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260. Conséquences des résultats précédents. — Les expériences de MM. Leblanc et Ser, faites pendant le printemps, alors que la température extérieure était généralement de 14" audessus de zéro, ont fourni pour les volumes d'air évacué par la cheminée générale les valeurs moyennes suivantes :
La machine fonctionnant seule 3l"'-%79 |
Le gaz fonctionnant seul 40"-'=,20 1 par heure
La machine et le gaz fonctionnant en- ( et par Ut.
semble 53™-%75)
Dans le premier cas, l'excès de la température intérieure sur la température extérieure ayant été très-faible, et compris entre 0'',4 et 0**,!, l'action aspiratrice de la cheminée a eu fort peu d'énergie, et alors que la machine, marchant à 60 ou 65 tours en une minute, fournissait aux mêmes jours plus de 40 mètres cubes d'air par heure et par lit, il n'en sortait que 31 à 32 mètres cubes par cette cheminée.
Ces résultats, bien inférieurs à ceux que j'ai obtenus dans la saison d'hiver, montrent d'une manière évidente que l'insufflalion ne suffit pas pour assurer l'évacuation, et expliquent comment dans ces pavillons il règne presque toujours une plus mauvaise odeur que dans ceux où la ventilation est faite par l'aspiration plus énergique d'une cheminée chauffée.
Quand le gaz fonctionnait seul et déterminait dans cette cheminée un excès de température de 42 à 47" sur celle de l'air extérieur, le volume d'air évacué par heure et par lit s'est élevé à 40'"'',29. Il a donc été supérieur de 8™ %50 par lit à ce que produisait la machine. La dépense de gaz a été de 8 mètres cubes par heure; ce qui, à 0^,15 le mètre cube, a coûté 1^20. Par conséquent, l'évacuation moyenne de 41lO'"-"= à zéro par heure a coûté dans ces expériences 1^20 par heure, tandis que, pour le charbon seul, la machine qui, à 65 tours en r, développe une force de 6 chevaux au moins ne produit que l'évacuation de 3243 mètres cubes
par heure, consomme environ 4 kilogrammes de houille par force de cheval et par heure, ce qui n'équivaut qu'à une dépense de
— ^ = 0^,344 par pavillon ;
et, pour 4110 mètres cubes, s'élèverait à
XO', 344 = 0^,437;
à quoi il faut ajouter les salaires du mécanicien et du chauffeur, ainsi que les frais d'entretien.
Il faut remarquer que la température dans la cheminée était très-élevée et supérieure de 42 à 47° à celle de l'air extérieur. Cependant, par suite de la construction de celte cheminée en zinc , de sa faible hauteur et de la disposition peu convenable des conduits, qui y amènent l'air vicié, le volume d'air évacué ne s'est élevé qu'à 40"''^, 29 par heure et par lit, tandis que dans les pavillons ventilés par aspiration, dont la cheminée en briques est plus haute, un excès de température de 20 à 25° suffit, comme on le verra, pour déterminer une évacuation de 60 à 70 mètres cubes par heure et par ht en toute saison. Les autres dispositions des conduits verticaux d'évacuation étant d'ailleurs les mêmes dans les deux groupes, il y aurait donc lieu de modifier les cheminées et les conduits d'accès dans les pavillons ventilés par insufflation. En y joignant une circulation de vapeur, on y assurerait l'énergie et la régularité de l'appel.
Quant aux expériences où la machine et le gaz fonctionnaient simultanément, elles ont donné pour le volume d'air évacué par heure et par lit 53"'-%75 ramenés à zéro, ce qui se rapproche des résultats que j'ai obtenus dans des conditions analogues et correspond à peu près au volume normal de 60 mètres cubes à la température des salles. Il y a lieu d'ailleurs de faire la même observation relativement à la
construction défectueuse de la cheminée, qui ne permet pas d'utiliser avantageusement la chaleur développée.
251. Effets de Vinsufflation sur la différence des pressions extérieure et intérieure. — Quelques personnes avaient pensé que, par suite de l'affluence forcée de l'air dans les salles, il devrait s'y élahlir hahituellement un léger excédant de la pression intérieure sur la pression extérieure, ce qui, à l'état normal, s'opposerait aux entrées d'air par les portes et par les fenêtres, et pourrait avoir en certains cas une influence hygiénique favorable. Ce dernier point étant hors de notre compétence, nous ne nous en occuperons pas. D'autres personnes, au contraire, ont manifesté la crainte que, par suite même de cet excès de la pression intérieure, l'ouverture accidentelle des portes et des fenêtres, prolongée souvent toute la nuit pendant l'été, n'apportât à la régularité de la ventilation un trouble notable et n'occasionnât même parfois la rentrée de l'air vicié, déjà engagé dans les conduits d'évacuation.
Parmi ces opinions si différentes, l'expérience seule pouvait prononcer, et encore fallait-il s'attendre que ses résultats pourraient être influencés contradictoirement par diverses circonstances. Consultons-la donc.
232. Observations sur la différence des pressions extérieure et intérieure. — Et d'abord, examinons s'il se produit dans les salles où. arrive l'air insufflé un excès de la pression intérieure sur la pression extérieure.
Le moyen ordinaire à employer en pareil cas est l'usage du manomètre; mais, ici, les différences de pression sont si faibles que l'appareil cesse d'être sensible, à moins qu'on ne recoure à des dispositions particuHères analogues à celles qu'a employées M. Grassi.
Il a fait construire un manomètre à éther, formé par un long tube en U, dont la branche horizontale traversait une des croisées de la salle Saint-Augustin (pavillon n° 1), de
sorte que l'une des branches verticales communiquait avec l'air extérieur, et l'autre avec l'intérieur de la salle.
La température intérieure étcfiit de 18", et celle de l'extérieur de 3^5', toutes les portes et fenêtres fermées, et la ventilation marchant comme à l'ordinaire, on a observé les résultats suivants :