moteur.
De l'ensemble de ces expériences on est donc amené à
conclure que, comme organe mécanique, le ventilateur insufflant employé est une machine très-désavantageuse et qui n'utilise qu'une très-faible partie de la force motrice nécessaire pour le faire marcher. C'est d'ailleurs ce que des expériences directes, faites au Conservatoire des Arts-et-Méliers, ont aussi montré pour d'autres ventilateurs *. On verra plus loin qu'une grande partie de l'effet utile de cet appareil étant encore perdue, le résultat final que l'on en obtient est loin d'être en proportion avec la dépense qu'il occasionne.
241. Volume d'air qui afflue dans chaque salle d'un même pavillon. — Cette partie de la question étant l'une des plus importantes à examiner, nous aurons recours aux expériences directes faites par divers observateurs complètement indépendants les uns des autres : M. Grassi, M. E. Trélat, M. Thomas, l'un des auteurs du système, et MM. Leblanc et Ser, pour une commission nommée par M. le préfet de la Seine.
Sans entrer dans les détails de ces expériences, nous nous bornerons à en considérer les résultats généraux.
* Annales du Conservatoire des Arts et Métiers, 1861.
242. RÉSULTATS DES EXPÉRIENCES FAITES SUR LA DISTRIBUTION DE l'air DANS LES SALLES DES TROIS PAVILLONS DE l'hOPITAL LA RIBOISIÈRE VENTILÉS PAR INSUFFLATION.
DESIGNATION des