Demeny, Les bases scientifiques de l'Education physique
deux insertions supérieures a et son insertion b au radius.
brachial à l'omoplate, qui complique l'effet de ce muscle sur le mouvement du bras.
Le triceps brachial, vu ses insertions supérieures, peut étendre le bras sur l'avant-bras et agir sur l'omoplate en arrière (fig. 19).
Nous pouvons citer encore le couturier, le psoas, les demimembraneux, demi-tendineux, droit interne de la cuisse, la longue portion du triceps fémoral, le biceps fémoral, les jumeaux» les muscles moteurs des orteils et des doigts.
Fig. 20. — Effet complexe des mus- Fig. 21. — Muscles qui relient le cles du mollet à cause de leur bassin à la cuisse et le bassin au insertion au fémur en a et au tibia. .,
calcanéum en b. pS) psoas; — C, couturier; — A, insertions
au bassin; — B, au tibia.
Tous ces muscles ont des insertions sur des os non contigus, leur action est très complexe (fig. 20 et 21). Dans les efforts intenses l'effet le plus clair est de servir de ligaments actifs en serrant les surfaces articulaires l'une contre l'autre afin d'empêcher leur séparation.
Nature des mouvements articulaires. — Les surfaces articulaires déterminent déjà par elles-mêmes la nature des mouvements des os en contact.
Il est des articulations susceptibles des mouvements les plus restreints comme des mouvements les plus étendus, les plus vagues comme les mieux définis.
Le scapulum n'a que de simples glissements sur le tronc; deux vertèbres ne prennent l'une sur l'autre que des inclinaisons fort restreintes.
L'articulation du coude permet une rotation autour d'un axe dans un plan unique. Les articulations des phalanges, celle de l'atlas avec l'occipital, du fémur avec le tibia sont semblablessous ce rapport. Au poignet la mortaise radio-cubitale, larliculation du premier métacarpien avec le trapèze limitent les mouvements de circumduction dans deux plans rectangulaires.
Les têtes de l'humérus et du fémur sont sphériques, les mouvements correspondants du bras et de la cuisse sont des mouvements coniques; la main et le genou peuvent décrire des circonférences autour de l'épaule et du bassin.
Le radius se meut autour du cubitus, l'atlas autour de l'axis, le tronc autour de la ligne des tètes fémorales, comme autour d'un axe ou d'un pivot. Seul, le mouvement de rotation complet, comprenant un cercle entier ne se rencontre pas dans les articulations ; il faudrait pour cela une discontinuité dans les tissus, la nutrition ne le permet pas.
Sauf les glissements confus de l'omoplate ou les déplacements des os du tarse et du carpe, les mouvements des pièces articulées du squelette sont réductibles à ceux des leviers simples ou du treuil.
Les centres ou axes de rotation sont des lignes théoriques existant quelquefois en dehors des articulations, mais faciles à retrouver.
La connaissance simple de l'équilibre du levier suffit pour comprendre les conditions de stabilité des os les uns sur les autres dans les différentes attitudes du corps.
| 2. — Description du squelette au point de vue mécanique.
Il n'est pas inutile de rappeler le rôle mécanique des os et de décrire le squelette à ce point de vue en laissant de côté les détails intéressant le chirurgien. Il faut savoir où se passent les mouvements si l'on veut les comprendre et les associer dans un but éducatif. Au point de vue mécanique, le squelette se compose d'une colonne servant d'axe, et surmontée d'un renfle-
ment, la tête. Cette colonne
Fig. 23. — Représentation schématique du squelette humaiu au point de vue mécanique.
A, axe vertébral ; — T, tête; — C et C\ ceintures de l'épaule et du bassin donnant attache aux membres supérieurs M, M' et aux membres inférieurs iN,N°.
