‹ Mécanique pratiqueChapitre 7 sur 127 · Ventilateur de >Fa?son. — « Ce, ventilateur est une ap · texte numérisé non relu

Ventilateur de >Fa?son. — « Ce, ventilateur est une ap

plication du principe précédent dans sa forme la plus simple. Il consiste en un tuyau à section carrée, avec un diaphragme

Fiff. 12.

longitudinal du haut en bas, et ne présente aucune disposition pour opérer la diffusion du courant descendant. »

28. Ventilateur de Mackinnell. — « Ce dispositif est présenté comme un perfectionnement du précédent. Il est composé de deux tuyaux placés l'un dans l'autre et séparés par un certain intervalle. Le tube intérieur est le plus long et dépasse

Fig. 13.

Ji

le tube extérieur en dessus et un peu au-dessous, au delà de son débouché à travers le plafond pour servir de support à un disque circulaire voisin de ce plafond , et qui masque l'entrée du tuyau extérieur. Ce dispositif agit ainsi qu'il suit : La longueur du tuyau intérieur détermine un cou-

rant ascendant qui s'y produit, et il devient le conduit d'échappement de l'air vicié. Le tuyau extérieur forme le conduit d'arrivée de l'air pur, et le courant descendant, en rencontrant le plateau circulaire, est dirigé dans le sens du plafond et se disperse. »

Fig- «4- 29. Ventilateur de Muir. — a Cet

appareil, analogue à celui de Watson, consiste en un tuyau carré, divisé en quatre compartiments A, A, B, B, par des diaphragmes diagonaux. Ces diaphragmes sont prolongés au delà du sommet du conduit, qui est recouvert au-dessus du toit par des persiennes, au lieu de parois pleines. Le hut de ce dispositif de diaphragmes et de persiennes est, non -seulement d'assurer en temps ordinaire des courants ascendants et descendants, mais encore d'utihser l'action des mouvements de l'air extérieur, qui, en frappant à travers les persiennes, sous un angle quelconque, produira un courant d'air ascendant d'extraction du côté sous le vent,

« Nous venons d'indiquer le mode d'action de ces ventilateurs dans une pièce fermée; mais aussitôt qu'une porte ou une fenêtre est ouverte, ils deviennent simplement des conduits d'extraction et cessent de fournir de l'air pur. A l'inverse, s'il y a dans la cheminée de la chambre un feu très-actif, et si les portes et les fenêtres sont fermées, le foyer s'alimente d'air par les ventilateurs, et ils sont transformés en orifices d'introduction.

« Il est évident que ces dispositifs présentent de certains

avantages dans les cas où ils sont applicables. Dans des pièces isolées, telles que des églises, des chapelles, des écoles, des bibliothèques, chauffées par des calorifères et où les portes sont fermées pendant plusieurs heures de suite, chacun d'eux peut servir de ventilateur,

a De même dans les écuries d'une certaine construction, dans les salles de pohce, dans les corps de garde, ils peuvent être plus ou moins applicables, moins cependant dans ce dernier cas, à cause de l'existence du foyer découvert et de la fréquence de l'ouverture des portes. Mais dans les chambres de casernes ils ne seraient certainement pas applicables, par suite de la difficulté et de la dépense de leur étabhssement dans un grand nombre de pièces détachées à différents étages, et de l'existence des cheminées.

« M. Watson nous ayant demandé la permission de ventiler quelques chambres de casernes, nous avons autorisé l'introduction de son appareil dans l'un des bâtiments de la caserne de Wellington contenant douze chambres, et nous lui avons laissé établir son appareil, comme il la jugé convenable. Il a placé son ventilateur au haut de l'escalier, qui est au milieu du bâtiment, et a établi des persiennes dans les murs de refend, qui séparent l'escalier de chacune des douze chambres. Il espérait qu'un courant d'air descendrait dans l'escaher par l'une des divisions du tuyau, passerait de là par l'une des séries de persiennes dans chaque chambre, sortirait par l'autre série pour se rendre dans l'escalier et gagnerait l'autre division du tuyau pour l'échappement dans l'air. Mais, en examinant le mode d'action dans l'appareil, l'on a constaté que , par les deux divisions du ventilateur, il passait dans l'escalier un courant descendant qui pénétrait dans les chambres par les ouvertures garnies de persiennes, et de là aux cheminées, de sorte qu'il ne se formait aucun courant ascendant. Sans vouloir déprécier l'invention de M. Watson pour les cas où elle peut être appliquée, nous fûmes conduits à cette conclusion certaine qu'il ne convenait pas pour ces ensembles de chambres à cheminées auxquelles il avait été adapté.

« Nous avons autorisé M. Mackinuel à introduire un de ses ventilateurs dans un corps de garde détaché de la caserne de Wellington. Il fut placé au milieu du toit et du plafond, et paraît avoir répondu au but proposé.

« Nous avons recommandé d'essayer le ventilateur de M. Muir dans quelques corps de garde. Notre seul motif pour le choisir pour cette destination, c'est que son énergie s'accroît avec le vent.

a Nous avons aussi fait établir le ventilateur de M. Mackinnel dans un certain nombre de corps de garde.

« Ces trois ventilateurs peuvent être très-utiles pour aérer des lieux de réunion de troupe, des vaisseaux hôpitaux...; mais, ainsi que nous l'avons établi, nous ne les considérons, pas comme convenables pour des chambres de casernes.

a Dans ce qui précède, nous nous sommes proposé d'établir clairement les avantages et les inconvénients des différents appareils de ventilation et des dispositions qui nous ont été présentés pour les chambres de casernes. Nous allons maintenant chercher à indiquer la méthode que nous avons, adoptée comme la plus convenable pour satisfaire aux conditions du problème à résoudre pour toutes les casernes.

