SITUATION
et numéros
d'ordre
des
poêles
à partir
deTeritrée.
NOMBRE
de
tours
de l'anémo-
mèlre
en 1".
VITESSE
de l'air en 1".
Total.
Total.
VOLUME
d'air fourni
par
les poêles
en I heure.
TEMPÉRATURES
de
Total
Total général pour le pavillon..
EXTÉ- RIEURE.
dans
lès
salles.
sortant des poêles.
moy. 44,
moy. 37,2
moy. 35,6 moy. 39,8
Observations. — Les couvercles de tous les poêles ont été enlevés pour ces expériences , tandis que , dans le service courant , les couvercles restant en place , la section lilire de passage à travers les tuyaux est réduite par la présence de la grille dans le rapport de 1 à 0,653, comme on l'a vu au n° 7 et le volume écoulé dans un rapport très-notable.
Formule de l'anémomètre: V = 0'° ,1392 -f 0"".08852N.
La section transversale du tuyau dans laquelle l'anémomètre était placé est égale à 0'" "1,147.
La machine marchait à 68 tours en 1' pendant la durée de toutes ces expériences.
268. Conséquences des résultats contenus clans le tableau précédent. — Les résultats des observations qui précèdent prouvent que les poêles n" 1, qui sont les plus voisins des conduits d'arrivée de l'air, débitent des volumes qui excèdent ceux des poêles du milieu des salles de 0,27 et même de 0,41; mais celle inégalité, qu'il serait assez difficile d'éviter, n'a d'autre inconvénient sérieux que celui que nous avons déjà signalé, de faciliter l'échappement direct d'une plus grande quantité d'air par les portes, lorsqu'elles sont ouvertes.
La ventilation est aussi plus énergique au rez-de-chaussée qu'au premier étage, et surtout qu'au second. La différence, qui est de 0,17 entre le rez-de-chaussée et le second étage, peut être attribuée en partie à l'influence de la hauteur des cheminées d'évacuation et en partie à la plus grande proximité de la machine. La température des poêles étant aussi plus grande au rez-de-chaussée qu'aux autres étages, il ne serait pas difficile d'établir une plus égale répartition de l'air, mais les différences ne sont pas assez grandes pour constituer un inconvénieîit grave. 11 y a lieu cependant de remarquer que dans les expériences, comme dans le service habituel, la température des salles de ces pavillons est toujours trop élevée de 2 à 3 degrés au moins , ce qui, en favorisant l'action de l'appel, augmente le volume d'air introduit, de même que celui qui est extrait. Le volume d'air total fourni par les douze poêles des trois étages, pendant l'hiver, quand ils étaient complètement découverts, s' élevant à 7069 mètres cubes pour les 96 hts contenus dans ces salles, le volume d'air que ces poêles pouvaient introduire dans ces salles, par heure et par lit, s'élevait donc à 73'"-%63, quantité supérieure aux conditions imposées aux constructeurs.
Mais on a vu que la présence habituelle des couvercles des poêles pouvait réduire ce volume aux 0,795 de sa valeur, de sorte que, dans le service ordinaire et avec les couvercles, le volume d'air total aurait été réellement réduit à
0,795X7059'"-<==5619"^'%8ouà58'"-%54 par heure etpar lit,
quantité encore suffisante, et qui aurait évidemment été dépassée, si la machine avait marché à plus de 68 tours en une minute. Il est d'ailleurs bon de remarquer que ce dernier chiffre s'accorde exactement avec le résultat moyen des observations faites sur la cheminée d'évacuation rapporté au n° 258.
2C9. Observation faite, le ISjanvier 1861, sur le volume d'air total évacué par la cheminée générale du même pavillon. —
Immédiatement après les expériences dont on \lent de parler, on a observé le volume d'air qui sortait de la cheminée générale d'évacuation, tous les poêles ayant encore leur couvercle. L'expérience a donné les résultats suivants :
NOMBRE
VOLUME
TEMPÉRATURES
de tours
VITESSE
d'air
de
de l'air
écoulé
dans
dans
l'anémomètre
en I"
par
EXTÉRIEURE
les
la
en l"
heure
salles
cheminée
Ce volume d'air de 5170""= est un peu inférieur à celui qui se serait écoulé par les poêles munis de leurs couvercles, et qui, d'après les expériences précédentes, devait être d'environ 5619""=, 8; mais il faut remarquer que ce jour-là le vent avait tourné au sud-ouest, et nous avons vu, au n° 261, que l'influence d'un vent violent pouvait diminuer dans une proportion énorme le volume d'air que cette cheminée, trop basse et facile à refroidir, pouvait débiter, et l'abaissait même à 4230 mètres cubes par heure, tandis que dans les mêmes conditions de température intérieure et extérieure, et à la même vitesse du ventilateur par un temps calme, le volume d'air écoulé pouvait être beaucoup plus considérable.