Fig. 24. — Coupe théorique du tronc pour montrer les deux anneaux contenant les viscères en avant et les centres nerveux en arrière.
est composée d'éléments superposés, les vertèbres, et
Fig. 22. — Squelette de l'homme (Debiehue).
a, os pariétal ; — b, frontal : — c, vertèbres cervicales ; — d, sternum ; — vertèbres lombaires ; — t, humérus ; — f, cubitus ; — r/, radius ; — h, carpe ; — t", métacarpe ; — k. phalanges; — r, iémur ; — q, rotulo ; — tibia; — m, péroné; — n, tarse ; — o, métatarse; — p, phalanges des orteils; — u, clavicule; — *, os iliaque.
chaque verlèbre donne naissance à deux arcs adossés l'un à l'autre. Ces arcs superposés forment en avant lacavité viscérale, en arrière la cavité médullaire contenant les centres nerveux (fig. 22, 23 et 24).
Voilà pour le Lronc. Deux ceintures, l'épaule et le bassin servent d'attaches aux membres. La ceinture supérieure est mobile ; elle permet àlamain d'être orientée de toutes façons et de toucher toutes les parties du corps. La ceinture inférieureest au contraire solide, en rapport avec sa fonction de porter le poids du corps. On peut trouver dans le membre inférieur les segments analogues au membre supérieur, mais accommodésà la station bipède. Les os et leviers sont creux, légers et résistants, reliés par des ligaments solides.
A égalité de matière la forme en tube présente plus de résistance à la flexion que la colonne pleine ; une feuille de papier roulé devient un tube rigide, la nature a réalisé ce moyen avant les ingénieurs modernes. Le fétu de paille si léger résiste cependant aux tempêtes.
Mouvements des pièces du squelette.
Les surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage lisseet poli, la synovie les tient constamment humectés, aucune machine ne peut être mieux disposée pour atténuer les frottements.
Colonne vertébrale et tête. — La colonne vertébrale est l'axe essentiel du squelette. Les corps des vertèbres ont un volume croissant de la tête à la région lombaire. La forme est pyramidale; les éléments inférieurs, ceux qui ont la pression la plusforte à supporter présentent aussi la plus large surface à l'écrasement. Les courbures vertébrales sont contenues dans le plan antéro-postérieur. Ces courbures sont caractéristiques de la station bipède; elles ont pour effet de rejeter les organes thoraciques en arrière, d'amener le centre de gravité du tronc au-dessus de sa base de sustentation et de réduire ainsi la fonction des muscles chargés de maintenir le tronc en équilibre autour de la ligne des têtes fémorales (fig. 25 et 26).
Les éléments vertébraux permettent une mobilité variable aux différentes régions. Au cou, la mobilité de la tête tient à
une disposition spéciale. L'articulation de l'atlas avec l'axis permet la rotation de l'atlas, entraînant la tête, autour de l'apophyse odontoïde comme pivot (fig. 36). La délicatesse de cette articulation lui enlève sa solidité. Faire une chute sur la
région cervicale, soulever un enfant parla tète peuvent avoir les plus graves conséquences, la luxation de l'atlas entraînant toujours une lésion de la moelle; la mort ne survient pas autrement dans la pendaison.
A la région dorsale la mobilité, entravée par la présence des côtes et la solidité du thorax est presque nulle.
Le mouvement le plus étendu se retrouve à la région lombaire, surtout entre la 5e lombaire et la lro vertèbre sacrée grâce à l'épaisseur des disques intervertébraux. '
On peut dans la station droite faire tourner la tête de 480° et regarder derrière soi, mais sur les 180°, 73° se passent dans les articulations du tarse du genou et de la hanche, 79° dans la région cervicale 28° seulement dans la région dorsale et la région lombaire.
La mobilité de la région cervicale tient à la disposition des apophyses articulaires des vertèbres et à la rotation de l'atlas autour de l'axis.
Les apophyses épineuses ont un développement proportionné à la force de traction des muscles extenseurs ; leur direction est celle de cette traction constante ; presque horizontales à la région cervicale et lombaire, elles sont très obliques à la région dorsale (fig. 25).
11 ne faut pas confondre la ligne formée par les extrémités des apophyses épineuses avec la forme de la colonne vertébrale. La première peut être courbe et faire croire sans raison à une déviation latérale des corps vertébraux.
Fig. 25. — Coupe de îa co lonne vertébrale avec ses courbures normales.
lombaire; — % dorsale; — 3, cervicale.