« Ce problème peut s'énoncer ainsi :

« Dans un bâtiment composé d'un certain nombre.de chambres, où. Von. entre généralement par des - corridors communs ou par des escaliers ou quelquefois directement de V extérieur, et dont chacune a un foyer découvert, qu'il est essentiel de conserver dans tous les cas, comment doit-on, en toute saison et par toutes les températures, le jour comme la nuit, alimenter chaque chambre, séparément et indépendamment de toute autre, d'une quantité d'air suffisante pour la rendre salubre, et en même temps empêcher la température de tomber au-dessous du degré qui convient au bien-être des horrvmesP Résoudre la question en modifiant le moins possible la construction des chambres par des dispositions qui ne puissent pas être facilement dérangées et avec le moins de dépense possible.

« L'énoncé de ce problème montre du reste les difficultés de la ventilation des casernes. Aucun des procédés, que nous avons vus en usage ne nous ofîrant une solution, nous avons dû considérer le problème à nouveau; nous avons cherché à le résoudre, et nous croyons y avoir réussi à un degré suffisant pour tous les cas de la pratique. »

50. Volume cVair pur nécessaire par homme. — « Nous avons commencé par chercher à déterminer approximativement le volume d'air nouveau nécessaire pour maintenir à l'état de salubrité une chambre où l'on couche. Des tentatives diverses ont été faites à différentes époques pour déterminer ce volume par des considérations scientifiques; mais presque tous les expérimentateurs sont arrivés à des estimations différentes. Ces divergences d'opinion proviennent de ce que Ton n'a pas eu assez égard aux conditions variées auxquelles l'air pur doit satisfaire pour produire la ventilation des habitations des hommes, et de ce que l'on n'a pas considéré le côté pratique plutôt que le côté scientifique de la question.

« Quelques expérimentateurs ont basé leurs calculs sur la quantité d'air nécessaire pour dissoudre l'acide carbonique produit par la respiration dans une proportion inférieure à celles où ce gaz peut exister dans l'air extérieur. D'autres ont adopté le volume d'air nécessaire pour dissoudre la vapeur aqueuse qui s'exhale de la peau et des poumons, et pour la disperser, de manière à n'élever l'état hydrométrique de l'air qu'au même degré de salubrité que l'air extérieur,

a Les estimations sont par conséquent très-diverses, et diffèrent dans le rapport d'un à deux, à trois, à quatre, quant au volume d'air nécessaire pour la santé : cette diversité même montre combien la question est encore peu connue au point de vue scientifique.

a L'estimafion prafique du volume d'air nouveau nécessaire pour ventiler une chambre a, dans notre opinion, bien plus de poids que celle que fournit la science. Nous trouvons, comme point de départ, que si la nature a disposé dans l'ai-

mosphère des moyens illimités et constants de purification et de mouvement de l'air, la construction des bâtiments s'oppose à l'application de ces conditions naturelles en renfermant l'air dans des espaces clos, en les saturant d'impuretés et en le rendant stagnant. L'on peut hardiment affirmer que les édifices dans lesquels l'on s'est le plus rapproché des conditions naturelles de l'atmosphère sont aussi les plus salubres. La chimie nous a appris assez nettement qu'il faut au moins 200 pieds cubes ou 5™- ",6 par heure à un homme, rien que pour dissoudre l'acide carbonique et la vapeur d'eau qu'exhale son corps, dans la proportion qui existe dans l'atmosphère elle-même. Mais la chimie ne tient pas compte de ces poisons volatils émanés de la peau et des poumons, et qui, dans un air stagnant, sont parfaitement perceptibles aux sens , même après qu'ils ont été disséminés , comme on l'a prévu. En réalité, le but de la ventilation doit être d'assurer la dispersion et l'évacuation de ces exhalaisons insalubres, et lorsque ce résultat aura été obtenu, le gaz acide carbonique et les vapeurs aqueuses seront entraînés en même temps.

« Peu de personnes savent peut-être que le foyer ordinaire d'une chambre de caserne détermine l'évacuation d'un volume d'air bien plus considérable que celui qui est nécessaire pour dissoudre l'acide carbonique et la vapeur d'eau en maintenant la salubrité. Cette quantité varie naturellement, avec la section, la hauteur et la température du conduit de la cheminée, ainsi qu'avec la force et la direction du vent. Les valeurs extrêmes de ce volume peuvent être pratiquement fixées entre 6000 pieds ou 168 mètres cubes par heure, et dix fois ce volume ou 1680 mètres cubes*. Une chambre de douze hommes pourrait donc être ventilée par la seule

1. Des expériences, faites dans le cabinet de la direction du Conservatoire, et dont il sera parlé au clrapitre v, m'ont en effet montré qu'avec un feu actif de bois, de houille ou de gaz, on peut faire évacuer facilement par celte cheminée, dont le conduit est assez étroit, 1000 à 1200 mètres d'air par heure.

action du foyer, à raison de 500 pieds cubes ou 14 mètres cubes d'air par homme et par heure, c'est-à-dire que le foyer de la cheminée assurerait à lui seul une ventilation plus que double de celle qui satisferait aux conditions de la chimie, et cependant il a été bien établi par des observations certaines que des chambres ainsi ventilées sont à la fois infectes et malsaines.

