‹ Mécanique pratiqueChapitre 74 sur 127 · VB 'l|[ JBd · texte numérisé non relu

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201. Conséquences des résultats contenus dans le tableau précédent.— L'ensemble des observations, dont les résultats sont consignés dans le tableau précédent, montre que l'effet du ventilateur agissant par insufflation est beaucoup moins considérable qu'on ne l'avait supposé.

Il était bien évident, d'après les discussions précédentes de tous les résultats des diverses observations, que l'évacuation de l'air des salles par les cheminées n'était due, comme nous l'avons dit plus haut, qu'à l'aspiration produite parles différences de température, et d'un autre côté il n'était pas contestable que le ventilateur devait aussi y contribuer dans une certaine proportion.

Mais il était difficile de penser que la part de cet appareil dans le produit total de la ventilation générale ne s'élevât en moyenne qu'à 0,149, soit 0,15 et restât même souvent au-dessous de cette proportion.

Aussi n'ai-je pas été, en ce qui me concerne, médiocrement surpris de ce résultat si tranché, et me suis-je cru obligé de répéter l'expérience à plusieurs reprises et d'en faire constater les résultats par la commission chargée d'examiner les projets présentés pour le chauffage et la ventilation des nouveaux théâtres, en présence de laquehe ils ont donné des résultats encore inférieurs à la moyenne générale.

Il est important de faire remarquer que la cheminée générale d'évacuation de ces pavillons est en zinc, sans aucune garniture intérieure qui s'oppose à son refroidissement, ce qui est une faute grave de construction pour un appareil de ventilation. Il en est résulté que, dans les expériences qui ont été faites par un temps assez froid, l'air des salles, en traversant celte cheminée, perdait une partie notable de sa chaleur, augmentait de densité, et que l'action de la ventilation naturelle a été très-notablement diminuée par ces circonstances défavorables.

Si, au contraire, la cheminée avait été plus élevée et préservée contre les refroidissements par une cheminée intérieure en maçonnerie, l'air s'y serait beaucoup moins rc-

froidi; si, de plus, ce qui était et ce qui est encore facile aujourd'hui, la cheminée avait contenu un récipient d'eau chauffée par circulation de vapeur comme les poêles des salles, la température de l'air affluent des salles se serait élevée dans cette cheminée, au lieu de s'y abaisser, et l'aspiration aurait acquis plus de puissance.

Il est donc permis de penser que rien ne serait plus facile que d'accroître, à très-peu de frais, l'action de l'aspiration par rapport à celle du ventilateur, et l'on verra plus loin, par les résultats des expériences faites dans la saison d'été, que cela est indispensable pour évacuer les volumes d'air fixés par les conditions des marchés.

Il y a de plus lieu d'ajouter que, dans les expériences précédentes, lorsque le ventilateur était arrêté, l'air extérieur, pour arriver aux poêles, était encore obligé de descendre, comme dans le cas où le ventilateur fonctionnait, par la cheminée du clocher, traversait le ventilateur arrêté, et parcourait tous les conduits si compliqués qu'avait nécessités l'appareil mécanique. Cela prouve d'abord que l'aspiration seule suffirait pour faire arriver l'air nouveau par cette cheminée, si on le croyait nécessaire; et de plus il est évident que si l'on renonçait à l'emploi du ventilateur, on pourrait supprimer toute cette circulation et amener directement l'air aux poêles de chauffage par des prises d'air faites dans les faces du bâtiment, à chaque étage, et indépendantes les unes des autres.

Par ces dispositions, toutes les résistances au mouvement de l'air affluent, les pertes de force vive qu'il éprouve dans les conditions actuelles seraient considérablement diminuées, et je ne doute pas que l'on n'obtînt alors, dansles mêmes conditions de température, une affluence d'air au moins aussi considérable que par le système compliqué et dispendieux qui existe aujourd'hui.

262. Volume d'air total extrait des salles du pavillon n» 4 de riiopital Lariboisière. Expériences d'hiver. — Les résultats que

nous venons d'examiner au point de vue des effets comparatifs de ventilation, dus, soit à la seule différence des tempétures, soit à l'action du ventilateur, nous fournissent aussi des conséquences intéressantes quant au volume d'air total qui sort des salles de ce pavillon.

La vitesse de la machine à vapeur n'a pas toujours été la même ; et bien qu'elle doive être régulièrement fixée à 76 tours en 1', elle descend très-souvent au-dessous, et assez habituellement, pour économiser le combustible, on la réduit à 60 et quelques tours en T, et parfois à moins encore.

C'est entre ces limites qu'ont été faites les observations précédentes, et par les résultats qu'elles ont fournis on voit que le volume d'air moyen évacué parla cheminée générale a été par heure et par ht de SS^-^QO. Il s'est élevé à 65"'-%38 lorsque la machine marchait à 78 tours en une minute; mais à la vitesse de 70 tours, par un temps un peu mou, alors que la température extérieure était de 6" au-dessus de zéro,^ ce volume s'est abaissé à 52 mètres cubes par heure et par lit.

On verra plus loin que dans la saison d'été ce volume est encore beaucoup moindre et tout à fait au-dessous des prévisions.

265. De V influence du vent sur la ventilation générale dans ces pavillons. — Les expériences dont il vient d'être question avaient été commencées le 8 décembre par un vent violent de sud-ouest, qui, ayant amené de la pluie, força de les interrompre ; mais l'on avait déjà pu faire une première observation sur le volume d'air total évacué par la cheminée sous l'action simultanée de la ventilation naturelle et du ventilateur, alors que la machine fonctionnait à 80 tours en une minute.

Ces expériences avaient été faites en observant, comme il a été dit, la vitesse de l'air au centre de la cheminée et à 0'",25 de ses parois. Nous en consignons les résultats partiels dans le tableau suivant, parce qu'ils montrent que dans cette

eheminée l'on pouvait se contenter des observations faites au centre.

. La section désignée par A était une zone annulaire de 0°'"i,906 de surface, et la section B un cercle central de 0">-q,302 de surface. Elles formaient ensemble la section totale égale à l'"-%207.

EXPÉRIENCES FAITES LE 8 DÉCEMBRE 1860 AU PAVILLON N° k DE l'hôpital LARIBOISIÊRE.

NOMBRE

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