MUSCLES DE LA JOIE ET DE LA BIENVEILLANCE
Fig. 35. — Destinée à l'étude des lignes expressives produites par la contraction forte et partielle du grand zygomatique riiez une jeune femme. (Cette femme était triste et abattue an moment de l'expérience, ce que l'on reconnaît à l'abaissement léger de la commissure de la lèvre du côté gauche). A droite, excitation électrique assez forte du grand zygomatique avec excitation légère des palpébraux ; développement des lignes fondamentales propres à l'action du muscle de la joie . rire faux.
Fm. 30. — Destinée à l'étude expressive de l'association du grand zygomatique ou du triangulaire des lèvres, son antagoniste, avec les palpébraux. (Celte femme était gênée par une trop vive lumière au moment de l'expérience, et avait contracté spasmodiquement ses palpébraux.)
A droite, électrisation du grand zygomatique associée à la contraction volontaire, légère des palpébraux : rire méprisant.
A gauche, excitation électrique forte du triangulaire des lèvres, associée à la contraction volontaire et modérée des palpébraux : mépris, dégoût.
EXPLICATION DE LA LÉGENDE
A. — Mécanisme.
L'immersion du filet moteur (b, fig. 2) du grand zygomatique se fait un peu au-dessous de l'attache supérieure de ce muscle, c'est-à-dire 2 centimètres et demi à 3 centimètres en dehors et au-dessous de l'angle externe de l'œil. C'est à peu près vers ce point que mes rhéophores ont été placés dans toutes les expériences électro-physiologiques que j'ai faites sur le grand zygomatique (voy. les fig. 30, 31, 33, 34, 35, 36).— Du côté gauche de la figure 30, où les deux grands zygomatiques sont mis simultanément en action, le rhéophore correspondant au pôle négatif, qui est plus excitant que le pôle positif, a été posé au-dessous du point d'immersion du filet moteur du grand zygomatique, afin que la contraction musculaire soit égale de chaque côté.
Il m'est arrivé quelquefois de localiser exactement l'excitation dans ce muscle, comme dans le côté droit de la figure 30. Cette localisation exacte est assez difficile; car le courant électrique rencontre souvent un ou deux filets moteurs qui se rendent à un faisceau musculaire voisin, lors-