« Ce résuhat est sans doute en partie attribuable à l'emplacement de la partie de la chambre d'où l'air \icié est extrait, car bien que l'acide carbonique, comme les autres gaz, se dissémine dans l'espace enUer de la chambre, les émanations organiques dont nous avons parlé sont perçues par les sens bien plus fortement près du plafond des appartements, comme par exemple dans les galeries des églises, des théâtres non ventilés, etc., de sorte que, dans toute chambre qui n'est ventilée que par la cheminée, il y a une sorte de réservoir d'air vicié au-dessus de la distance d'activité de la ventilation.

<t Le foyer d'une cheminée peut donc être un admirable auxihaire de la ventilation ; mais, par lui-même, il n'est certainement pas suffisant pour résoudre le problème.

« Le sens de l'odorat fournissant la principale indication de la salubrité ou de l'insalubrité de l'atmosphère d'une chambre, et ses perceptions différant avec la sensibihté des organes chez les divers individus, il n'est peut-être pas possible d'arriver à fixer un étalon absolu de la ventilation ; mais, afin d'obtenir quelque estimation pratique de la quantité d'air nécessaire pour maintenir l'air d'une chambre de caserne suffisamment pur, et de fixer les dimensions des conduits d'évacuation et des orifices d'accès pour assurer le renouvellement de ce volume , nous avons fait établir des conduits d'évacuation de certaines sections déterminées dans les angles des plafonds de douze chambres de la caserne de Wellington, débouchant au-dessus des toits, disposés de façon que les ouvertures pouvaient être restreintes et que le volume d'air passant dans chaque conduit était mesuré par un anémomètre délicat construit par Neumann, de Paris, pour

cet objet spécial. Les mesures ont été prises à différentes époques, à différents mois, entre deux et cinq heures du matin. Les observations nécessaires de température en dehors et en dedans des chambres, le degré d'hygrométricité de l'air furent aussi déterminés, et l'état de salubrité de l'atmosphère des chambres fut observé en même temps. D'après ces observations, aussi bien que par d'autres que nous avons été à même de faire, nous pensons que l'estimation sur laquelle nous avions basé nos premiers perfectionnements de la ventilation est suffisamment voisine de la vérité au point de vue pratique. C'est que dans une chambre de caserne contenant 12 hommes, avec une capacité de 600 pieds cubes ou IG'^'^S par homme, la totalité de Fair de la chambre doit être renouvelé au moins deux fois par heure, ou, en d'autres termes, qu'à chaque homme il faut allouer, en nombres ronds, un volume d'air de ventilation de 1200 pieds cubes ou 33''^''=,60 par heure. Cette quantité n'est même pas suffisante pour débarrasser complètement une chambre de caserne de mauvaise odeur en tous temps et en toute saison; mais les difficultés de la solution entière d'un problème dont les condifions sont si variables nous ont décidé à admettre cette base pour la ventilation, attendu que, dans les dispositions que nous avons prises, il est toujours possible d'augmenter ce volume sans difficultés.

« Quelque temps après que nos projets eurent été mis en activité, nous avons appris avec plaisir, par un rapport fait au bureau général de la Santé, par MM. Fairbainn, Glaisher et Wheastone, qu'une base analogue de 15 à 20 pieds cubes par homme et par minute (ou 900 à 1 200 pieds par heure) avait été adoptée par eux. Mais, en prenant cette base, nous maintenons en même temps, comme une condition indispensable, que, pour chaque homme, il doit y avoir un cube d'espace de 600 pieds cubes ou 16"'%80, comme l'a recommandé la Commission royale.

« Pour venfiler une chambre de caserne, il est non-seulement nécessaire de lui fournir le volume d'air voulu, mais de

l'y introduire en toute saison, pendant les chaleurs, pendant les froids et pendant cette période que l'on peut considérer comme d'une température modérée de jour et de nuit. Quand le temps est doux, le problème est assez facile à résoudre. Pendant les chaleurs, et particulièrement si le temps est en même temps humide, rien ne peut mieux rendre salubre une chambre où dorment plusieurs individus que l'ouverture modérée des fenêtres. C'est ce que font généralement les soldats pour leur propre agrément*; mais, pendant la saison froide, il est tout à fait nécessaire de prendre des dispositions pour échaufîer l'air à admettre. »

51. Œ Principes de la ventilation des chambres de casernes. — Il nous reste à déterminer le principe sur lequel sera fondé le système de ventilation à adopter. Après un examen attentif des différents moyens qui ont été mis en usage, nous avons décidé que, sous le rapport de la ventilation, chaque chambre de caserne serait indépendante des autres, et que le mouvement de l'air serait basé sur l'action de la cheminée et sur la différence des températures intérieure et extérieure. D'après la loi de la dilatation des gaz, découverte par Dalton et par Gay-Lussac, l'air atmosphérique, en s'échauffant du point de congélation à celui de l'ébuUition, augmente de volume de 0,375 ou environ | de son volume primitif; ce qui produit une dilatation d'un peu plus de 0,002 par chaque degré de thermomètre de Fahrenheit ou 0,00375 par degré centigrade. Si l'air extérieur d'une chambre est à 20"-^ ou à 11'"= au-dessus de l'air extérieur, l'air de cette chambre augmentera de 0,002 X 20" = 0,04 ou ^^ de son volume et sera dans la même proportion plus léger que l'air extérieur. Celui-ci, plus froid, aura ainsi une tendance à pousser de bas en haut l'air dilaté et plus chaud de la chambre, pour lequel jusqu'ici nous n'avons pas supposé d'issue.

