Marcheur au moment du double appui
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jambe gauche, une oscillation complète de la jambe droite,
Deme.ny. — Méc. et éduc.
un appui entier du pied gauche et deux demi -appuis du pied droit.
La durée de l'appui de chaque pied a été la même, un peu
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plus grande que celle du lever. Le tronc s'est incliné légèrement en avant et conserve une inclinaison variant avec la vitesse de l'allure, le degré de fatigue et de force musculaire. Le pied touche le sol par le talon quelle que soit la longueur
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du pas; la jambe au moment du poser est oblique en avant et presqu'étendue ; elle fait un angle avec la verticale qui reste
Fig. 29G. — Mouvement relatif du membre inférieur par rapport au tronc dans la marche. Période de lever.
C, centre de mouvement de la hanche; — G, genou; — 0, 1, 2, 10, cheville du pied. (Les chiffres correspondent à ceux de la figure 295.)
constant pour un même sujet aux différentes vitesse de la marche puis le pied se déroulant sur le sol l'angle décrit par le rayon au moment dulever s'ajoute avec le premier pour former l'angle total de déroulement. Ce dernier vaut 50° environ et il varie avec la longueur du pas.
Le genou au moment où le rayon du membre passe par la verticale est étendu dans la marche lente, un peu fléchi dans la marche rapide.
Fig. 297. — Mouvement relatif du membre inférieur par rapport au tronc
pendant l'appui du pied.
(Les chiffres correspondent à ceux de la figure 295.)
Pendant la période de lever du pied, le membre oscillant est d'autant plus fléchi que le temps d'oscillation est plus bref; c'est là une condition d'économie de travail que l'on retrouve dans l'oscillation du bras, la vitesse du pied atteint son maximum au dernier tiers de la phase d'oscillation. La vitesse
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moyenne du pied est supérieure au double de la vitesse de progression du corps ; en eflet la durée du double appui doit se
Fig. 298. — Mouvement relatif de la cuisse sur la jambe dans la marche, pendant le lever du pied.
G, centre de mouvement du genou; — 0, ), 2, 3, 4, 11, position de la jambe indiquant le degré de flexion et d'extension tous les i/20 de seconde. La courbe ponctuée indique le mouvement relatif. (Les chiures correspondent ù la figure 29b.)
retrancher de celle du demi-pas pour constituer la période d'oscillation (fig. 295 et suivantes) l.
Appui du pied. Déroulement du pied et double appui. — Le pied touche le sol par le talon (fig. 295) et presqu'aussitôt s'applique par toute l'étendue de sa surface plantaire ; cette première phase occupe encore les trois cinquièmes de la durée
1. Demeny et Marey, Notes à l' Académie des sciences (1884-1886).
tolale de l'appui. A partir de ce moment le talon se détache du sol et pendant laseconde phase, c'est-à-dire lesdeux cinquièmes
21 Joijti
Fig. 299. — Mouvement relatif de la jambe sur la cuisse dans la marche
pendant l'appui du pied.
Les numéros indiquent les positions successives de la jambe tous les 1/20 de seconde, et. par suite, le mouvement de flexion et d'extension. La courbe ponctuée rend manilcste ce mouvement. (Les chiffres correspondent à la figure 295.)
de l'appui, le pied se déroule autour de sa pointe ou pour mieux dire de l'extrémité des métatarsiens (fig. 305). La figure 308 montre la durée relative de l'appui du talon et de la pointe du pied.
Le double appui est spécial à la marche, nous en avons étudié la durée1 en adaptant sous la semelle des plaques de métal disposées de façon à fermer le circuit électrique d'une pile
i. G. Demeny, Variations de la durée du double appui dans la marche, Comptes Rendus de l'Académie des sciences, 25 juin 1885.
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portative placée dans la poche du marcheur quand le double appui avait lieu. Le contact électrique se produisait quelle que
Fig.300. — Centres de rotation du rayon du membre inférieur pendant le déroulement du pied sur le soi.
Le mouvement angulaire du rayon correspond aux trois arcs a, 6, d, décrits autour du point C pendant le poser du talon, de la cheville C pendant le poser de la plante du pied, du point C" pendant le déroulement du pied jusqu'à la pointe des orteils. Les angles a,p et y sont respectivement les angles de poser, de lever et de déroulement. (Les chiffres correspondent à ceux de la figure 295.)
soit la partie, pointe ou talon qui posât sur le sol. L'inscription de la fermeture du circuit se faisait au moyen d'un signal Desprez (fi g. 309). Les tracés obtenus mesurent exactement les durées du double appui et même les durées de l'appui et du lever d'un pied pour la durée d'un demi-pas (fig. 306, 307 et 310).
^ En faisant varier le nombre des pas de 40 à 100 par minute, j'ai pu comparer les durées du demi-pas à celles du double'
Fig. 301. — Loi de la vitesse angulaire et de l'allongement du rayon du membre inférieur pendant l'appui.
0, centre de mouvement; 10, 11, 22, arcs décrits par le rayon tous les 20e de seconde; O, V, verticale. La différence entre la courbe ponctuée représentant la trajectoire de la hanche et l'arc de courbe montre les variations de la longueur du rayon. (Les chiffres correspondent à la figure 295.)
appui correspondant (fig. 311). On voit qu'à toute allure mar-
chée il y a un double appui des pieds, que la durée de ce double
appui diminue plus vite que celle du demi-pas quand la marche
s'accélère, les écarts extrêmes ont été de de , à -5- de ' 4 8
la durée du demi-pas ; soit en valeur absolue de à de seconde.
Dans une autre série d'expériences j'ai étudié l'influence de la charge. En augmentant graduellement cette charge de 0 kilogrammes à 40 kilogrammes le double appui augmente pour atteindre presque la moitié du demi-pas (lig. 312).