270. Influence du mode de construction de la cheminée. — Nous avons fait remarquer que la construction de la cheminée générale d'évacuation de l'air établie en zinc, sans chemise intérieure en maçonnerie, avait pour résultat fâcheux d'occasionner un refroidissement considérable de l'air qui venait des salles, et l'on a pu voir, par l'examen des tableaux précédents, que le refroidissement de cet air, qui, dans les salles, est habituellement à 19», pouvait être de 8 à 10", ce qui
contrariait et diminuait beaucoup l'évacuation. Cet abaissement de température, en rendant plus grande la densité de l'air qui passe dans la cheminée, crée à son échappement une résistance qui favorise sa sortie par les portes, toutes les fois qu'on les ouvre, ce qui est continuel ; la cheminée, où la température est habituellement plus basse que dans les salles, n'exerce donc par elle-même qu'une très-faible action d'appel qui s'ajoute à celle que produit la température des salles, et il n'est pas étonnant que dans ce dispositif, les volumes d'air évacués par la cheminée générale ne soient presque jamais supérieurs, et se trouvent, au contraire, trèssouvent inférieurs à ceux qui sont introduits dans les poêles. L'égalité approximative de ces deux volumes qui, sauf les circonstances accidentelles, s'observe ordinairement, ainsi que l'ont aussi constaté d'autres expérimentateurs, se trouve donc complètement expliquée et justifiée par ces réflexions.
271. Influence de la vitesse du ventilateur. — Les expériences dont les résultats sont consignés au tableau dun°26o ne sont relatives qu'au cas où la machine marchait à 62 tours, ce qui est, à la vérité, sa vitesse à peu près normale en service courant ; mais il était bon de reconnaître dans quell3 proportion le volume d'air qui débouche des poêles croît avec là vitesse du ventilateur ; car, s'il est à peu près vrai que dans des limites assez étendues le volume d'air que fournissent les appareils de ce genre, quand cet air débouche librement dans des tuyaux complètement ouverts, est proportionnel à leur vitesse, il n'était pas probable qu'il pût en être de même, dans le cas actuel, du volume d'air fourni par les poêles.
A cet effet, des expériences directes ont été exécutées sur le poêle n° 3 du premier étage du pavillon n° k, en faisant fonctionner la machine à des vitesses très-différentes.
Les résultats sont consignés dans le tableau suivant :
EXPÉRIENCES FAITES LE 16 FÉVRIER 1861 SUR LE POÊLE N" 3 DU 1"' ÉTAGE DU PAVILLON N° 4 DE l'hOPITAL LARIBOISIÈRE.
NOMBRE de tours
de la machine
en 1".
NOMBRE de tours
DE l'anémomètre
en 1".
VITESSE
de l'air en 1 ".
VOLUME
d'air écoulé
par heure.
TEMPÉRATURES
EXTE- UIELT.E.
de l'air
affiuent.
des
SALLES
Observations. — Section du débouché du tuyau placé sur le poêle dont le couvercle était enlevé, 0'°"i,147. On rappelle que le nombre de tours du ventilateur est quadruple de celui de la machine.
Si l'on représente graphiquement ces résultats, en prenant les nombres de tours pour abscisses et les volumes d'air fournis par le poêle pour ordonnées, on reconnaît que les points ainsi déterminés sont, dans l'étendue des expériences, situés sur une ligne droite qui, prolongée, ne passerait pas par l'origine des coordonnées ; et qui montre qu'en poussant la vitesse de la machine à 68 tours au lieu de 58, le volume d'air fourni se serait accru dans le rapport de 620 à 645, ou de 1 à 1,04, et qu'en allant à 90 tours au lieu de 68, le volume d'air fourni par le poêle se serait accru dans le rapport de 750 à 650, ou dans le rapport de 1 à 1,154 seulement.
