‹ Mécanisme et éducation des mouvements [electronic resource]Chapitre 29 sur 68 · CD · texte numérisé non relu

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mixte. Le marcheur qui veut courir penche le corps en avant, puis fait un appel du pied semblable à un saut, il fléchit pour

cela la jambe à l'appui et l'étend ensuite brusquement pour détacher le corps du sol. La figure 409 ne montre que les mouvements de la moitié droite du corps; la transition se fait en B sur le pied gauche invisible, mais les réactions se font suffisamment sentir sur la moitié droite du corps. On voit que la flexion de la jambe au moment de son appui modifie immédiatement les trajectoires de la hanche et de la tête, en leur donnantles caractères propres à la course, c'est-à-dire la forme concave par en haut à la place de la convexité qui s'observait en A dans la

Fig. 40S. — Transition de la marche à la course. Le marcheur se penche en avant pour accélérer sa vitesse.

marche. A la fin de cet appui, la brusque détente de la jambe projette le corps comme dans un saut, la suspension est obtenue en C; un autre appui s'observe en D ; le régime de la course est régulièrement établi.

De la course à la marche la transition est inverse (fig. 410 et 411); le coureur ralentit sa vitesse en penchant le corps en arrière. L'appui prochain A est un peu plus prolongé, le membre inférieur plie en faisant un travail résistant pour atténuer la vitesse; il se redresse ensuite sans brusquerie comme dans la marche.

Pendant cet appui, la trajectoire de la hanche offre une forme mixte ; concave d'abord comme dans la course, puis convexe comme dans la marche.

A partir de ce moment, les actes qui se succèdent sont ceux de la marche ordinaire : le lever du pied correspond à un minimum des trajectoires de la tête et de la hanche, il se produit au moment où le pied gauche vient toucher le

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sol ; enfin le corps reprend l'inclinaison propre à l'allure de la narche.

La série des actes exécutés- dans cette transition est semblable à celle qui s'observe dans la chute qui suit un saut en longueur.

Les transitions d'ailleurs peuvent s'étudier au moyen de la méthode des appuis et levers. Le tracé suivant montre la durée relative d'appui et de lever de chaque pied dans une marche accélérée qui devient en G une course modérée- On voit com-

Fig. 410. — Transition de la course à la marche.

On voit le coureur porlcr le corps en arrière pour ralentir la vitesse.

ment il y a subitement transition d'allure et substitution de la suspension du corps au double appui ce qui est la caractéristique de la course et de la marche (fig. 412 et 413).

Nous aurons encore à examiner à propos de l'économie du travail les allures les plus avantageuses au point de vue pratique pour parcourir une distance donnée dans des conditions voulues de temps ou de moindre fatigue.

Galop. — L'allure appelée galop est une combinaison de la course et une combinaison de la course et de la marche : elle contient une suspension correspondant à l'impulsion d'une seule jambe. Cette impulsion est supérieure en intensité et en durée à celle de l'autre jambe qui exécute seulement la poussée nécessaire à un demi-pas de marche précipité (fig. 414).

Les distances des empreintes des pieds sur le sol ne sont plus égales; cette allure est usitée seulement dans les jeux d'enfants.

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