* Mais cet usage n'en est pas moins fort dangereux pour les hommes placés près des fenêtres, qui contractent souvent des douleurs rhumatismales.

52. « Conduits d'évacuation. — Nous avons utilisé cette loi en établissant dans chaque chambre un conduit de ventilation de dimensions données, ayant une section proportionnée à sa longueur et au nombre d'individus habitant la chambre. Mais comme ce dernier nombre doit être, dans notre opinion, déterminé par le volume cubique de celte chambre, nous proposons de régler la section du conduit d'après ce volume.

«I La vitesse de l'air dans le conduit et par conséquent la puissance d'appel de celui-ci dépend 1° de la différence de température entre l'air intérieur et l'air extérieur ; 2° de la hauteur du conduit ; 3° de la résistance du frottement dans ce conduit, et 4° de la facihté avec laquelle l'air qui doit alimenter le conduit entre dans la chambre.

« Dans les chambres supérieures d'une caserne, nous recommandons que la section transversale du conduit ait 1 pouce carré pour 50 pieds cubes de la chambre ; pour l'étage au-dessous, la section sera de 1 pouce carré pour 55 pieds cubes de la chambre, et, quand il y aura trois étages, la section du conduit pour le plus bas sera de 1 pouce carré pour 60 pieds cubes de la chambre '^.

« La vitesse de l'air dans ces conduits dépend évidemment de la différence de température entre l'air de la chambre et celle de l'air extérieur, du mouvement de l'air au dehors et d'autres circonstances. Quand ces températures sont à peu près égales, comme cela arrive, par exemple, quand les fenêtres sont ouvertes, le tirage est très-faible et n'est plus que le résultat des mouvements de l'air extérieur**; mais, quand les fenêtres sont ouvertes, la chambre est ventilée sans le

* Ces proportions correspondent, pour le premier étage, à 10p'''=63"""i par homme; pour le deuxième étage, à 10P'"i,9 = 68"'"-'i,67, et, pour le troisième étage, à 12p'-i=75""'-'î,6.

** Il peut même avoir lieu en sens contraire, ainsi que cela arrive souvent. Dans l'été, quand l'air est plus chaud au dehors qu'au dedans, il peut se faire une introduction d'air chaud, malgré la fermeture des fenêtres.

secours du conduit d'évacuation. Dans d'autres circonstances le courant est habituellement assez énergique. D'après un certain nombre d'expériences faites avec l'anémomètre de Neumann, nous avons trouvé que dans les chambres de la caserne de Wellington, ayant une capacité de 7920 pieds cubes ou 221"'%76, il passait par le conduit un volume d'air de 8000 à 9000 pieds cubes ou 224 à 252 mètres cubes par heure. Chaque conduit évacuait donc de la chambre environ 600 pieds cubes ou le^-^jSO par homme et par heure, si les chambres contenaient 13 hommes, ce qui est le maximum qu'elles doivent recevoir. Nous avons ainsi obtenu des orifices d'évacuation de l'air vicié capables d'extraire 600 pieds cubes ou 16™'%80 d'air par homme et par heure, et nous avons déjà vu que la cheminée en extrait la même quantité; par conséquent nous avons atteint le volume fixé de 1200 pieds cubes ou 33™ ■'=,06. Le volume d'air qui s'écoule varie d'ailleurs tellement, qu'il est nécessaire de disposer pour les orifices d'entrée des valves régulatrices qui ne soient pas à la disposition des hommes; mais ces valves doivent être faites de manière qu'il ne soit jamais possible de les fermer entièrement. K Dans notre dispositif, les conduits d'air vicié partent d'un angle du plafond et s'élèvent à 3 ou 4 pieds, O'^jgi ou 1"',22 au-dessus du toit, et ils sont recouverts par des persiennes pour empêcher la pluie d'y tomber. Ces persiennes ont, selon les circonstances, exigé quelques ajustements, parce que le vent et la pluie peuvent en contrarier l'action. Les conduits ont été faits en planches de sapin de 3/4 de pouce ou 0™,019 d'épaisseur, bien planées à l'intérieur et assemblées en languettes. Mais il serait préférable de les pratiquer dans le mur avec enduit poli de ciment. Ils doivent être munis de valves, pour permettre d'en réduire l'ouverture aux | de la secfion fixée plus haut, suivant les ordres du médecin, pour proportionner la ventilation selon le temps elles saisons.

« Un tuyau d'évacuation et un conduit de cheminée ne sont cependant pas suffisants par eux-mêmes pour ventiler une chambre.

« Lorsqu'une chambre a deux cheminées, elles agissent l'une contre l'autre, et la cheminée qui a le feu le plus énergique s'alimentera en attirant la fumée de l'autre, à moins qu'elle ne puisse recevoir de l'air extérieur, qui diminue le tirage qu'elle exerce sur l'autre. Par la même raison, si une chambre close n'a pas d'autres moyens de ventilation qu'un conduit d'évacuation d'air vicié et un conduit de cheminée, le foyer s'alimentera certainement en attirant en bas l'air du conduit de ventilation, et il se produira des courants incommodes. Il est essentiel par conséquent de disposer des orifices d'entrée de l'air extérieur pour alimenter à la fois le foyer et le conduit d'évacuation.

