‹ Mécanique pratiqueChapitre 78 sur 127 · TEMPE · texte numérisé non relu

TEMPE

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VITESSE

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I heure.

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Août.

273. Conséquences de cette expérience. — Cette expérience, faite le même jour, à la même heure à peu près que celle de la vérification sur les pavillons 1,3 et 5, ventilés par appel, dont il sera parlé plus loin, et dans des conditions aussi identiques que possible, montre que, tandis que la ventilation par appel a produit l'évacuation de 80 mètres cubes d'air par heure et par lit, la ventilation par insufflation n'a assuré que celle de 31™ "=,52 par heure et par lit.

Ce résultat, qu'il était facile de prévoir, tient à ce que dans ce système l'appel parla cheminée est extrêmement faible, et que l'ouverture des portes, au Ueu de l'activer, comme dans le système de l'appel, facihte la sortie directe par ces orifices de l'air insufflé sans assurer l'assainissement.

On remarquera que le volume de 31'"-% 52 trouvé dans ces expériences est presque identiquement le même que celui qui a été trouvé par MM. Leblanc et Ser, au printemps de 1861, alors que l'excès de la température intérieure sur la température extérieure était aussi très-faible, comme on peut le voir au n" 248.

27G. Nécessité de Vouverture desportes pendant les nuits d'été. — Cependant l'ouverture des portes des salles de ces pavillons pendant les nuits d'été est absolument indispensable et

même l'on est, dans les grandes chaleurs, obligé d'y joindre l'ouverture de quelques fenêtres, quels qu'en puissent être les inconvénients. Le fait m'a été attesté à plusieurs reprises cet été par des infirmiers et par des malades "*; et, quoiqu'il soit contraire aux règlements et aux prescriptions de la prudence, il n'en est pas moins la conséquence de l'insuffisance de l'assainissement.

277. Observations recueillies près des sœurs cle Charité. — Toutes les sœurs employées dans cet hôpital sont obligées de faire, à tour de rôle, le service de nuit dans tous les pavillons, et, à cet effet, elles doivent faire au moins une tournée, dans chacun des six pavillons dont les n°' 1, 3 et 5, occupés par les femmes, sont ventilés par appel, et les n°' i, 4 et 6, occupés par les hommes, le sont par insufflation. J'en ai interrogé un grand nombre, et toutes invariablement m'ont affirmé que l'air était plus pur et plus doux, moins infecté dans les pavillons des femmes que dans ceux des hommes. L'une d'elles, attachée à cet hôpital depuis 7 à 8 ans, a même ajouté que, pour ses tournées de nuit, elle avait soin de commencer par les pavillons des hommes, ventilés par insufflation , parce que, si elle y arrivait déjà un peu fatiguée par le parcours des autres, elle ne pourrait supporter l'influence de !a mauvaise odeur qu'on y respire.

Les expériences directes, comme les appréciations des personnes appelées à soigner les malades, sont donc d'accord pour prouver que le système de l'insufflation, malgré l'introduction de l'air nouveau qu'il assure, ne saurait produire en tout temps une évacuation suffisante ni régulièrement répartie de l'air vicié, et par conséquent l'assainissement à un degré aussi satisfaisant que le système de l'appel.

278. Ventilation des lieux d'aisances. — Celte partie du service de la ventilation n'a pas paru sans doute, aux ingé-

* Saussier, malade atteint de paralysie, demeurant rue du FauLourg-da- Temple, n" 123. Il a séjourné longtemps dans cet hôpital.

nieurs qui ont établi les appareils d'insuftlation, susceptible d'être résolue à l'aide de ces appareils, puisqu'ils ont eu recours à un dispositif d'aspiration.

Les planches IV et V montrent la disposition adoptée et qui a pour but de ventiler non-seulement les cabinets d'aisances et les conduits de descente, mais encore les fosses ellesmêmes. Celles-ci, à communication directe et non interrompue avec les conduits, sont ventilées au moyen d'un conduit d'appel souterrain qui, passant sous toute la longueur du pavillon, va gagner une cheminée d'appel chauffée par le tuyau de fumée d'un des fourneaux d'étuve de ce pavillon.

L'effet aurait été bien mieux assuré si cette cheminée d'appel avait été placée près des tuyaux de descente, et chauffée à l'aide d'un peu de vapeur empruntée à l'échappement de la machine.

Il paraît que le résultat n'ayant pas été à l'origine trouvé satisfaisant, on avait bouché l'orifice qui permet aux gaz de s'échapper de la fosse par le tuyau d'appel, ce qui alors les laissait remonter parfois par les tuyaux de descente, et produisait l'infection que j'ai observée et signalée dans mon rapport de 1860. L'on assure qu'aujourd'hui la ventilation des lieux d'aisances est beaucoup améliorée, et qu'elle est devenue satisfaisante depuis que l'on a ouvert l'orifice d'appel de la fosse. L'on a cependant été obligé d'y laisser un ou deux vasistas ouverts, et malgré ces perfectionnements, la disposition adoptée n'est pas à imiter.

279. Conclusions générales. — De l'ensemble de toutes les expériences faites par différents observateurs et par nous, on peut, je crois, tirer les conséquences suivantes :

1" L'air appelé par la cheminée du clocher se trouve toujours mêlé à une quantité d'air pris dans les caves, dans une proportion qui varie de 0,370 à 0,755 de la totaUté, selon que les portes voisines de la chambre des machines sont fermées ou ouvertes.

2" Cet air, au lieu d'être plus frais l'été que celui qui serait pris à hauteur des divers étages, est, au contraire, plutôt plus chaud.

