AU POINT DE VUE DE L'APPLICATION A LA PSYCHOLOGIE
La physiologie musculaire de la face humaine est intimement liée à la psychologie ; on ne saurait certes le nier, lorsqu'on me voit, pour ainsi dire, appeler successivement sur la face du cadavre l'image fidèle de la plupart des passions dénombrées et classées par les philosophes.
C'est ce que je vais démontrer dans les considérations suivantes :
A. — Dénombrement îles muscles expressifs et «les expressions «Menues «Inns mes expériences «.'leclro-nliysiolosiques.
a. Il est démontré par les faits exposés précédemment (article II j qu'il existe une sorte de hiérarchie pour les muscles expressifs de la face humaine, c'est-à-dire que ceux-ci n'ont pas tous le même degré d'importance dans le jeu de la physionomie.
On peut en effet ranger dans un premier ordre les muscles qui, en se contractant partiellement, possèdent le privilège d'exprimer, de la manière la plus complète, des passions ou des états divers de l'esprit.
Un deuxième ordre se compose des muscles qui, de même que ceux du premier ordre, dessinent les lignes expressives
d'une passion dont ils sont les uniques représentants, niais qu'ils ne sauraient peindre complètement.
Dans un troisième ordre, enfin, on trouve les muscles qui sont destinés, en s'associant avec d'autres muscles, à exprimer spécialement certaines passions ou à les compléter, bien que, partiellement, ils soient inexpressifs.
Voici, dans la table synoptique suivante, la liste de ces muscles expressifs, rangés d'après ces différents ordres :