55. « Orifices d'admission de Vair pur. — La question importante à résoudre qui se présente ensuite est donc celle de la nature, de la position et des dimensions des orifices d'admission de l'air.

a Dans certaines casernes ces orifices ont été placés au niveau du plancher. Ils ont été généralement fermés par les soldats ; mais quand ils ne l'ont pas été, nous avons, par les motifs précédents, ordonné de les clore.

a Après avoir examiné avec soin la marche des courants produits par les orifices d'introduction placés près du plafond, comme ceux qu'on peut former, par exemple, en abaissant un peu le châssis supérieur d'une fenêtre, nous avons trouvé que l'air, ainsi aduiis, cesse promptemenl de former un courant particulier, et qu'à une très-petite distance de l'orifice, il est déjà mêlé à la masse générale de l'air et que sa vitesse est devenue imperceptible.

« Ce résultat est dû en partie à la masse de l'air qui remplit la chambre, avec laquelle le courant se mêle, et en partie à l'action de la gravité, quand l'air admis est plus froid que celui de la chambre, et enfin à l'action du feu *. Ces effets du

* La véritable raison, c'est que la force vive possédée par l'air, à son

80 IISTRODUCTION.

mouvement de l'air affluent dans une chambre ont été trèsbien mis en évidence par le docteur Reid et par d'autres personnes, et récemment par M. J. F. Campbell, secrétaire adjoint au bureau général de la Santé. Le résultat des recherches de ces divers observateurs, c'est que, dans une chambre pourvue d'un foyer, l'air se meut en circonvolutions, s'élève le long du mur où est placé le foyer, suit le plafond en se dirigeant vers le mur opposé, descend le long de ce mur vers le plancher, et suit ce plancher pour gagner le foyer. Un feu de cheminée tend ainsi à maintenir l'air d'une chambre à un état moyen de pureté et de température *. »

54. « Position et construction des orifices d'introduction. — Par des motifs pratiques parfaitement justifiés par les résultats de l'expérience, nous avons décidé que les orifices d'admission de l'air seraient placés près du plafond. La forme que nous avons adoptée est celle de boites en fonte ou de briques cloisonnées, présentant des sections différentes, selon le nombre d'hommes que la chambre doit contenir. Nous avons admis 1 pouce carré ou 6'=*'ï,03 pour 60 pieds cubes ou l^-^es de capacité de la chambre, comme superficie d'orifice d'admission pour chaque chambre; mais nous pensons que 1 pouce carré pour 120 pieds cubes ou 2'"*%36 de capacité de la chambre serait une proportion suffisante, si de l'air chaud était admis autour de l'appareil de chauffage **.

« Dans les chambres de casernes de dimensions ordinai-

entrée , est éteinte par les tourbillonnemenis qu'il détermine dans la masse d'air ambiante. Cependant ces courants sont quelquefois sensibles à une certaine distance.

* Des effets analogues se produisent avec tous les moyens de chauffage, d'introduction et d'évacuation d'air. Il s'agit d'en tenir compte de manière à ce qu'ils ne soient pas gênants.

** D'après la base admise de 600 pieds cubes ou 16""% 8 d'espace par homme, cela revient à 63 centimètres carrés d'orifice d'admission par homme, et chacun d'eux devant recevoir 33'°'%60 par heure ou O""'^, 00933

par seconde, cela suppose une vitesse dadmission de --———— ^l", 48 en

0,0063 une seconde , ce qui est trop fort ; l'on n'obtient pas facilement une semblable vitesse sans un appel énergique.

res, nous avons généralement recommandé l'usage de deux orifices d'admission placés sur les deux côtés opposés de la chambre, mais non l'un vis-à-vis de l'autre, ou tous les deux du même côté, dans les chambres séparées par un mur de refend longitudinal. Dans les chambres plus grandes nous avons augmenté le nombre des oritîces d'accès de l'air.

Afin d'éviter autant que possible les courants d'air, ainsi que pour diminuer le nombre des points où le mur serait affaibli, nous avons enveloppé les orifices d'introduction avec une corniche en bois d'une longueur plusieurs fois supérieure à la leur, dirigée vers le plafond et inclinée à 45". La partie supérieure de la corniche est formée d'une plaque de zinc percée de trous de | à ^ de pouce ou 3 à 4 millimètres de diamètre. La partie de cette paroi immédiatement au-dessus de l'orifice est en bois plein, pour changer encore mieux la direction du courant. La somme des aires des orifices de la plaque de zinc, à travers lesquels l'air pénètre dans la chambre, est égale à six ou huit fois celle de l'orifice d'admission de l'air extérieur,

« La figure ci-contre montre l'élévation d'une corniche de ventilation, placée sur un orifice d'admission. La partie an-

Fig. 16.

Fig. 15.

térieure et les extrémités sont en bois, la partie supérieure est en zinc perforé, excepté dans la portion directement opposée à l'orifice, laquelle est en bois. Dans un bâtiment

Fig. 17.

^^^^5fr:i^f^^'//|

neuf, il serait préférable d'établir plusieurs petits orifices séparés pour l'introduction. Ils seraient facilement pratiqués dans l'épaisseur des murs, en terminant l'entrée par une brique ordinaire creuse, tandis que l'orifice intérieur serait garni de persiennes en fonte ou en tuiles, écartées d'un pouce et demi ou 3 à 4 centimètres, inclinées en haut vers le plafond et pouvant être fermées à volonté. L'appareil ventilateur du Sherringham pourrait aussi être employé,

« La figure montre la coupe d'un orifice d'admission avec son couvercle en zinc, perforé du côté de la chambre, et le

dispositif pour le fermer à l'aide d'une valve et d'une corde pour faire tourner celle- ci autour d'un axe fixé à son côté inférieur el; ajusté de façon , qu'ayant un contre -poids à son bord supérieur, elle tombe et laisse l'orifice ouvert, quand elle n'est pas élevée et maintenue par la corde.