3° Quand la vitesse de la machine atteint 76 tours en une minute, le volume d'air neuf introduit dans les salles à travers les poêles s'élève, l'hiver, de VO^-^OO à Tô^-^OO par heure et par lit.

4° Le ventilateur ne contribue, dans l'état actuel des choses et dans les mêmes circonstances, que pour les 0,375 à cette introduction d'air nouveau ; les 0,625 restant sont produits par l'aspiration.

5° Le volume d'air évacué l'hiver par la cheminée générale s'élève en moyenne à 70 ou 75 mètres cubes par heure.

6° L'été, à la même vitesse de la machine, ce volume d'air évacué peut se réduire à moins de moitié.

7° Le vent peut aussi réduire le volume d'air évacué à 40 ou 45 mètres cubes seulement par heure et par lit.

S" L'hiver le ventilateur n'influe que pour 0,15 environ dans l'évacuation de l'air vicié par la cheminée générale ; les 0,85 restant sont évacués par la seule action de l'appel.

9° La pression de l'air dans les salles est toujours inférieure à la pression extérieure.

10° L'évacuation est donc principalement due à l'action de l'appel.

11° L'emploi d'une cheminée en métal, sans enveloppe extérieure qui la préserve du refroidissement, est défectueux et nuit beaucoup à la ventilation.

12° L'ouverture complète d'un certain nombre de portes et de fenêtres trouble toujours et diminue considérablement l'évacuation régulière de l'air vicié. Elle produit sou--

vent des rentrées d'air vicié très-considérables dans les salles.

13° L'accroissement de la vitesse du ventilateur dans les limites de 60 à 90 tours de la machine en une minute, n'augmente que dans une assez faible proportion le volume d'air nouveau^introduit dans les salles, et d'après les dimensions adoptées pour les conduits, l'emploi simultané de deux ventilateurs accroît peu le volume d'air fourni.

14° Les lieux d'aisances sont parfois mal ventilés et répandent une mauvaise odeur dans les salles, malgré l'ouverture de deux vasistas qui, l'hiver, y produit un froid dangereux.

280. Ventilation par appel. — Hôpital de Lariboisière . — Description des appareils. — Le système de chauffage par circulation d'eau chaude est connu, et l'on trouvera d'ailleurs, au chapitre VIII, la description succincte des dispositifs le plus généralement employés. Je n'en parlerai donc pas ici, et je me contenterai d'indiquer l'ensemble des dispositions établies à l'hôpital de Lariboisière pour y produire à la fois le chauffage et la ventilation.

L'eau qui circule dans tout l'appareil est chauffée dans une chaudière principale a (pi. VI), à double enveloppe, établie dans les caves, et qui sert en même temps de cloche de foyer, et dans une petite chaudière a', plus spécialement destinée aux étuves à cataplasmes et au service de l'eau chaude. De la partie supérieure de la chaudière a partent deux tubes ou serpentins, qui s'élèvent dans la cheminée B, où ils absorbent une partie de la chaleur emportée par la fumée et par les gaz chauds venant du foyer.

Au sommet de cette cheminée, les deux tubes s'assemblent dans une sorte de bouteille conique, où ils débouchent, et de laquelle part un tube L dirigé en pente douce vers les récipients supérieurs RK placés dans la cheminée d'appel N. Ces récipients, dont le nombre a été successivement aug-

mente, se composent d'un cylindre principal de 0™,75 de diamètre et de seize autres cylindres, dont huit de 0™,70 de diamètre et huit de 0'",30 de diamètre, distribués autour du récipient principal (voy.pl. YII, flg. Set 4). Ils sont tous renfermés dans une sorte de chambre à air chaud qui existe au bas de la cheminée, et dans laquelle viennent déboucher tous les conduits d'air vicié.

La circulation de l'eau chaude s'établit entre tous les récipients qui, par leur surface totale échauffent cet air vicié au degré convenable, et elle passe du récipient central par quatre tuyaux de retour MM (pi. YII) destinés à distribuer l'eau aux diverses salles, en la faisant passer par les poêles ppp (pi. VI), d'où elle retourne à la partie inférieure de la chaudière a.

Cette circulation de l'eau dans les poêles se fait de la manière suivante :

A chaque étage (pi. VI et VII), il y a quatre poêles dans les grandes salles de 32 hts et un petit poêle dans une chambre à deux lits. Le tuyau (pi. VII), qui y amène l'eau , chaude, débouche dans une bouteille B qui alimente deux tubes de distribution CC, dont l'un G est destiné aux deux premiers poêles DD, et se continue ensuite dans un caniveau central, où il est en communication avec deux bouteilles destinées à échauffer l'air qui ti'averse ce caniveau. L'autre tuyau G' échauffe d'abord deux bouteilles et va ensuite chauffer les deux poêles D'I)'. Les deux tubes distributeurs GG' se réunissent en un seul G", qui est le tuyau de retour de cet étage à la chaudière.

Cette disposition a pour but de permettre de chauffer à volonté deux ou quatre poêles, selon les besoins, en manœuvrant des robinets convenablement disposés.

Chaque étage ayant d'ailleurs son tuyau d'eau chaude particulier, venant des récipients, on peut à volonté y modérer, y varier ou y interrompre le chauffage.

C'est ce que montre la planche VII, fig. 2, qui représente la disposition du premier et du deuxième étage.

Quant à l'arrivée de l'air nouveau, elle se fait par des caniveaux GG' (pi. VII, fig. 2) ménagés dans l'épaisseur des planchers et qui débouchent à l'extérieur; les uns G, G, en descendant dans l'épaisseur des murs de refend extrêmes des salles jusque dans les caves, les autres G', G', en se terminant sous les fenêtres aux murs de face des pavillons.