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS 25
Les apophyses articulaires indiquent parfaitement le sens de la mobilité des vertèbres. Les surfaces de frottement ont leur plan presque horizontal à la région cervicale; à la région dorsale ce plan est de plus en plus incliné en bas et en arrière,
Fig. 26. — Squelette de quadrupède montrant la direction des apophyses épineuses du rachis et l'absence de courbure lombaire.
mais perpendiculaire au plan médian ; à la région lombaire, il tourne de 90° pour devenir vertical et parallèle au plan médian. Ces dispositions intéressent au plus haut point la connaissance exacte des mouvements du corps.
Les vertèbres sont séparées (fig. 37) par les disques intervertébraux qui permettent une mobilité suffisante aux nécessités de la locomotion.
Dans une chute sur les pieds, le choc se propage par le bassin, puis au sacrum qui a la forme d'un coin, il se transmet de là aux éléments élastiques précédents où il s'épuise et arrive tout à fait atténué au cerveau.
La colonne vertébrale réalise l'union de la solidité et de la mobilité. La moelle y est admirablement protégée, à l'abri de toute lésion et, dans les mouvements les plus étendus n'y est jamais comprimée. Le liquide céphalo-rachidien joue un rôle
Tort intéressant pour équilibrer la pression intérieure dans le canal médullaire.
La tête, simple renflement de la colonne vertébrale a pour qualité première la solidité en rapport avec l'importance des
Fig. 27. — Vertèbre dorsale (Debieriie). 6, trou vertébral.
centres nerveux qu'elle renferme; les organes des sens, l'œil et l'oreille exigent la grande mobilité de ses articulations pour être dirigés dans tous les sens et recevoir les impressions extérieures.
Thorax. — Le thorax est remarquable par sa solidité et sa mobilité. Les côtes sont articulées en arrière avec la colonne vertébrale et en avant avec le sternum par l'intermédiaire de cartilages élastiques. Le thorax doit sa résistance à cette élasticité; il remplit le double rôle mécanique de protection des viscères thoraciques et abdominaux et d'organe moteur. Par ses mouvements alternatifs de dilatation et de resserrement, analogues au jeu d'un soufflet, il aspire et chasse tour à tour le sang et l'air des poumons (fig. 28 et 29).
Les deux ceintures, épaule et bassin, rattachant les membres
au tronc, diffèrent beaucoup par leur mobilité et leurs fonctions.
Épaule et bassin. — L'épaule n'est fixée au thorax que par
Fig. 28. — Cage thoracique Fig. 29. — Mécanisme de l'élévation
(Debierre) . de la cage thoracique (Debierre) .
La ligne pleine représente la cage au repos , — la ligne pointillée, pendant l'inspiration.
les ligaments reliant la clavicule au sternum et les muscles unissant l'omoplate au thorax, de là sa mobilité extrême permettant au bras les mouvements les plus étendus. Cette mobilité est aussi la cause de ses fréquentes malformations1 (fig. 30).
L'humérus est relié à l'omoplate par un ligament en forme de capsule très lâche, sa tête n'est pas emboîtée dans la cavité glénoïde, trop peu étendue pour cela. Les muscles se chargent d'apporter à cet assemblage la solidité qui lui manque sans en compromettre la mobilité.
Au bassin (fig. 30) nous voyons au contraire une solidité toute particulière. Le bassin est une ceinture rigide formée de
1. Voir Les bases scientifiques de l'Éducation physique, 2» édition; Paris, F. Alcan. 1903.
deux parois épaisses ménageant les fosses iliaques où le poids
Angle coslal postérieur
Tête de la côto orps de lu côie
y-5'" épineuse
moplaU
Acromiua
Sternum
Lame Trou Ap. articulai/s
Ap. transverse (I)
Aileron du sacrum (2) Symphyse sacro-iliaque (3)
Ilion (4)
Suture ilio-pubienne (5) l'ubi» (G)
Fig. 30.
A — Ceinture scapulaire et ceinture thoracique vues d'en haut.
i, corps de la première vertèbre dorsale, et 2, son apophyse transverse ; — 3, trou transversale homologue à celui qui est percé dans l'épaisseur des apophyses transverses des vertèbres cervicales.
B — Ceinture pelvienne.