Cette valve doit être très-libre, de façon que, quand elle est fermée, il y ait au moins un demi-pouce ou un pouce, ou 12 à 25 millimètres, entre elle et les côtés et le fond de l'orifice. Elle peut être faite en zinc ou en tôle galvanisée.

<c La corniche ou les persiennes, qui couvrent l'orifice d'entrée, doivent être fixées avec des vis, pour qu'il soit facile de les enlever pour nettoyer l'intérieur.

a Le volume d'air fourni par ces orifices et par ceux d'introduction d'air chaud, que nous allons décrire, a été trouvé généralement suffisant pour la cheminée du foyer et pour le conduit d'évacuation, particulièrement dans les chambres situées immédiatement sous le toit ; mais quelquefois, par l'action du vent extérieur, les courants d'air deviennent irréguliers et produisent des rentrées d'air vicié dans le conduit d'évacua-

tion. Pour obvier à ces inconvénients, nous avons placé des F's- 18. Persiennes renversées, sur le côté

inférieur du conduit, du côté de la chambre. Ils ont pour effet de diriger ces courants vers le plafond et de les empêcher de descendre sur les hommes. La figure fera mieux comprendre la construction de ces persiennes. Cette précaution n'a été nécessaire que dans un petit nombre de cas*, œ Dans quelques casernes, il ne nous a pas semblé nécessaire de pratiquer des orifices d'introduction, parce qu'il y existait déjà des tuyaux passant à travers les plafonds. Ces tuyaux établissaient la communication de l'air extérieur avec la chambre. L'erreur de leur installation avait été de les utiliser comme conduits d'évacuation, tandis que par l'action d'appel du foyer ils devenaient en réalité des orifices d'admission , et nous avons recueilli souvent des plaintes sur les courants d'air descendant qu'ils produisaient, parce qu'ils étaient généralement établis au - dessus de la table et des bancs des hommes. Sir Joshua Jebb a introduit un perfectionnement dans ces conduits de ventilation en plaçant au-dessus un couvercle en bois, dont le but est d'accroître l'effet du conduit quand le vent souffle d'un côté ou de l'autre du bâtiment. Il agit cependant encore dans ce cas, comme orifice d'admission et en l'appliquant dans ce but nous en avons transporté l'ouverture de la partie inférieure sur les côtés du conduit, en l'agrandissant et en y plaçant des plaques de zinc perforé ou des persiennes pour disperser le courant.

S6, « Positions, respectives des tuyaux d'évacuation et des

* La réussite de cette addition montre que, dans ce dispositif, l'évacuation de l'air vicié n'a pas assez de stabilité.

Fig. 19.

Pg

orifices d'admission. — Les positions relatives des conduits d'évacuation et des orifices d'accès de l'air, que nous

avons adoptées pour les chambres de casernes , sonl indiquées en plan et en coupe dans les figures ci -contre.

Œ II est important que le conduit d'évacuation et les orifices d'admission soient placés aussi loin que possible les uns des autres, afin de permettre la diffusion du courant d'air nouveau de se produire dans la masse générale de l'air de la chambre, de manière que toute la capacité de celle-ci soit à un état moyen de salubrité, mais, par suite de la direction que prennent les courants d'air dans une chambre, il nous a paru préférable de placer le conduit d'évacuation de l'air vicié d'un côté ou de l'autre du foyer et non directement en face.

a D'après ces dispositions, le renouvellement de l'air dans une chambre de caserne se fera ainsi qu'il suit :

<i Supposons une chambre, contenant dix hommes dans un espace de 6000 pieds cubes ou 168 mètres cubes, ventilés au moyen d'une cheminée, d'un conduit d'évacuafion et de deux orifices d'admission. Il y entrera par heure environ 12 000 pieds cubes ou 336 mètres cubes d'air extérieur par les orifices d'admission. Cet air se mêlera avec celui de la chambre, en le maintenant à un certain état de pureté, quant à l'acide carbonique, à la vapeur aqueuse et aux matières organiques. La moitié environ de l'air s'échappera par la cheminée et l'autre moitié par le conduit d'évacuafion et la qualité, ainsi que la température de l'air, seront à peu près uniformes dans toute son étendue.

« Les différentes parties de l'appareil n'agiront pas toujours avec la même efficacité, mais les variations n'auront

pas une importance assez grande pour modifier le résultat moyen.

56. « Chauffage de l'air admis. — Il est évident qu'une si grande quantité d'air traversant l'iiiver une cliambre de caserne la maintiendrait à une basse température, si, par quelque moyen simple, l'on ne pouvait chauffer au moins une partie de l'air introduit. Notre attention s'est spécialement portée sur cette question et nous avons examiné les meilleurs foyers à présent en usage. Aucun, cependant, ne nous a semblé à la fois convenable, pour l'usage des casernes, et disposé de manière que la chaleur qu'il fournit pût être utilisée pour la ventilation. Le foyer actuel des chambres de casernes, dont nous avons déjà parlé, permet à la plus grande partie de la chaleur qu'il développe de s'échapper par la cheminée, et c'est au moyen de ce courant constant de chaleur perdue que nous nous sommes décidés à chauffer l'air nouveau admis dans la chambre. Après plusieurs essais, nous avons adopté un foyer qui, autant que nous pouvons en juger par l'expérience de deux hivers, remplit le but proposé. Mais dans un problème qui présente tant de difficultés, il est probable qu'il y aura lieu d'introduire quelques perfectionnements, à mesure que les essais continueront.