Tous ces caniveaux amènent l'air dans le caniveau central ménagé dans l'axe de chaque salle, et dans lequel circulent les tuyaux d'arrivée et de retour d'eau chaude; ce caniveau central est fermé de distance en distance par des cloisons en briques, afin d'opérer entre les poêles le partage de l'air affluent. Mais ce partage n'est pas fait également. Les deux poêles du milieu des salles reçoivent chacun l'air de quaire des caniveaux transversaux G'G' venant des murs de face, tandis que les poêles extrêmes ne sont ahnientés d'air nouveau que par les caniveaux GG qui l'amènent des caves.

Il résulte de cette disposition que les deux poêles extrêmes reçoivent et fournissent aux salles beaucoup moins d'air que ceux du milieu. Ce défaut, qui a été constaté par tous les expérimentateurs, devrait être corrigé, ce qui est facile, en établissant d'autres caniveaux de prise d'air particuliers pour ces deux poêles.

Les observations ont aussi fait remarquer que, dans les temps de grands vents, il arrive parfois qu'une bourrasque dirigée contre l'une des faces produit dans les caniveaux opposés un courant d'air qui traverse le bâtiment, non-seulement sans pénétrer dans les salles, mais en y produisant un appel momentané de dedans au dehors.

Ces effets accidentels, fort rares et toujours d'une trèscourte durée, n'ont rien de grave ; mais il est bon et facile de les éviter, soit en ne plaçant pas les caniveaux vis-à-vis l'un de l'autre, soit en les prolongeant dans le caniveau central, où ils seraient jusqu'à une certaine distance séparés par une languette.

Les tuyaux qui traversent les poêles présentent ensemble et pour chaque poêle une section de passage de 0°'-i,20, qui

suffit, comme on le verra plus loin, pendant la saison du chauffage pour amener 40 à 50 mètres cubes d'air nouveau par heure et par lit, mais ce qui est tout à fait insuffisant pour le printemps et pour l'été. Il en résulte alors que l'air nécessaire au remplacement de celui qui est évacué par l'action de l'appel entre par les portes et par les fenêtres ; ce qui présente des inconvénients.

Il me parait nécessaire, comme je l'ai déjà indiqué, de ménager des orifices auxiliaires pour ces saisons, pendant lesquelles on peut, sans inconvénient et avec des précautions convenables, introduire de l'air frais directement dans les salles.

L'évacuation de l'air vicié se fait dans chaque salle par des bouches d'appel VV (pi. VI et pi. VII) ménagées dans les parois verticales de chaque tnuTieau, entre les deux lits qui y sont placés, de sorte que l'air vicié est appelé le plus près possible de chaque malade avant qu'il se soit répandu dans la salle, ce qui est une condition de rigueur beaucoup trop néghgée dans d'autres hôpitaux.

Ces bouches forment l'extrémité d'autant de conduits de O'^jas sur 0°\23, indépendants les uns des autres, à chaque étage, de sorte qu'au deuxième étage chaque trumeau en contient trois. A leur arrivée dans le grenier, les trois conduits verticaux formant un même groupe débouchant dans un endroit commun II (pi. VII, fig. I), où ils sont prolongés jusqu'à une certaine distance par des languettes.

Tous les conduits II, étabhs sur le sol du grenier, se dirigent indépendamment' les uns des autres vers la chambre d'air chaud K, au bas de laquelle sont répartis les seize récipients.

L'eau chaude arrivant de la chaudière afflue dans le récipient central par le tuyau d'ascension H qui -est bifurqué, et, après avoir circulé dans tous les récipients de la chambre d'air chaud, elle se distribue aux différents élages par les quatre tuyaux de retour particuliers MM, destinés aux différents services qui peuvent ainsi être rendus indépendants les uns des autres et fonctionner séparément ou simultanément, selon les besoins du service.

Le nombre des récipients établis dans la chambre d'air chaud est trop considérable, ce qui provient de ce que le constructeur a été successivement conduit par l'observation à l'augmenter. La surface totale de chauffe de cet ensemble de récipients est de 87'"-'î,51 environ. Dans des constructions nouvelles, il conviendrait évidemment de la répartir d'une manière plus simple.

Au-dessus de la chambre à air chaud s'élève la cheminée générale d'évacuation KN (pi. YI et pi. VU), construite en briques, à section octogonale de 1"',90 de diamètre à sa base, et l'",00àsa partie supérieure, qui se trouve à 7"\70 au-dessus du sol de la chambre.

Tel est l'ensemble des dispositions adoptées par M. L. Duvoir-Leblanc pour les trois pavillons 1,3, 5, destinés aux femmes malades de l'hôpital Lariboisière. Elles ne sont pas toutes irréprochables; mais les résultats généraux sont assez satisfaisants et peuvent être facilement améliorés. C'est ce que vont démontrer les nombreuses séries d'expériences exécutées par divers observateurs et dont nous allons rapporter et discuter les résultats.

Avant de terminer cette description, il ne sera pas inutile d'indiquer aussi la disposition employée par M. L. Duvoir pour assurer la ventilation des lieux d'aisances.

Les cabinets situés à chaque étage contiennent trois cuvettes R en fonte émaillée (pL VI) , qui débouchent dans une autre cuvette S formant le sommet d'un luyau de descente U particulier pour chaque siège. Tous les tuyaux de descente conduisent les matières dans un grand bassin hémisphérique 0 en fonte toujours rempli d'eau, dans laquelle plonge leur extrémité ; ce qui empêche les gaz de la fosse située audessous de remonter par les tuyaux de descente.