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Tantôt nous imposions au marcheur une cadence de 60 pas à la minute, tantôt nous le laissions libre de régler à volonté son allure.
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Fig. 302. — Variations de la vitesse horizontale de la hanche, du genou et de la cheville pendant un pas complet de marche ; les temps sont comptés en 20e de seconde.
(Les temps correspondent aux positions de la figure 295.)
L'allongement du double appui a atteint son maximum dans ce dernier cas.
Fig. 303. — Loi de la vitesse angulaire de flexion et d'extension de la jambe sur la cuisse et de la cuisse sur le tronc dans la marche.
La courbe ponctuée correspond au mouvement de la jambe, la courbe point et barre au mouvement de la cuisse. La flexion est au-dessus de la ligne des temps, l'extension audessous.
La fatigue allonge la période de double appui, et cet allongement peut servir de signe objectif de la fatigue.
Influence: de la chaussure. — Deux choses essentielles sont à considérer dans la chaussure : sa forme intérieure, la fidélité avec laquelle elle se moule sur le pied et en suit tous les mou-
vements et sa forme extérieure, les dimensions du talon et de la semelle (fig. 313).
L'empreinte du pied sur le sol montre la forme à donner à la chaussure. Dans un pied normal le gros orteil se trouve à peu
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Fig. 304. — Courbe représentant la variation de vitesse angulaire et la variation de la longueur du rayon du membre inférieur pendant l'appui du pied.
Le trait ponctué correspond à la vitesse angulaire, le trait plein à la longueur du rayon. (Les chiffres correspondent aux temps et positions de la figure précédente.)
près dirigé suivant la ligne interne du pied, les orteils sont libres, étalés sur le sol, les points de contact ont lieu principalement aux métatarsiens et au talon; la plante présente une voûte ne reposant pas sur le sol. Dans le pied plat, cette voûte n'existe pas, le pied s'écrase (fig. 314) à cause de la distension des ligaments, les points de contact avec le sol sont plus nombreux, mais c'est une conformation défectueuse enlevant toute résistance au pied et incompatible avec la marche soutenue.
Les chaussures mal faites ont presque toujours le défaut de recroqueviller les orteils et de les déformer en les ramenant tous vers un axe faux passant par la pointe de la chaussure. Les
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chaussures étroites et pointues sont cause de la plupart des infirmités du pied, durillons, arthrites, luxations des orteils qui infligent aux élégants des tortures inimaginables. La
Fig. 305. — Déroulement complet du pied dans la marche. 1, lever du talon ; — 2, appui sur les orteils; — 3, lever de la pointe.
radiographie reproduite (fig. 315) suffit pour faire comprendre l'état du pied dans ces conditions.
La hauteur du talon diminue la longueur du pas parce qu'elle
Fi>:. 306. — Semelles exploratrices de la pression donnant la durée de l'appui du pied et la durée relative de l'appui du talon et de la pointe.
réduit le déroulement du pied sur le sol; on voit (fig. 300, 305 et 316) la longueur du pas se composer de la longueur du pied augmenté de l'écartement des pieds; plus le talon est élevé, moins la projection horizontale du pied sur le sol est grande, moins le déroulement est grand; le minimum de déroulement
correspondrait au pilon d'une jambe de bois, le maximum au pied complètement à plal. Le marcheur muni de chaussures à hauts talons repose en réalité sur la pointe des pieds, le poids du corps comprime douloureusement les orteils dans l'extrémité de la chaussure et le fait de se tenir sur la pointe des pieds provoque nécessairementles flexions de la jambe et de la cuisse; la longueur du pas diminue encore parce que la jambe
Fig. 307. — Inscription des appuis successifs du pied droit et du pied gauche pendant la marche, avec la notation des appuis et levers montrant la valeur relative du double appui.
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Fig. 308. — Inscription de la pression du pied sur le sol pendant la marche au moyen d'une semelle exploratrice donnant la durée relative de l'appui du talon et de la pointe.
ne s'étend pas au moment du poser (fig. 300). Ainsi tout l'équilibre du tronc est compromis et une ensellure lombaire en est la conséquence.
La longueur de la semelle augmente la longueur du déroulement du pied sur le sol et par suite la longueur du pas ; mais il ne faut rien exagérer. Une semelle longue et rigide semblerait l'idéal pour allonger le pas, cela est vrai, en théorie, mais elle exige une dépense considérable d'effort et devient extrêmement fatigante. Une semelle trop souple permettant l'extension complète des orteils raccourcit visiblement la longueur du pas (fig. 317 et 318).
Une bonne chaussure ne peut être faite que sur un moulage du pied ou sur une vieille chaussure qui en a pris exactement la forme. Les durillons se produisent aux endroits où la chaussure frotte sur le pied; on ne les évitera pas avec une chaussure trop large; il faut au contraire pour cela une chaussure ajustée.
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Mouvements du tronc. — La périodicité et l'obliquité de L'im-
Fig. 309. — Dispositif pour mesurer la durée du double appui dans la
marche (Demeny).
Bo, bollines il semelles S métalliques venant en contact à la pointe CC et au talon DD' pendant l'appui sur le sol. Un circuit électrique PFF' est fermé pendant le double appui et un signal S inscrit la durée de la fermeture sur un cylindre enregistreur En que l'on lient à la main par une poignée M.
pulsion de la jambe communiquent au tronc un mouvement complexe que l'on peut diviser en oscillations verticales, oscillations latérales et torsions.
Oscillations verticales du tronc.
— Les oscillations verticales
tiennent à l'angle de déroulement du membre inférieur. La trajectoire de la hanche serait un arc de circonférence si celui-