‹ Mécanisme du système nerveux: Structure anatomique et nature des individualités du système nerveuxChapitre 21 sur 28 · FORMENT AINSI DES ANSES RÉFLEXES PHYSIO-PSYCHIQUES · texte numérisé non relu

FORMENT AINSI DES ANSES RÉFLEXES PHYSIO-PSYCHIQUES

1. Pour résoudre la question du mode de terminaison de l'individualité nerveuse que nous avons vue s’enrouler dans le muscle, il faut d’abord considérer la nature de cette individualité. |

Les individualités nerveuses fonctionnent sous l'influence des forces ou des mouvements extérieurs. De telle façon que lorsqu'un mouvement extérieur atteint la surface du corps au point initial d’une individualité nerveuse, celle-ci est parcourue par un mouvement qui commence au point excité de la périphérie et se propage dans toute l'étendue de lindividualité. De sorte que, en réalité, c'est le mouvement extérieur qui, atteignant la surface du corps, se propage dans toute l’étendue de l’individualité nerveuse. En d’autres termes le mouvement extérieur s’enregistre dans la substance organique.

Les individualités nerveuses sont donc des mouvements extérieurs enregistrés. L’organe résulte, ici, de la fonction : la fonction est le mouvement extérieur qui atteint la masse protoplasmique, la parcourt en groupant les molécules protoplasmiques et constitue ainsi l’individualité nerveuse (Ag. 93).

Mais nous avons vu que l’individualité nerveuse, s’enroulant sur elle-même dans le muscle, le mouvement de cette

individualité se multiplie et acquiert une intensité capable de

= NOQ Re

déplacer le point de la surface sur lequel agit la force extérieure.

Ainsi le mouvement extérieur, qui constitue l’individualité nerveuse, acquiert, au bout d’un certain temps, assez d’intensité pour déplacer la masse protoplasmique dans laquelle il s'enregistre; il se trouve ainsi agir sur un point nouveau de cette masse prôtoplasmique et ainsi continuer à s'enregistrer dans cette masse.

En somme le mouvement extérieur déplace la masse protoplasmique de façon qu’il s’y enregistre le plus possible.

Le mouvement qui commence en À se transporte donc ou se continue en B (fig. 93 et 95).

A priort donc l’individualité, qui représente le mouvement qui commence en À, doit se continuer avec l’individualité qui lui succède et qui représente le même mouvement en B.'4 priort donc, l’individualité nerveuse, après s'être enroulée dans le muscle, doit revenir à la surface par le même chemin qu'elle a déjà suivi, mais en sens inverse, pour se continuer avec l'individualité nerveuse voisine qui lui succède.

Les individualités nerveuses forment ainsi des anses se continuant à la périphérie et dont le centre est dans les muscles. Nous pouvons les appeler anses réflexes.

Au point de vue physiologique, les individualités nerveuses, se continuant, doivent commencer où les autres finissent, ou finir où les autres commencent; or toutes les individualités commencent à la périphérie, donc toute individualité nerveuse doit se terminer à la périphérie, au point même où commence l'individualité qui lui succède. Si l’on objectait que les individualités pourraient être enroulées dans le muscle de telle façon que l’une ne puisse fonctionner qu'après l'autre, nous ferions.. remarquer que les individualités peuvent fonctionner en dehors des muscles (se réduire), qu'ensuite les individualités

as" 98" 2

associées d’une même surface tactile se partagent entre des muscles différents, éloignés, représentant des directions primitives (voir plus loin, 2).

Au point de vue physique, le mouvement qui a lieu dans l'individualité nerveuse, sous l'action de la force extérieure, se continuera encore quand cette force n’agira plus sur l’individualité nerveuse déplacée et il se continuera où évidemment les molécules protoplasmiques sont le plus sollicitées au mouvement, c'est-à-dire le long de l'individualité nerveuse ellemême et vers le point d'application nouveau de la force extérieure. Donc, le mouvement se terminera en revenant à la surface, vers la nouvelle individualité qui va commencer.

Essayons d'expliquer ce fait d’une façon plus précise.

Lorsque l’individualité nerveuse est au repos, les molécules protoplasmiques sont écartées les unes des autres. Au contraire, quand la force extérieure agit sur elle, elles se rapprochent et se groupent (voir planche VIT).

La force extérieure a donc pour résultat de rompre l'énergie qui les tient écartées ou d'augmenter l'attraction des molécules les unes pour les autres. Si 4, par exemple (fig. 94), reste écartée de 3 et de 5, c’est qu'elle est également attirée par 3 et par »; de même, l’action de 12 est contrebalancée par une attraction extérieure, æ. De même, 4 exerce une attraction sur 3, 5 et 12, de telle sorte que ces molécules sont écartées de 2, de 6 et de 20.

Mais qu'une force extérieure agisse sur 4 de façon, par exemple, à lui enlever lPattraction x, l'équilibre sera rompu; 4 et 12, s’attirant mutuellement, s’uniront; l’action de 3 et de 5 sur 4 sera en même temps diminuée; 20, libre, attirera et sera attirée par 28, etc. On aura ainsi un mouvement allant de x à 44 et se traduisant par le rapprochement des molécules.

Si, au lieu de porter sur 4 seulement, la force extérieure

Out

agit aussi sur 3; 3 et 4, débarrassées de leurs forces attractives æ’ et +, et tendant à devenir libres du côté de 2 et de 5, s’uniront ensemble et à Al et 12 chacune (fig. 94); 19 et 20, 27 et 28, etc., s'uniront de la même facon, suivant la direction de la force extérieure.

Admettez maintenant qu’à partir de 35, 36, 43, A la totalité des mouvements ou des contractions moléculaires soit assez intense pour amener le déplacement de la masse entière : la force extérieure, qui agissait sur 3 et 4, sera déplacée (relativement). Mais le mouvement initial ne s’en continuera pas moins encore un peu en raison des forces attractives mises en liberté.

Déjà 5, 13,21, 29, 35, 45 tendent à devenir libres du côté des molécules rapprochées. Si la force est transportée de gauche à droite par exemple, son déplacement, étant produit par le mouvement de la masse protoplasmique sous l'influence de la contraction arrivée en 43, 44, son déplacement durera tant que cette contraction augmentera encore. La force agira donc sur les molécules situées de gauche à droite, et dans sa direction ; et ces molécules tendront à se mettre en liberté comme dans là colonne précédente; mais la force continuant à se déplacer, cette tendance, tout en se RÉPPADeENE vers la profondeur, ne passera pas à l'acte.

Cependant 45 tendant à se mettre en liberté au moment où la contraction atteint 44; et 46 tendant également à devenir libre sous l'influence de la force déplacée, c’est ici que la contraction ou le mouvement continuera; 45 et 46 S’uniront à 37 et 38; 29 et 30 à 21 et 22; 13 et 14 à 5 et 6. Alors la contraction commencée en 3 et 4 se termine; le déplacement de la force cesse, et celle-ci peut alors agir sur 7 et 8, comme elle à agi sur 3 et 4, en produisant une nouvelle anse.

La seconde branche de l’anse, formée par Iés molécules

rapprochées lors du mouvement de retour, s'écartera de la

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