Les matières se déversent du bassin 0, par l'espace X, dans la fosse qui est hermétiquement fermée.

Il résulte de cette disposition que les seuls gaz qui pourraient déboucher par le sommet des tuyaux de descente dans les cabinets seraient ceux qui se développeraient dans ces

tuyaux. Pour les empêcher de pénétrer dans ces cabinets, et en même temps pour enlever la mauvaise odeur qui peut se développer dans ceux-ci, M. Duvoir a mis chacune des contrecuvettes S en communication avec un tuyau T, qui débouche dans un conduit d'appel V, commun pour tous les sièges.

Lorsque l'appel exercé dans ce tuyau V est assez énergique, il détermine non-seulement l'évacuation des gaz développés dans les tuyaux de descente, mais il produit en outre dans les cabinets et par l'ouverture des sièges l'appel d'un volume d'air qui peut s'élever à 35™-= par heure et par siège, comme je l'ai constaté à l'hôpital Beaujon.

Malheureusement M. Duvoir, craignant peut-être avec raison de conduire les gaz dans la cheminée générale d'évacuation, a cru devoir chercher à les amener par un long conduit horizontal V V, qui parcourt toute la longueur du grenier dans la cheminée d'appel V" des promenoirs, quise trouve, par rapport aux lieux d'aisances, à l'extrémité opposée du bâtiment, à plus de 50 mètres dans le sens horizontal. L'étendue de ce parcours et le peu d'énergie de l'appel de cette cheminée empêchent que la ventilation de ces locaux soit en tout temps suffisamment assurée. Mais le dispositif n'en est pas moins convenable, et, avec quelques modifications, il serait facile de le rendre tout à fait efficace.

281. Résultats d'expériences. — Dès l'année 1847 j'avais fait à l'hôpital Beaujon des expériences sur le volume d'air aspiré par les cheminées d'évacuation par appel dans le pavillon de cet hôpital chauffé et ventilé au moyen de la circulation de l'eau chaude, et j'avais constaté, à l'aide d'un anémomètre du système de M. Combes, qu'il sortait des salles de ce pavillon, par heure et par lit :

Au rez-de-chaussée 66"'-%00

Au premier étage 60"'-<=,60

Au deuxième étage 42"'-°,00

Moyenne 56""-'^,00

Déjà cette ventilation avait produit, de l'avis du médecin chargé du service de cet hôpital, M. le docteur Rohert, des résultats assez favorables pour en faire disparaître à peu près complètement les cas de l'affection si grave vulgairement nommée la pourriture d'hôpital, chez les personnes atteintes de blessures graves, auxquelles ce pavillon était réservé. Mais ayant remarqué qu'à certaines heures il s'y manifestait encore une odeur désagréable, j'insistai, en 1852, dans un rapport sur les projets présentés pour l'hôpital dit alors de la République, et appelé aujourd'hui hôpital Larihoisière, pour que la ventilation fût portée au moins à 60 mètres cubes d'air par heure et par lit, alors que l'administration des hôpitaux n'avait demandé aux concurrents « qu'une ventilation continue d'air chaud pendant l'hiver, et d'air froid pendant la saison chaude, à raison d'au moins 20 mètres cubes par lit et par heure dans les salles de malades, et une ventilation pendant le jour seulement dans les chauffoirs, à raison de 10 mètres cubes par lit du pavillon correspondant. »

Les mômes expériences avaient permis de constater que le dispositif particulier adopté par M. L. Duvoir pour la ventilation des lieux d'aisances y faisait rentrer 35 mètres cubes d'air par heure et par siège, et enlevait toute odeur.

Lorsque de semblables résultats ont été obtenus à un jour donné, dans des circonstances normales, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne le soient pas toujours, si l'on exerce la surveillance convenable ; et si l'on reconnaît la nécessité de les accroître, il suffît de modifier les proportions en conséquence des besoins nouveaux*. Aussi, dès cette époque, regardais-je l'ensemble des appareils de M. L. Duvoir, et généralement tous les appareils de chauffage à l'eau chaude produisant la ventilation par aspiration, comme propres à fournir pour les autres hôpitaux la solution de la question de la ventilation; et dans un rapport adressé, vers la fin de 1847, à l'administration de la vihe de Paris, sur un projet présenté par le même constructeur pour le chauffage et la

ventilation de l'hôpital du Nord, appelé aujourd'hui hôpital de Lariboisière, je conclus, avec mes collègues, à l'adoption de ce projet, en indiquant quelques modifications ayant pour but d'accroître l'énergie des moyens d'appel et le volume d'air extrait des salles.

Plus tard, en 1852, lorsque d'autres projets furent présentés en concurrence avec celui de M. L. D avoir, ayant été consulté par M. le ministre de l'intérieur, je lui proposai*

* Rapport sur les projets présentés pour le chauffage et la ventilation de rhôpital du Nord {mai 18o2).

Monsieur le Ministre,

Les projets de chauffage et de ventilation proposés pour l'hôpital du Nord, sur lesquels vous m'avez fait l'honneur de me demander mon opinion, ont été examinés avec le plus grand soin par une commission présidée par M. Regnault, et qui comptait dans son sein M. Pelouze et d'autres personnes très-compétentes pour juger de semblables questions.

11 m'est bien difficile dans le peu de temps dont je puis disposer, et au moment de partir pour une mission que me donne M. le Ministre de la guerre , d'approfondir assez l'étude de ces projets pour pouvoir émettre une opinion personnelle, surtout si elle devait être différente de celle de mon savant confrère M. Regnault.

