MUSCLE DE LA LASCIVEÏE
(TRANSVERSE DU NEZ, Q, fig. 1).
Figures 37, 38, 39, 40, 41, 42.
LÉGENDE
Fig. 37. — Portrait du vieillard vu de profil (représenté dans les figures 3, 6, 7, 8, 9, 12, 13, U, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36).
Comparer cette figure aux figures 38 et 39.
Fig. 38. — Destinée à l'étude de la contraction partielle du transverse du nez, chez le même sujet.
Contraction du transverse du nez; ne se produisant pas partiellement pendant les mouvements expressifs naturels ; représentant, en général, l'attitude du nez, chez les sujets d'un tempérament lascif ou aux habitudes lubriques. (Il existe des variétés individuelles qui dépendent delà forme du nez.)
Fig. 39. — Destinée à l'étude de la contraction combinée du transverse du nez et du grand zygomatique , chez le même individu.
Contraction combinée du Iransverse du nez, du grand zygomatique et du frontal : attention attirée par un sujet qui provoque des idées ou des désirs lascifs. Fig. /|0. - Portrait, vu de profil, d'un homme âgé de quarantedeux ans, abruti par l'abus des boissons alcooliques ; le nez de ce sujet est aquilin.
11 doit servir, comme le préc -dent, à l'étude expressive du transverse du nez.
Comparez celte figure aux ligures hï et 42.
Fig. Al. — Destinée à montrer, chez le même sujet, le mouvement imprimé aux ailes du nez par le transverse du nez, et la forme que prend alors ce dernier, quanti il est aquilin ; destinée également à l'étude de l'expression qu'il donne à la physionomie, lorsqu'il s'associe aux palpébraux. Contraction électrique du transverse du nez et contraction volontaire, légère des palpébraux, de manière à maintenir les paupières entr'ouvertes : mauvaise humeur, mécontentement.
Fig. U'2. — Destinée à montrer la grossièreté et le cynisme de l'expression lubrique, chez le même individu, dont le transverse du nez est très développé.
Contraction électrique combinée du transverse du nez et du grand zygomatique : ijaieté exprimée par des idées lubriques, cijnistne, paillardise.
EXPLICATION DE LA LÉGENDE
L'électrisation partielle du transverse du nez (Q, fig. 1) s'obtient en plaçant les rhéophores au niveau du corps charnu de ce muscle, comme dans les figures 38, 39, M et 42. La disposition anatomique de ce muscle rend cette expérience facile.
Les figures 38 et ûl montrent l'ensemble des lignes expressives, fondamentales et secondaires, produites par la contraction énergique du transverse du nez chez deux sujets dont la peau des parties latérales du nez se plisse ou se ride facilement. On voit que l'aile du nez est attirée obliquement en haut et en avant; que la portion supérieure du sillon naso-labial a suivi la môme direction ; que la narine, en s' élevant, s'est pour ainsi dire retroussée de telle sorte, que son orifice regarde en dehors, au lieu de s'ouvrir en bas; que le sillon cutané qui contourne la narine en arrière est plus accentué; enfin que la peau des parties latérales du nez s'est plissée parallèlement à la direction de l'épine nasale.
La forme générale du nez est considérablement modifiée parle transverse du nez; elle est caractéristique. Pour bien
comprendre l'exactitude de la description précédente, il suffît de comparer la forme du nez au repos des figures 37 et 40, au nez mis en mouvement par le transverse du nez, dans les figures 38, 39, H et 42.
La partie postérieure du nez où se termine inférieurement le transverse du nez,' et qui est mobile, est nécessairement attirée vers l'épine nasale, qui est le point fixe de ce muscle. Tout le monde comprend pourquoi la peau des parties latérales du nez, refoulée en haut et en avant, s'est couverte de petites rides parallèles à la direction de l'épine nasale.
Le mouvement de l'aile du nez, les lignes et les reliefs qui en sont la cause, sont beaucoup plus prononcés dans les figures M et 4*2 que dans les figures 38 et 39.