LORS
trent à diverses hauteurs; en haut et en bas, dans la commissure et dans le plexus cellulaire avant de Joindre les racines. Rien donc d'étonnant que de nombreuses fibres dela commissure semblent non seulement disparaître au niveau du réseau nerveux, mais encore se prolonger dans les cordons longitudinaux. Cependant, en raison du grand nombre de fibres qui entrent dans la commissure, nombre qui est, au niveau des racines, presque aussi grand que celui des fibres des racines elles-mêmes, et en raison de la persistance de ce volume de la commissure dans toute l'étendue du ganglion intravertébral — ce qui fait passer par cette commissure un nombre de fibres beaucoup plus grand que celui des fibres des racines du ganglion — les fibrilles des faisceaux de la commissure ne se continuent pas toutes dans les racines antérieures et postérieures, et même leur plus grand nombre doit se prolonger dans les cordons longitudinaux, doit appartenir à ces cordons. Cette façon de se comporter des individualités nerveuses ne cadre pas avec les théories d'exception pour lesquelles les « sensations sont perçues » uniquement dans les parties supérieures du canal vertébral. Mais ces théories qui veulent ainsi, au profit d’une partie des masses nerveuses, dépouiller de leur sensibilité les autres parties de ces masses, sont bien forcées de reconnaître que le plus grand nombre au moins des fibres sensibles s'arrête dans la moelle, car le volume de la moelle demeure à peu près le même dans toute la hauteur de celle-ci; 1l n’augmente pas comme il devrait le faire, c’est-àdire. considérablement, avec l'apport successif de bas en haut, des gros faisceaux de fibres des racines postérieures montant vers le cerveau. Et puis, si même quelques fibres des racines postérieures montaient Jusqu'au cerveau, elles ne comprendraient jamais qu'un nombre très restreint — relativement —
d'individualités nerveuses, et comment alors le cerveau pour-