Je tâcherai cependant de vous faire connaître les doutes qui se sont élevés dans mon esprit après la lecture des pièces qui m'ont été communiquées, et je crois pouvoir le faire d'autant mieux que les principaux ne portent pas sur les qualités ou les défauts des systèmes présentés, mais sur le fond même des questions et sur la manière d'assurer le service de ce vaste hôpital.

Il s'agit, dans ces projets, de chauffer et de ventiler à la fois les salles occupées par les malades. La commission a distingué avec raison les projets où la ventilation doit être produite directement par les appareils de chauffage proprement dits de ceux où elle doit être déterminée, soit par un chauffage spécial, soit par des moyens mécaniques.

En présence des inégalités qu'ont souvent présentées dans leur marche les dispositifs, tels que ceux de M. Léon Duvoir, qui ventilent par appel direct produit par les appareils de chauffage, elle s'est prononcée en faveur du système de ventilation indépendante.

Dans ce dernier mode , deux projets lui étaient présentés : l'un par M. Grouvelle , qui se propose de produire la ventilation par aspiration au moyen d'un fourneau spécial d'appel ; l'autre , par M. Farcot , qui emploie des ventilateurs destinés à insuffler ou à refouler de l'air dans les salles.

Elle a donné la préférence à ce dernier projet, qui lui paraît assurer la régularité de la ventilation, indépendamment de toute variation de température et de la plus ou moins grande exactitude que les chauffeurs apporteraient à leur service.

Je ne puis que reconnaître la sagesse de ces motifs : mais, avant d'aller

de mettre en présence les deux projets les mieux étudiés, et d'appliquer l'un, celui de M. L. Duvoir-Leblanc, chauffant à l'eau chaude et ventilant par aspiration, à trois des pavil-

plus loin, je crois devoir appeler voire attention sur les bases mêmes qui ont été admises dans le programme du concours. La condition posée aux concurrents élait d'assurer :

]° Une ventilation continue d'air chaud pendant l'hiver et d'air froid pendant la saison chaude à raison d'au moins 20 mètres cubes par lit et par heure dans les salles de malades; et 2° une ventilation, pendant le jour seulement, dans les chaufîoirs à raison de 10 mètres cubes par lit du pavillon correspondant.

J'ai été étonné, je l'avoue, de l'exiguïté des quantités d'air à renouveler qui ont été ainsi demandées pour un aussi vaste hôpital, destiné à servir de modèle à ramélioration si désirable de tous les autres. Des expériences qui avaient une précision suffisante, et que j'ai faites en 1847 à l'hôpital Beaujon, ont montré que, dans le pavillon Clémentine, les appareils de chauffage et de ventilation simultanés produisaient, par lit et par heure, une a=piration d'environ :

66"'"^ au roz-de-chaussée, CO 6 au premier étage, 42 » au deuxième étage.

Cette ventilation abondante a produit sur l'état hygiénique du pavillon les résultats les plus favorables, et cependant elle n'est pas encore suffisante pour enlever toute mauvaise odeur, lorsqu'il y a des blessures et des opérations graves.

Il me semble donc résulter de ces faits que le minimum du volume d'air à enlever aurait dû être fixé à soixante mètres cubes, par lit et par heure, dans les solles, et à riiigt mètres cubes, par lit et par heure, dans les promenoirs, ce qui est plus que double de la quantité demandée au programme.

Il serait regrettable qu'au moment où l'administration municipale de Paris va réaliser un perfectionnement si désirable dans le service des hôpitaux, il ne fût introduit que d'une manière incomplète et avec une parcimonie aussi fâcheuse.

Il résulterait certaiiiement de l'augmentation de la ventilation un accroissement de dépense; mais, outre qu'il ne serait pas proportionnel au volume d'air, il faut songer qu'il ne s'agit pas ici d'une question d'argent, mais bien d'une question d'humanité; et, d'ailleurs, la plus grande rapidité des guérisons, la diminution de la durée du séjour dans les hôpitaux, la moindre gravité des maladies ne tarderaient pas à fournir, au point de vue financier seulement , une ample compensation à cet accroissement de dépenses.

Je crois donc, monsieur le Ministre, abstraction faite de toute considération des différents systèmes proposés, devoir vous prier d'exiger que le minimum des volumes d'air expulsé par lit des salles de malades soit fixé à 60 mètres cubes, et pour les promenoirs à 20 mèlres cubes, avec obligation de doubler cette quantité dès que l'administration en recon-

Ions; l'autre, celui de MM. Farcot, Thomas et Laurens, avec chauffage à la vapeur et poêles à eau de M. Grouvelle, ventilant par insufflalion, aux trois autres pavillons. J'insistai pour qu'une grande expérience nous apprît d'une manière

naîtrait la convenance ou la nécessité, sans que la dépense excédât, daas une proportion donnée (20 pour 100 par exemi-le), la dépense normale.

Quant aux systèmes eux-mêmes, je reconnais avec la commission municipale qu'il convient d'assurer le service de la ventilation indépendamment de celui du chauffage : mais s'ensuit-il qu'il y ait lieu de préférer la ventilation mécanique à la ventilation par la chaleur, et, dans ce dernier cas, que la veniilalion mécanique par pulsion ou refoulement de l'air dans des conduites de plusieurs centaines de mètres de développement soit préférable à la venlilation mécanique par appel? Je l'ignore complètement, et, en l'absence de documents authentiques et comparables au cas présent, je ne puis m'empècher d'avoir des doutes sérieux.

Je crains surtout que, la pression produite par le ventilateur allant sans cesse en décroissant depuis l'origine des conduites et du premier pavillon au dernier, il n'y ait dans la ventilation une très-grande irrégularité malgré les dispositions prises pour l'éviter.

