‹ Mécanique pratiqueChapitre 75 sur 127 · TOTAL ÉCOULÉ · texte numérisé non relu

TOTAL ÉCOULÉ

en 1".

1 heure.

La formule de l"anémomètre était Vr^O", 1392 + 0"°, 08852 N. La température de l'air était de 11° à l'extérieur, de 14" dans la cheminée et de 18° à 19° dans les salleS.

Les expériences précédentes, ainsi que d'autres dont il sera parlé plus loin, ayant montré que, dans des circonstances anologues de température extérieure et intérieure, et avec des vitesses notablement moindres de la machine, le volume total d'air évacué par la cheminée ne descendait pas audessous de 52 mètres cubes par heure et par lit, la faiblesse du résultat obtenu le 8 décembre ne peut être attribuée qu'à l'action du vent violent qui régnait ce jour-là, et qui, en s'introduisant sous le chapeau de la cheminée, contrariait considérablement l'action de la ventilation.

Un pareil effet ne se produirait pas à beaucoup près au même degré sur une cheminée plus haute, moins sujette au

refroidissement, et encore moins si elle était chauffée à l'intérieur; ce qui montre non-seulement l'avantage, mais même la nécessité de cette dernière disposition, quelle que soit d'ailleurs l'opinion qu'on ait de l'utilité des moyens mécaniques. Il serait d'ailleurs bon, en tout cas, de surmonter les cheminées générales d'évacuation, comme on le fait souvent pour les cheminées ordinaires, d'un chapeau tournant, d'une mitre percée de trous, ou au moins d'un ajutage allongé, qui, bien que diminuant le volume d'air écoulé, augmenterait la vitesse et donnerait plus de stabilité à l'écoulement.

2G4. Influence du ventilateur sur le volume cVair introduit par les poêles. — Après avoir constaté l'influence que l'action du ventilateur pouvait exercer sur la ventilation générale, qui se compose du volume d'air entré par les poêles et de celui qui afflue par les portes et par les fenêtres, il était nécessaire de chercher à reconnaître l'influence directe que le ventilateur pouvait exercer sur le volume d'air fourni par les poêles, quoique, sous le rappoit de l'introduction par -aspiration, l'arrivée de l'air à ces poêles fût disposée de la manière la plus défavorable.

A cet effet, des expériences comparatives ont été faites, le 11 janvier 1860, sur le poêle n° 2 de la salle du rez-dechaussée et sur le poêle n" 2 de la salle du deuxième étage du pavillon n° 4. La première expérience a été exécutée avec un anémomètre dont la tare était :

la deuxième avec l'anémomètre qui avait servi à toutes les expériences précédentes, et dont la tare était :

Les résultats de ces observations sont consignés dans le tableau suivant.

Il est bon de faire remarquer que, dans ces expériences, les couvercles des poêles avaient été enlevés, afin de faciliter

autant que possible le passage de l'air, tandis que, dans le service courant, la présence des g-rilles et des couvercles réduit la section de passage de l'air dans le rapport de 1,00 à 0,653*.

EXPÉRIENCES DE VEN'TILATION FAITES A l'hOPITAL LARIBOISIÈRE, LES 10 ET 11 JANVIER 1861, AU PAVILLON N" k.

(Système Thomas et Laurens.)

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