COTÉ NORD
VOLUME d'air SORTANT
quand la porte était
'^ L'orifice n° 3 du coté nord a évidemment donné un résullat anormal quand la porte était fermée.
Moyenne générale :
Porte fermée, par heure et par lit 84'"-'=, 72
Porte ouverte, ici. id 191™"=,86
Accroissement de volume d'air occasionné
par l'ouverture d'une porte 107'"-%14
Nota. lî y a lieu de remarquer que les orifices n°' 2 et 3, les plus voisins de la porte, et les orifices n° 9, les plus éloignés de chaque côté, paraissent, quand la porte est fermée, débiter notablement moins d'air que les autres, mais il faut observer que leurs conduits de jonction avec la cheminée d'appel sont plus longs que ceux des orifices ouverts dans le milieu de la salle.
L'ouverture des portes fait cesser cette irrégularité, et augmente dans la proportion de 1 à 2,26 le volume d'air évacué par la cheminée d'appel.
L'ouverture des fenêtres a une influence analogue, mais moins marquée, ainsi que le montrent les résultats suivants des expériences des mêmes observateurs :
Pavillon n" 1.
Volumes d'air sortis par l'orifice n° 2, en une heure :
1° Toutes les portes et fenêtres fermées. . , 119""^
2° Une fenêlre n° 2 adjacente ouverte 169
3° Les deux fenêtres adjacentes ouvertes 1 70
4° Les deux fenêtres en face ouvertes 169
5° Les quatre fenêtres précédentes ouvertes 163
6° Les deux fenêtres n° 4 ouvertes *. . 162
7*> Les deux fenêtres du fond de la salle ouvertes. . 156
8" Toutes les portes et fenêtres fermées 118
Ces résultats montrent que l'ouverture des fenêtres voisines ou éloignées d'un orifice a une influence considérable sur le débit de cet orifice, et qu'elle l'augmente d'environ moitié en sus de ce qu'il est quand toutes les fenêtres sont fermées.
De l'ensemble de ces expériences il résulte donc que l'ouverture accidentelle ou permanente des portes et des fenêtres, loin de troubler l'action de l'aspiration, l'active à un degré très-sensible, tandis que l'on a vu l'effet contraire se produire dans le système de la ventilalion par insufflation.
Il est d'ailleurs naturel de penser que ce résultat favorable est dû à l'énergie de l'aspiration produite par la cheminée, laquelle est bien supérieure dans ce système ; mais il s'ensuit aussi une conséquence importante pour la venUlation d'été, c'est que, dans le jour, quand le temps est chaud, la simple ouverture des portes est un moyen d'activer et même de régulariser la ventilation dans toute l'étendue des salles.
Quant à la ventilation de nuit, par les temps les plus chauds, où il convient cependant de tenir les portes fermées, on l'activerait beaucoup si l'on ménageait dans les salles des carneaux d'introduction de l'air analogues à ceux qui le
conduisent aux poêles, et qui, débouchant vers le plafond, fourniraient un supplément d'air considérable à la ventilation, pour laquelle l'arrivée de l'air par les poêles doit, dans celte saison, n'être pas suffisante.
298. Expériences sur la ventilation dliiver. — Le volume d'air nouveau qui peut être introduit par les poêles à eau chaude par le seul effet de l'aspiralion ayant été, comme on l'a vu plus haut, l'objet d'appréciations assez diverses, il m'a paru indispensable d'entreprendre une série d'expériences directes.
A cet effet, et pour ne laisser aux constructeurs aucun prétexte pour atténuer les conséquences des résultats, en même temps que pour être certain d'opérer sur ces appareils dans des conditions où ils pouvaient produire tout leur effet relativement à la saison où je voulais opérer, j'ai invité M. L. Du- Yoir à faire visiter tous les poêles et récipients, à les faire nettoyer et à régler la circulation de l'eau de manière qu'elle se fît avec toute la régularité possible. Pour l'exécution même des expériences, l'on a employé Fig. 41. un tuyau en zinc, dont la figure ci-contre
; [i ~~ il indique les dimensions, et qui était terminé par une partie cylindrique de 0™,60 de hauteur, et dont la section transversale égale à Û"'*'il611 était à très-peu près la même que la somme des sections de tous les tuyaux des poêles, égale à 0""-'!,1797. L'on a enlevé les couvercles pour éviter les effets d'obstruction qu'ils occasion-
/^--— -"'"^ ^^ naient, ainsi que toutes les chicanes qui
existaient dans les poêles.
D'une autre part, l'on a veillé à ce que rien ne fût changé dans le mode habituel de chauffage et à ce que la température des salles ne dépassât pas celle de 15 à 16 degrés, qui est prescrite par les marchés, afm de ne pas donner à l'aspiration une énergie supérieure à celle qu'elle doit avoir habi-
tuellement. Dans le fait cette température n'a été, comme on le verra, que de 15 degrés.
L'on a eu d'ailleurs soin de ne laisser aucune porte ouverte d'une manière permanente, sans toutefois interrompre la circulation ordinaire.
Ces dispositions prises, l'on a fait successivement des observations sur chacun des quatre poêles de chaque salle du pavillon n° 3, et ensuite l'on a déterminé le volume d'air total écoulé par la cheminée générale d'appel.
Les expériences ont été répétées les 11 et 20 janvier 1861, €t les résultats sont consignés dans le tableau suivant :
EXPÉRIENCES FAITES A l'hOPITAL LARIBOISIÈRE SUR LES VOLUMES D'aIR ÉCOULÉS PAR LES POÊLES ET PAR LA CHEMINÉE GÉNÉRALE D'APPEL DU PAVILLON N° 3, CHAUFFÉ ET VENTILÉ PAR CIRCULATION D'EAU ET PAR APPEL, LE U JANVIER 1861.