57. « Nouveau modèle de foyer. — Les principes d'après lesquels l'on a construit ces nouveaux foyers sont les suivants ;

Œ La grille doit être placée aussi en avant que possible dans l'intérieur de la chambre; la partie qui doit contenir le combustible est en briques réfractaires , le fond est en partie plein pour restreindre la consommation de charbon. Une prise d'air est ménagée par derrière la grille et amenée audessus du feu, pour aider à empêcher le foyer de fumer. Les parois latérales sont inchnées de manière à envoyer, par radiation, dans la chambre, la plus grande quantité de chaleur possible. L'ouverture dans la cheminée n'a pas de régis-

tre. Derrière la plaque de fond est ménagée une chambre dans laquelle l'air arrive de l'extérieur, est chaufTé par son contact avec les larges surfaces postérieures de la plaque, augmentées par des appendices, jusqu'à une température de 56 à 70"^ ou 13°%33 à 21'''=,11, puis passe dans la chambre par un conduit établi dans le mur et qui se termine par une ouverture garnie de persiennes, au-dessus de la position des hommes. La chambre à air est ménagée aussi grande qu'il est possible.

Fig. 22.

^^Éiv|^1iSll^^^^^^^^f:^m^ms^\m^^^

Fig. 21.

e Les croquis ci-joints montrent comment onaréalisé cette

idée, ce A, B, C sont l'élévation, le plan et la coupe transversale

du foyer.

a La maçonnerie qui entoure le feu autour de la grille est représentée dans les fig. B et C où elle est indiquée par des hachures. La maçonnerie de fond porte des rainures termi-

nées par des ouvertures qui forment des canaux pour l'admission de l'air en arrière et au-dessus du combustible. Le corps est fait en plaques de fonte.

« Ces foyers ont été construits de trois dimensions, selon la contenance des chambres. Aussi un foyer avec grille de 1P,3'" ou 0™,38 est destiné à des chambres de 3600 pieds cubes ou 100'" %8 au plus, un foyer avec grille de 1p,5'" ou 0'",43, l'est à des chambres de 3600 à 7800 pieds cubes ou 100°^-%8 à 218'".%4. Le plus grand foyer, dont la grille a lp,9'" ou 0°',52 d'ouverture, sert à des chambres de 7800 pieds cubes à 12 000 pieds cubes ou 218"''=,4 à 336 mètres cubes; capacité au delà de laquelle il convient d'employer deux foyers.

a Le plan montre en outre les dimensions de l'ouverture ordinaire du foyer d'une chambre de soldats» ainsi que la manière de l'établir dans la chambre à air.

a Le mode d'admission de l'air extérieur dans cette chambre dépend de l'emplacement du foyer. S'il est établi dans un mur extérieur, l'ouverture pour l'admission de l'air nouveau peut être pratiquée en arrière ; mais s'il est dans un mur intérieur ou de refend, il est nécessaire de construire un conduit prenant l'air à l'extérieur dans l'épaisseur du plancher, ou par un tuyau passant au-dessous du plafond de la chambre inférieure. Dans tous les cas, ces conduits horizontaux doivent avoir une section de pouce quarré ou 6'='="*-i,3 pour 100 pieds cubes ou 28 mètres cubes de capacité de la chambre. La grille, qui forme l'ouverture d'admission de l'air extérieur, ne doit pas être aussi grande que l'aire totale de la section de conduit, de façon que l'aire libre de passage soit environ la moitié de la section du conduit. Si ce conduit doit avoir une longueur considérable, l'aire de la section sera faite plus grande, mais si, aii contraire, il y a une communication directe avec l'air extérieur , cette section pourra être moindre que la proportion ci-dessus, L'on doit avoir bien soin que la prise d'air soit établie dans un endroit où il n'y ait aucune cause d'infection et qu'elle

soit placée aussi haut que possible au-dessus de la surface du sol.

« De la chaml3re à air, située derrière le foyer, l'air est amené dans la chambre par un conduit, que l'on voit en élévation dans la figure, et passe à travers une ouverture garnie de persiennes, placée aussi près que possible du plafond. L'aire libre entre ces persiennes est beaucoup plus grande que la section du conduit et les persiennes sont inclinées vers le haut afin d'empêcher les courants d'air froid d'être ressentis quand il n'y a pas de feu. Cette grille est fixée avec des vis, pour qu'il soit possible de l'enlever pour le nettoyage.

« Si le conduit est construit en briques , il doit êlre enduit de ciment à l'intérieur. Le minimum de sa section doit être de 1 pouce quarré ou 6""'-i,3 pour 100 pieds cubes ou 2"'-%8 de capacité de la chambre *.

<i S'il y a quelques inconvénients à pratiquer ce conduit dans le massif de la cheminée, ou si cela est plus économique, l'air, qui provient de la chambre chaude, peut être introduit dans la pièce par un tuyau en tôle de forme demicirculaire Jixé au mur et dont le sommet serait coupé en arrière en biseau et couvert d'une feuille de zinc percée de gros trous. Ce tuyau communiquerait avec la chambre postérieure du foyer par une ouverture ménagée dans la partie antérieure, ou dans le conduit de la cheminée.

Le foyer est Mi en deux pièces séparées, afin que celle de devant puisse, au besoin, être détachée, pour nettoyer la chambre à air, les parties en métal et le conduit.