Faut-il, en outre, malgré l'avantage que présente un seul appareil de chauffage et de ventilation, courir les risques de voir, par un simple dérangement de cet appareil double en partie, le service de tout l'hôpital interrompu? Je vous avoue que je ne le crois pas.

Enfin, en présence d'un système, celui de M. Léon Du voir, qui fonctionne convenablement, qui a pour lui la sanction de grands et nombreux succès, qui le premier a satisfait aux conditions d'une abondante ventilation au moyen de laquelle depuis cinq ans bientôt les déplorables accidents qui se produisent si souvent dans les autres hôpitaux et dans les autres pavillons de l'hospice Beaujon ont presque complètement disparu, de celui qui en est pourvu, et dont les irrégularités ne sont imputables pour la plupart qu'à des négligences qui résultent d'un défaut de surveillance et pourraient être évitées par des moyens divers de contrôle, est-il sage de tenter, sur une aussi vaste échelle, l'expérience d'un système en apparence plus rationnel, mais qui n'a pas été éprouvé dans les conditions auxquelles il se trouverait soumis? C'est une question que je ne puis prendre sur moi de résoudre affirmativement jusqu'à plus ample information.

S'il ne s'agissait que de faire un essai comparatif sur l'un ou l'autre des bâtiments, ou même sur la moitié de part et d'autre, je n'hésiterais pas, parce que, sans me préoccuper des intérêts financiers, je ne verrrais dans cette tentative, qui dans les deux cas assurerait, au moins à peu prés, des deux côtés une araélioraiion considérable, qu'une grande expérience dont le résultat final, en apportant au régime des hôpitaux une immense amélioration, donnerait des moyens sûrs de la gènéialiier.

C'est à vous, monsieur le Ministre, qu'il appartient d'apprécier toute l'importance de la question à ce point de vue général, et de ne pas la circonscrire à l'hôpital du Nord.

Quant à moi, par les motifs que je vous ai signalés, et d'après le peu de temps que je puis à présent consacrer à cette importante question, obligé

certaine si l'on pourrait parvenir à ventiler, à assainir, non pas seulement l'hôpital Lariboisière, mais tous les hôpitaux de France, nos casernes, nos ateliers, avec une dépense minime par rapport aux résultats qu'elle produirait, en diminuant les causes de maladie et de mortalité, si nombreuses dans tous les lieux de réunion.

Celte solution fut approuvée par le ministre, et c'est à cette circonstance que sont dus l'établissement simultané des deux systèmes qui fonctionnent à l'hôpital Lariboisière, et la facilité que nous avons eue de les comparer dans des conditions à très-peu près identiques.

J'avais en même temps demandé qu'une commission, composée d'hommes compétents et oflVant toutes les garanties d'indépendance, fût constituée pour suivre et observer la marche et les effets de ces appareils sous tous les points de vue ; mais cette dernière proposition n'eut pas de suite, et l'administration se contenta de faire constater purement et simplement si les conditions prescrites par le texte des marchés avaient été satisfaites. Sans le zèle de quelques observateurs habiles, la comparaison eût encore été impossible

J'ai précédemment analysé et discuté les résultats obtenus dans les pavillons chauffés à la vapeur et ventilés par insuf-

de partir dans deux jours pour accomplir une mission, en présence des opinions émises par mon savant confrère M. Regnault, je ne puis exprimer que des doutes sur l'opportunité qu'd y aurait à adopter d'une manière absolue la solution qu'il croit préférable et sur l'efficacité de laquelle l'expérience n'a pas prononcé. J'aimerais mieux, je l'avoue, augmenter un peu les dépenses à la charge de la ville de Paris, et mettre en présence les deux systèmes opposés , en donnant la moit é du service à chacun d'eux : la concurrence les maintiendrait, dans le meilleur état possible, et avant peu le gouvernement serait en mesure d'opérer avec certitude et de doter tous les hôpitaux et toutes les casernes d'une immense amélioration.

Je conclus donc à ce que les appareils de M. Léon Duvoir-Leblanc soient adoptés pour trois des bâtiments de l'hôpital du Nord, et ceux de MM. Farcol, Grouvelle, Thomas et Laurens pour les trois autres.

L'avenir décidera quel est celui des deux systèmes dont l'emploi doit être généralisé.

flalion. Les mêmes observateurs, M. Grassi, MM. Trélat et H. Péligot et, depuis eux, MM. Leblanc et Ser, nous fourniront des résultats d'observations sur l'autre système. J'y joindrai ceux des expériences que j'ai fait exécuter moi-même.

282. Expériences de la commission de réception des appareils de riiopital Necker. — Mais, avant de discuter ces résultats, il me paraît utile de reproduire textuellement la plus grande partie du rapport adressé, le 3 août 1853, à M. le directeur général de l'Assistance publique sur les appareils de chauffage et de ventilation établis à l'hôpital Necker par M. L. Duvoir-Leblanc, par une commission composée de MM. Combes, membre de l'Institut; Leblanc (Félix), répétiteur à l'école Polytechnique ; Gauthier, architecte, membre de l'Institut, et Huvé, architecte.

Sans reproduire la description des appareils , que j'ai donnée plus haut à l'occasion de l'hôpital Lariboisière, je me bornerai aux résultats généraux des observations.

Mais il convient cependant de dire que, pour mesurer le volume d'air neuf fourni par les poêles, M. F. Leblanc, rapporteur de la commission, avait placé au-dessus de l'orifice pratiqué à leur partie supérieure un tuyau en tôle de même diamètre que cet oritice, et offrant par conséquent une section de passage un peu plus grande que la grille en laiton qui le recouvre.