La même proportion devant à très-peu près s'établir pour tous les poêles, on voit que, si à 68 tours de la machine le volume d'air fourni était, sans les couvercles, de 58'"-'=,54, il aurait été, à la vitesse de 76 tours, sans les couvercles, de 77"-'=,61 par heure et par lit, et à celle de 90 tours, sans les couvercles, de 85 mètres cubes par heure et par lit, ou avec les couvercles, de 67'""=, 55.
Cette faible influence de l'accroissement de la vitesse du ventilateur sur le volume d'air introduit par les poêles n'a d'aiheurs rien qui doive surprendre, puisque nous avons vu, par les expériences relatées au n" 238, que cet appareil ne
produit en moyenne que 0, 1 5 de l'effet total de la ventilation et que 0,375 de l'effet d'introduction de l'air neuf par les poêles. Ce n'est donc que sur ces fractions de l'effet total que l'accroissement de vitesse de l'appareil pourrait agir.
272. Influence de V action simultanée de deux ventilateurs. — Non-seulement l'accroissement de la vitesse d'un seul ventilateur au delà d'une limite assez restreinte cesse d'avoir une grande influence sur le volume d'air introduit dans les salles, mais même l'emploi simultané de deux ventilateurs n'offre pas un avantage proportionné au travail moteur consommé. C'est ce que montrent les expériences suivantes de MM. Trélat et Péligot.
12 juillet 1855. Volume d'air fourni par deux ventilateurs, la machine marchant à 88 tours en 1' 42055'"<^
4 avril 1856. Volume d'air fourni par un ventilateur, la machine marchant à 80 tours en 1'. . 35812°^=
275. Accord des résultats précédents avec ceux des autres ex~ pèrimentateurs. — Il n'est pas inutile de faire remarquer que les résultats des expériences qui viennent d'être rapportées sont à très-peu près d'accord avec ceux qui ont été obtenus par d'autres expérimentateurs.
En effet, on a pu voir précédemment, aux n°' 240 et suivants, qu'en ramenant tous les résultats à la vitesse de 76 tours de la machine, les volumes d'air introduits dans la salle par les poêles ont été trouvés, quand les couvercles des poêles étaient enlevés, par
M. Grassi, égaux à . 60°>''=,00 par heure et par ht.
M. Trélat ...... 73"-%70 — —
M. Thomas 75"^-%20 — —
Moyenne générale. 70"'=,60 — —
tandis qu'à la vitesse de 68 tours seulement, nous avons trouvé un volume de 73'""=,63.
Il en est de même pour les volumes d'air écoulés par les cheminées générales d'évacuation, lesquels ont été trouvés :
Par M. Grassi, égaux à. 75"'-=,04 par heure et par lit. Par M. Trélat 68°^ %05 — —
Moyenne générale. 72™-%45 — —
Les résultats qu'indiquent ces expériences n'ont donc rien qui ne s'accorde avec ceux des autres expérimentateurs qui ont opéré dans des conditions analogues de température extérieure ; mais ils mettent en évidence des circonstances sur lesquelles leur attention ne nous paraît pas s'être suffisamment attachée, et au premier rang desquelles je place l'influence relative des effets directs et naturels de la chaleur, ce qui les a conduits à attribuer trop exclusivement les efTets obtenus à l'action des appareils mécaniques.
C'est ce qui résulte aussi des expériences de MAI. Leblanc et Ser, qui, ayant opéré à des températures extérieures plus élevées et par conséquent moins favorables à l'action de l'appel, ont obtenu, à l'introduction comme à la sortie, des volumes notablement moindres que les autres observateurs.
274. Expériences sur la ventilation d'élè. — J'ai fait exéctiter, le 31 août 1861, des expériences pour corxStater le volume d'air qui sortait de la cheminée générale d'évacuation du pavillon n° 4, dans des conditions de température extérieure identiques à celles où, le même jour, on en avait effectué d'analogues sur les pavillons du même hôpital ventilé par appel.
Les résultats de cette expérience sont consignés dans le tableau suivant :
EXPÉRIENCES SUR LA VENTILATION d'ÉTÉ DANS LE PAVILLON N° 4 DE l'hôpital LARIBOISIÈRE, ventilé PAR INSUFFLATION.
TEMPÉRATURE
DIFFÉRENXE
de la température