« L'adoption de ce modèle de foyer a montré que l'on pouvait introduire un volume d'air suffisant, modérément chauffé, dans les chambres pour en assurer la ventilafion,

* La capacité de la chambre devant être de COO pieds cubes ou lô^'^^S par homme, cela revient à 3T"i,8 par homme, et si l'on suppose que la cheminée doit évacuer la moitié ou le tiers de l'air alloué, 16""S8 à 11"''',2 par heure, cela correspondrait à des vitesses d'introduction de 1",20 et de 0°',82 en une seconde, ce qui n'a rien d'exagéré.

tandis que la forme du foyer et le système d'échaufîeraent de l'air assuraient une économie considérable de combustible*. 0^ Quand le feu est allumé et que l'air est échauffé, il en entre un grand volume dans la chambre : mais lorsque le feu est éteint, la longueur horizontale des conduits dans lesquels l'air doit quelquefois circuler, tend à ralentir le courant; de sorte qu'il est à désirer que les orifices d'admission de l'air froid dont on vient de parler soient établis aussi directement que possible.

Fig. 23.

« La figure ci-contre montre la disposition complète pour la ventilation et le chauffage d'une chambre de la caserne de Wellington. II sont les orifices d'admission de Fair froid masqués par des corniches en bois, recouvertes de feuilles de zinc perforé; Q est un orifice d'accès de l'air, qui doit être chauffé dans l'espace réservé derrière le foyer ; cet air passe ensuite dans le conduit pratiqué dans le mur et est introduit

1. Pendant que ce rapport était sous presse, la rigueur exceptionnelle de l'hiver de 1860-61 a donné lieu à des plaintes sur le défaut de puissance calorifique de quelques-uns de ces foyers. L'expérience a conduit à adopter certains perfectionnements qui préviendront, on l'espère, de semblables plaintes.

dans la chambre par les persiennes 3. Le conduit d'évacuation de l'air vicié est indiqué en 4 ; mais dans la pratique ce conduit doit être placé le plus loin possible du foyer.

58. a Nécessité dJ une surveillance responsable de la ventilation des casernes. — Ainsi que nous l'avons dit, il nous a paru nécessaire de placer des valves mobiles aux orifices d'admission, et il estaussi désirable d'avoir des moyens de fermer en partie les orifices d'évacuation, afin de pouvoir modérer la ventilation, quand il fait froid. Mais comme aucun système de ventilation, si parfait qu'il soit, ne peut être considéré comme agissant automatiquement dans toutes les circonstances, nous pensons qu'il est absolument nécessaire que quelqu'un soit chargé du service de la ventilafion dans chaque caserne, ainsi que des autres dispositions relatives à la salubrité, et que ce fonctionnaire soit responsable de leur efficacité.

« Dans les nouveaux règlements du service médical, il a été sagement ordonné que le médecin militaire de service au régiment se rendît compte lui-même de l'état de la ventilafion dans chaque chambre de caserne, le jour et la nuit, et fît rapport sur les défauts observés à l'officier commandant.

« Il nous semble qu'un supplément très-nécessaire à ce règlement serait de rendre le commandant de la caserne, qui doit être compétent pour cet emploi, ou quelque personne spécialement désignée, responsable de l'état d'entrefien et de l'usage de ces appareils de chauffage et de ventilafion. Nous nous sommes attachés à disposer le tout de la manière la plus simple et la moins compliquée, de sorte que tout le monde peut comprendre l'appareil. Mais il n'en faut pas moins que quelqu'un soit chargé de voir s'il n'est pas obstrué et s'il n'est pas dégradé ou mis hors de service. Il est aussi possible que par un temps très-froid, la température des chambres ventilées tombe au-dessous de 50" F. ou 10"% et en pareil cas, nous conseillerions d'accorder aux soldats un supplément de chauffage, plutôt que de diminuer ou d'arrêter la ventilafion. »

Hôpitaux militaires.

59. Extraits du rapport sur les dispositions à employer dans les hôpitaux. — La commission dont nous analysons le travail en ce qui concerne plus spécialement la question de la ventilation, a procédé pour les hôpitaux avec le même soin qu'elle avait apporté à l'étude de l'amélioration sanitaire des casernes.

Cette question présentait pour les hôpitaux mihtaires du Royaume-Uni une différence fondamentale avec celle qui concerne les établissements de la France. Tandis que chez nous il n'y a dans chaque caserne qu'une petite infirmerie, où l'on traite les indispositions passagères, et que pour les maladies ou les accidents plus graves les hommes sont conduits dans des hôpitaux militaires communs à toute la garnison ou à leur défaut dans les hôpitaux civils de la locahté, le service des soldats malades en Angleterre appartenant à chaque corps ou portion de corps, en garnison dans une ville, est fait dans un hôpital spécial dépendant de la caserne même, et qui, presque toujours, est compris dans la même encenite. De là résulte un nombre considérable de petits hôpitaux, de médecins et d'employés qui fort souvent n'ont rien à faire , quand la caserne est vide, ainsi que le fait remarquer la commission.

La plupart de ces petits hôpitaux sont l'objet de sévères et justes critiques de la part de la commission sous les rapports de la construction, de la disposition vicieuse des salles, de l'encombrement et du nombre excessif des agents qui y sont attachés.

Sans nous arrêter à cette partie du travail de la commission, nous nous bornerons à faire connaître les principes qu'elle a admis pour l'amélioration des hôpitaux existants et pour la construction de ceux qui seraient à créer.

Page 1