‹ Mécanisme du système nerveux: Structure anatomique et nature des individualités du système nerveuxChapitre 5 sur 28 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Persuadé que notre système psychique est un mécanisme de mouvements psychiques tous de même nature (sensations et pensées), que la matérialité des mouvements extérieurs est simplement leur obectivité, qui ést constituée elle-même par des mouvements de notre propre mécanisme psychique, et que, par conséquent, comme l'enseigne Lewes, les mouvements de notre système psychique, considérés objectivement, doivent fatalement avoir l’aspect matériel; que l'objectivité ou la matérialité des mouvements extérieurs, y compris les mouvements psychiques extérieurs analogues au nôtre, étant identiques pour tous ces mouvements, ou que les choses étant composées de mêmes éléments matériels, 11 y avait lie de croire que : l° tous les mouvements qui constituent le mécanisme des choses sont de même nature, correspondent à des éléments semblables, psychiques; 2° que les choses ont deux faces parallèles, l’une subjective, psychique; l’autre, objective, matérielle ; je pensai, que l’on pouvait étudier objectivement notre mécanisme psychique, suivre, avec le scalpel et le microscope, sa forme objective, matérielle, et, par suite, préciser nettement ce mécanisme et ses rapports avec les mouvements extérieurs.

Je me livrai alors aux études médicales pour tâcher de saisir la forme objective de nos phénomènes psychiques.

Le travail que je présente pour thèse inaugurale, que je suis

forcé, par les circonstances, de présenter bien écourté et bien

imparfait, est donc le résultat de patientes études et de méditations poursuivies sans relâche depuis plus de douze ans. J'ai tout sacrifié à ces études : plaisirs, avoir, position. Abandonné complètement, en dernier lieu, par mes parents, sans ressources, j'aurais peut-être fini par succomber si, spontanément, un ami, M. l'ingénieur Meunier, à qui je suis heureux d'adresser publiquement l’hommage de ma profonde reconnaissance, ne m'avait tendu généreusement la main.

Malgré la lutte pénible que j'ai eu à soutenir, je ne regarderai pas le passé avec amertume, si je puis contribuer, dans mes faibles moyens, à jeter un peu de lumière sur la constitution des choses, et mon seul désir est de pouvoir continuer les travaux qu'inaugure cette thèse.

En terminant cette préface, je remercierai vivement, pour les encouragements qu’il a bien voulu me donner, M. Ch. Féré, dont le beau livre Sensation et Mouvement est un des ouvrages qui ont le plus inspiré mon travail.

Je prierai M. le professeur Bouchard de vouloir bien agréer l'hommage de ma profonde gratitude pour son accueil affable, ses conseils et son appui.

Enfin, je saurai toujours également gré de leur extrême

bienveillance à MM. les professeurs Pitres et Jolyet.

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