Dans la cheminée générale
299. Conséquences de ces deux séries d'expériences. — Les résultats consignés dans ces deux tableaux d'expériences montrent d'abord que les volumes d'air nouveau fourni par les poêles du pavillon n° 3, dans des conditions de chauffage très-modéré, ont été :
Aurez-de-chaussée 2122 met. cubes. 2005 met. cubes.
Au premier étage 1911 — — 1751 — —
Au deuxième étage 2097 — — 2130 — —
Total pour les trois étages. 6130 met. cubes. 5886 met. cubes. Moyenne des deux forces 6008 met. cubes.
Il y a 32 lits par salle ou 96 pour les trois salles. Le volume d'air nouveau fourni par les poêles a donc été de 62™''=,58 par heure et par lit.
Si le chauffage avait été conduit plus activement de manière à obtenir, comme cela arrive habituellement dans les
pavillons chauffés à la vapeur et ventilés par insufflation du même hôpital, une température de 19° dans les salles et surélevée à proportion dans la cheminée générale, il est incontestable que le volume d'air introduit aurait été encore plus considérable.
500. Répartition de l'air aux différents étages. — En examinant les volumes d'air totaux introduits à chaque étage, l'on reconnaît qu'ils s'approchent à peu près autant de l'égalité qu'on peut l'espérer dans de semblables circonstances.
301 . Comparaison des volumes d'air fournis par les différents poêles d'une même salle. — L'on remarque, au contraire, des différences considérables entre les volumes d'air introduits dans une même salle par les différents poêles. Les poêles n° 1 à tous les étages ne donnent la plupart que 0,40 à 0,50 du volume fourni par les poêles n" 2 et n° 3, dont les produits diffèrent peu, et les poêles n° 4 fournissent seulement environ les 0,66 du produit des poêles n°, 2 et n° 3.
Ce résultat, qui aurait pu être évité, provient des dispositions défectueuses prises pour faire arriver l'air à ces poêles, ainsi que nous l'avons indiqué au n° 279. Il serait facile d'y porter remède.
Quoi qu'il en soit de ce défaut, qui n'est pas inhérent au système, l'on voit que le renouvellement de l'air par les poêles est abondant et régulier.
502. Rapport du volume d^air introduit par les poêles aux températures extérieure et intérieure. — Les tableaux montrent que dans les expériences du 11 janvier la température extérieure était de — 5" et la température intérieure des salles de -|- 15'; il en résultait une différence de 20", qui produisait l'appel avec une énergie suffisante.
Sans vouloir pour le moment comparer les effets aux surfaces de chauffe, nous nous bornerons à faire remarquer que pour des températures extérieures plus élevées, la température des salles ne devant guère monter au delà de 18",
l'appel des poêles diminuerait d'énergie et qu'il faudrait y remédier. Les moyens en sont faciles, puisque pour ces circonstances l'on peut augmenter dans des proportions considérables la surface de chauffe des récipients supérieurs d'appel, puis qu'on peut aussi augmenter les orifices d'admission de l'air extérieur, et joindre à leur action celles d'orifices auxiliaires spéciaux pour l'époque où régnent ces températures.
505. Ventilation générale. — Le résultat le plus remarquable de ces expériences c'est l'effet 'de la ventilation générale produite par la cheminée de ces pavillons, par suite de sa construction assez convenable et de l'action du récipient d'eau chaude, qui reçoit sans cesse l'eau envoyée par la chaudière.
L'on voit, en effet que l'on a observé l'écoulement des volumes suivants par cette cheminée.
' Le 11 janvier 1860 ISSOS"'" par heure, température extérieure — £» Le 20 — 10533 — — —2»
Ces chiffres, pour des pavillons qui contiennent en tout 102 lits, correspondent respectivement à une extraction d'air des salles de 125"''%50 et de 103"-<=,20 par heure et par lit.
Si l'on se rappelle que M. Grassi a trouvé, en décembre 1855, par une température extérieure de -f- 4" et une température intérieure des salles de -j- 16", une évacuation de 11664"-= et de lit 60"'-<= par heure ou en moyenne de lll'^-^TS par heure et par lit, l'on voit que, quoique les différences de température exercent sur cet appel une influence considérable, le volume d'air extrait des salles excède de beaucoup la limite de 60""= par heure et par lit qui avait été fixée, chiffre que je ne regarde d'ailleurs que comme suffisant à peine pour l'assainissement.
504. Expériences sur la ventilation du printemps a l'hôpital Lariboisière . — Les résultats d'expériences que nous allons rapporter nous ont été communiqués par M. Guérin, ingénieur de la maison L. Duvoir. Ils ont été obtenus à notre
demande, du 2 au 18 avril 1861, par des températures trèsvariables, dont le chauffeur n'a pas assez tenu compte. La tare de l'anémomètre qui a été employé à ces expériences était, d'après les observations du constructeur de cet instrument, M. Neumann,
Elle était probablement exacte quand il était neuf; mais l'ayant fait vérifier au Conservatoire à l'occasion d'autres expériences sur la ventilation d'été, faites aussi par la maison L. Duvoir, nous avons trouvé que la formule était alors :
et c'est avec cette dernière formule que nous avons calculé les résullats des expériences qui nous étaient communiqués. Il en est résulté une réduction assez considérable pour les volumes d'air évacués; mais, quoiqu'elle soit peut-être un peu exagérée, nous croyons devoir maintenir les chiffres auxquels elle conduit, et qui d'ailleurs concordent assez bien, à différences égales dans les températures, avec ceux que nous avons obtenus l'hiver et l'été.
Les résullats de ces observations et du calcul sont consignés dans le tableau suivant :
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