Par cette disposition, la vitesse de passage à travers la grille se trouvait diminuée au débouché des tilets fluides dans le tuyau, ce qui occasionnait une légère perle de force vive ou de travail moteur, sans grande influence sur les résultats.

L'anémomètre était placé à 0"%25 du sommet du tube, dans son intérieur, ou à 0'",75 au-dessus de la bouche, et par conséquent assez loin de cette bouche pour que le parallélisme des filets pût être considéré comme bien établi.

Ces expériences étaient donc faites dans des conditions qui permettaient d'atteiudre le degré d'exactitude que l'on peut se flatter d'obtenir dans de semblables recherches.

2ti3, Ventilatmi générale d'hiver. — œ Cette ventilation, mesurée dans la grande cheminée d'appel général, dont la section était de 2 mètres carrés au niveau où l'anémomètre était placé, a donné des nombres qui ont oscillé entre les deux limites extrêmes, 15 000"'-<= à 16 500"'-'' par heure, soit 88 à 98" <= par heure et par lit.

« La température extérieure a varié de 2",?' à -j-7o,2^ a La température la plus élevée qu'ait présentée l'air versé dans l'enceinte, à la bouche même des poêles, a été de 30*^ à 3P centigrades. »

Ventilation partielle. — « Les mesures précédentes ayant été exécutées, on a procédé à plusieurs reprises, à des jours et heures difïérenls, à des jaugeages partiels de l'air qui entrait dans les salles ou qui en sortait.

« Le jaugeage de l'air entrant par les poêles ou par les grillages du parquet aux étages supérieurs s'est fait avec facilitée

« Le jaugeage de l'air sortant a été plus pénible, en raison de la multiplicité des cheminées pratiquées dans l'épaisseur des murs et des défauts d'uniformité de section pour ces diverses cheminées. On a mesuré la section de chaque cheminée où l'anémomètre a été placé ; et, d'après les résultats obtenus sur un certain nombre de cheminées, on a formé une moyenne qui, multipliée par le nombre des cheminées de chaque salle, a donné un chiffre suffisamment exact pour le volume d'air total expulsé de la sahe.

« L'air sortant a constamment dépassé de beaucoup le chiffre de 60'"-'= par heure et par lit; on a constaté souvent 70 à 73"^-"=..

« En général, les cheminées les plus éloignées de la cheminée générale d'appel débitent moins que celles qui en sont le plus rapprochées. La moyenne pour chaque sahe a quelquefois atteint 90™-= par heure et par lit, et même 100™-°. Les i-ésultats maxima correspondent aux mesures prises au rez-de-chaussée. »

284. Température dans les salles.— « L'observation réitérée de la température dans les salles, pendant le jour, n'a jamais indiqué un chiffre inférieur à 15", même lorsque la température extérieure était moindre que zéro. Elle était ordinairement maintenue à 16°; quelquefois même, et pour une température extérieure de peu supérieure à zéro, l'on a trouvé 18" à l'intérieur, »

283. Volume cVeau chaude disponible. — « Le jaugeage de l'eau chaude disponible dans une journée a donné une quantité qui n'était pas inférieure aux 2500 litres exigibles aux termes du marché, »

286. Conclusions relatives à la ventilation cV hiver et au chauffage. — K En résumé, l'on voit que les conditions du marché se sont trouvées remplies, et môme dépassées, puisque constamment la température a pu être maintenue supérieure à 15" centigrades, et la ventilation notablement supérieure aussi au chiffre minimum de 60"'"= par lit et par heure imposé par l'administration. »

287. Ventilation totale d'été. — « Le jaugeage du courant d'air dans la grande cheminée d'appel général a donné en moyenne II 157°'''= d'air par heure, soit 69'"-<=,7 par heure et par lit.

ce L'expérience a été faite le matin, le feu n'étant pas poussé. »

288. Ventilation partielle. — « Le jaugeage de l'air d'entrée a donné 49™"= à 59"' ° par heure et par lit.

œ La ventilation dans les cheminées partielles n'a pas été moindre de 63™-= par heure et par lit; elle a souvent atteint et même dépassé 70"^'=.

289. Conclusions. — « En résumé, la commission est d'avis que les effets produits par les appareils étabhs à l'hospice Necker par M. Léon Duvoir, sous le rapport de la température à maintenir dans les salles pendant l'hiver, et sous le

rapport de la ventilation, satisfont aux conditions du marché de ce constructeur, et qu'il en est de môme de la ventilation d'été.

ce Les expériences relatives au jaugeage de l'eau chaude disponible pour- le service des malades pendant une journée ont démontré que les conditions du marché du constructeur étaient également remplies à cet égard.

« Paris, le 3 avril 1853.

« Signé : Ch. Combes. Signé : E. Péligot. « Signé : F. Leblanc. »

On voit par ce rapport que le système de ventilation par appel au moyen de la circulation de l'eau chaude est susceptible d'assurer, l'été comme l'hiver, un renouvellement régulier de l'air, tant par l'arrivée de l'air nouveau que par l'extraction de l'air vicié.

290. Expériences faites à Thôpital Lariboisière. — On doit à M. Grassi, pharmacien, une série nombreuse d'observations faites avec soin sur les appareils de chauffage et de ventilation établis d'après le même système et par le même constructeur à l'hôpital Lariboisière. Ces expériences, qui ont fait le sujet d'une thèse pour le doctorat en médecine, présentée par cet auteur le 6 juin 1856, ont été publiées d'abord sous le titre de Thèse, et ensuite dans les Annales d'hygiène. J'en reproduirai ici la plupart des résultats.

