‹ Mécanisme de la physionomie humaine; ou Analyse électro-physiologique de l'expression des passionsChapitre 39 sur 70 · PARTIE ESTHÉTIQUE. — AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

PARTIE ESTHÉTIQUE. — AVERTISSEMENT

sions sur d'autres individus; je saisirai alors eette occasion pour réunir, autant que possible, l' ensemble des conditions qui constituent le beau, au point de vue plastique. »

Je viens donc aujourd'hui remplir cet engagement et répondre aux desiderata de l'art.

M' efforçant de satisfaire ceux qui possèdent le sentiment du beau, et désirant plaire en instruisant, j'ai fait quelques nouvelles études électrophysiologiques dans lesquelles on trouvera remplies autant que possible, j'espère, les principales conditions exigées par l'esthétique : beauté de la forme, associée à la vérité de l'expression physionomique, de l'attitude et du geste.

Les études esthétiques pourraient être multipliées et diversifiées indéfiniment ; mais l'extension considérable que j'ai dû donner à la partie scientifique de l'album me force à limiter le nombre des figures consacrées à sa partie esthétique. Du reste, en publiant ces études esthétiques, j'ai voulu seulement montrer un spécimen de ce que Von pourrait obtenir, au point de vue de Fart et du beau, à l'aide de mes expériences électro-physiologiques sur l'expression de la physionomie humaine.

13/i MÉCANISME DE LA PHYSIONOMIE HUMAINE.

Les figures de la partie esthétique ont été photographiées par moi-même (1). Leur exécution est bien autrement difficile que celle de la partie scientifique, où j'ai sacrifié tout à la démonstration des lignes expressives et à la vérité de l'expression; pourvu que les lignes expressives de ces dernières figures fussent parfaitement au point et mises en relief, le reste ('-tait secondaire.

Il n'en peut être de même des figures esthétiques, dans lesquelles le geste et l'attitude concourant puissamment à l'expression , le tronc et les membres doivent être photographiés avec autant

(1) Ces figures, ai-je dit, ne peuvent être bien photographiées que par l'expérimentateur ; j'en ai exposé la raison dans la partie scientifique (page 20). Voici comment on peut à la fois faire une expérience électro-physiologique et la photographier. Après avoir l'ail prendre au sujet l'attitude enharmonie avec la scène à représenter, et après avoir fixé sa tête (à l'aide d'un appui-tête), l'expérimentateur l'éclairé de manière à mettre en relief les lignes expressives qu'il veut peindre par l'excitation électrique; ensuite il procède à la mise au point. Pendant ce temps de l'opération, — qui exige un grand sentiment artistique, — la plaque est collodionnée et sensibilisée par un aide. Avant de placer cette plaque dans l'appareil, l'expérimentateur se fait mettre au point par son aide, dans la position qu'il doit occuper, sans déranger le sujet qu'il a déjà mis luimême au point. Pour cela, il avance plus ou moins la main qui tient les rhéophores, et puis sa tête et son corps, s'il ne peut éviter de se trouver dans le champ de la plaque. Enfin, par un signe convenu, il indique à l'aide le moment où il doit ouvrir et fermer l'objectif; ensuite l'expérimentateur procède lui-même au développement.

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