291. Dans ses expériences, M. Grassi s'est proposé d'abord d'étudier la ventilation sans chauffage, ou ventilation d'été, et la ventilation avec cbauffage, ou ventilation d'hiver.

Il a mesuré à l'aide d'anémomètres :

1° Le volume d'air entré par les poêles;

2° Le volume d'air sortant par les canaux d'évacuation ;

3° Celui qui s'échappe dans le même moment par la cheminée d'appel.

DES DIVERS SYSTÈMES DE VEMîLâTION. 439

Exnminons et discutons ces résultats; mais indiquons d'abord comment l'auteur a opéré pour les poêles.

Voici ce qu'il dit' : « Pour mesurer le volume d'air entrant par les poêles, je plaçais l'anémomètre dans un grand tuyau en tôle, formé d'un tronc de cône surmonté par un cylindre. La grande base du tronc de cône s'adaptait exactement sur l'ouverture circulaire des poêles. Le diamètre de la partie cylindrique du tuyau servant aux grands poêles est 0™, 297; l'anémomètre fixé dans l'axe était à 0",70 de l'ouverture du poêle. Pour les petits poêles, la partie cylindrique da tuyau à 0™,283; l'anémomètre est à 0-",50 de Toritice. »

Or, pour tirer des expériences" de M. Grassi et de celles de MM. E. Trélat et H. Péligot, qui ont été exécutées avec le même dispositif, tout le parti que méritent ces observations, faites avec soin, il importe de remarquer tout d'abord que, dans les grands poêles de ces pavillons, il y a, pour le passage de l'air, un tuyau central de 0°\40 et 12 petits tuyaux de 0°^,10 de diamètre, présentant une section totale de passage égale à 0™"i,22 ; mais, d'une autre part, l'orifice supérieur du couvercle du poêle a 0°\55 de diamètre, ce qui correspond à une surface égale à 0™,2376, qui est recouverte par une grille en laiton, dont les maillons diminuent l'orifice d'écoulement de 0"""î,0734 environ, et le réduisent en définitive à 0™-'!, 1642.

Ainsi, par la dimension donnée par le constructeur à ce débouché au sommet du poêle, l'aire de passage à travers les poêles se trouve réduite dans le

. 1 0,1642 rapport de 7——— = 0,75 envn^on, et se trouve 0,2200

pour les quatre poêles égale à 0'""i,6568;

et pour le petit poêle de la chambre à deux hts,

dont l'orifice se trouve ainsi réduit à 0"-'t,0326.

Total 0,6894.

Annales d'hygiène, tome V, pages 199 et 200.

tandis que les tuyaux des 19 cheminées d'appel, qui ont chacune 0™,23 sur 0"\ 23, offrent pour l'évacuation une section totale égale à 0'",23X0'",23X 19 = 1'"'%005.

Le constructeur a donc, fort à tort, réduit démesurément les passages d'arrivée de l'air, et il y aurait lieu de modifier les ouvertures des poêles, pour les rendre au moins égales, et même supérieures, à la somine des sections de passage à travers les tuyaux réchauffeurs des poêles.

Mais, outre cette réduction du débouché de l'air par les poêles, l'appareil employé par M. Grassi en a introduit une autre dont il importe de tenir compte, pour rectifier les conséquences qu'il a tirées de ses observations. En effet, le tuyau cyhndrique dans lequel M. Grassi a placé l'anémomètre pour les grands poêles n'avait que 0"\297 de diamètre, ce qui n'offrait qu'une section de passage de 0'" "î, 06 13; de sorte que, dans toutes les expériences faites sur les grands poêles, la section dans laquelle on a placé l'anémomètre, et par laquelle on a multiplié la vitesse observée, a été, par suite du dispo-

Qm-q 0613 1

sitif emiilové, réduite dans le rapport de - — \^, ^ =;m; ' -^ ^ ^ 0'"-'i,1642 2,68.

Or, comme on réduisait ainsi l'orifice d'écoulement sans que la pression extérieure ni la pression intérieure dans la salle variassent sensiblement; que l'on n'opérait à la fois que sur un seul poêle, les autres restant libres, il s'ensuit nécessairement que tous les résultats des expériences faites par M. Grassi sur les volumes d'air fournis par les grands poêles doivent être augmentés dans un certain rapport.

Dans un premier examen de ces expériences, et n'ayant pas encore eu la facilité ni le temps de faire des expériences directes, nous avions d'abord pensé que cette augmentation devait être faite dans le rapport même des sections ou de 2,68 à 1 ,00, ainsi que cela serait exact pour d'autres cas analogues. Mais des expériences spéciales faites avec un tuyau des proportions indiquées plus haut nous ont montré que cette évaluation était trop forte, et que les résultats obtenus par M. Grassi, ainsi que ceux de MM. Trélat et Péligot, dont

nous parlerons plus loin, devaient être seulement, mais au moins, multipliés par 1,40, pour donner les volumes d'air réellement fournis par les poêles.

Il n'en est pas de même des expériences faites sur les petits poêles des chambres à deux lits, parce que, pour ces poêles, l'aire de section du tuyau employé pour y placer l'anémomètre était égale à 0"'-i,0628, tandis que l'aire du débouché par les couvercles de ces poêles n'était que de 0™i,0326; il n'y avait donc alors aucune gêne à l'écoulement, qui se faisait seulement avec moins de vitesse qu'au passage par les poêles, ce dont l'anémomètre tenait compte.

En même temps qu'il observait le volume d'air entré par les poêles , M. Grassi mesurait aussi le volume d'air qui s'échappait parles cheminées d'évacuation, et les résultats de ses expériences, modifiés quant au produit des poêles d'après l'observation précédente, conduisent aux conséquences suivantes :

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