L'apophyse iransverse (1) représente la même apophyse des vertèbres des autres régions , — l'aileron (2) représente l'apoplijse cosliforme des vertèbres des autres régions; — l'ilion (4) représente le scapulum ; — le pubis (0) représente la clavicule (?) ; — la symphyse pubienDC (7) représente l'articulation intcrclavicuiairc.
des viscères vient reposer en partie. Celte ceinture sert d'insertion aux muscles puissants de la locomotion. Deux cavités profondes, les cavités cotyloïdes, logent presque entièrement la tète
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
des fémurs, colonnes chargées de supporter le poids du corps et toutes les pressions transmises par les pieds. Le col du fémur rejette latéralement ces colonnes de soutien parallèlement à l'axe du corps.
Bras, avant-bras et main. — A l'avant-bras, le radius et le cubitus peuvent tourner autour d'un axe ce qui permet à la main de présenter tantôt sa face palmaire (pronation) tantôt sa face dorsale (supination) du côté du sol (fig. 22).
Le carpe formé de huit petits os donne à la main une mobilité parfaite; les doigts longs et divisés en phalanges, l'articulation du trapèze avec le premier métacarpien, permettent au pouce de s'opposer aux autres doigts et font de la main un organe parfait de préhension.
L'homme pour lutter contre les autres animaux, souvent mieux partagés que lui sous le rapport de la force, a eu sa constitution cérébrale d'abord et sa main ensuite pour réaliser ses moyens de défense, il ne faut pas l'oublier.
Membre inférieur. — Le tibia est l'os de la jambe ayant le rôle de support véritablement utile; le péroné apporte un surcroît de solidité à cette colonne, il sert surtout de surface d'insertion aux muscles du pied et à maintenir les rapports de ces muscles longs faciles à déplacer.
Le tarse est moins mobile que le carpe, il est disposé pour permettre à la face plantaire du pied de s'appliquer sur le sol. Les orteils sont rabougris dans une extension forcée. Leur dégénérescence provient de leur rôle peu délicat; chargés de supporter le poids du corps, constamment enfermés dans des chaussures qui les compriment, ils ne peuvent être comparés aux doigts de la main libres et déliés (fig. 31).
§3. — Mouvements articulaires.
Leur dénomination. Leurs limites naturelles. — Pour être précis, il est encore nécessaire de revenir sur la dénomination des mouvements du corps; il est intéressant aussi d'examiner l'amplitude possible de ces mouvements et d'étudier la limite de chacun d'eux.
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS 34
btant en station droite, nous acceptons les définitions suivantes :
L'élévation, c'est porter une par tie du corps verticalement en haut; Y abaissement est le mouvement contraire.
Fig. 32.— Flexion de la tête *. Fig. 33. — Extension de la tête.
La flexion est l'acte de mouvoir deux segments osseux d'abord dans le prolongement l'un de l'autre, suivant un angle
Fig. 34. — Flexion latérale delà tête Fig. 35. — Rotation de la tête à droite. à gauche.
plus ou moins aigu ; Y extension celui de ramener les deu:t segments dans la rectitude.
4. Figures ayant servi au Manuel de gymnastique du Ministère de Tins truction publique.
La rotation est le mouvement autour d'un axe le plus souvent parallèle à l'axe des os.
L'abductio7i, l'écartement d'un membre du tronc; V adduction, son rapprochement de la ligne médiane.
La circumduction est le mouvement angulaire dans lequel l'extrémité du membre décrit des cercles ou portions de cercles situés sur une sphère ayant pour centre l'articulation.
Les traités d'anatomie donnent les noms des muscles avec leurs insertions et leur action isolée sur le squelette.
Fig. 36. — Articulations de la colonne vertébrale avec le crâne, et de l'atlas avec l'axis. — Région intrarachidienne antérieure (Debierre).
1, 2, 3, 4, S, ligaments occipito-axoidiens ; — l, insertion supérieure des faisceaux superficiels et moyens; — 2, insertion inférieure du faisceau superficiel ; — 3, insertion inférieure du faisceau moyen ; — 4, moitié supérieure du faisceau profond ; — 5, moitié inférieure du faisceau profond ; — C, capsule fibreuse de l'articulation latérale de l'occipital cl de l'atlas ; — 7, ligament transverso ; — 8, ligaments ondotoïdieus latéraux ; — 4, 5, 7, la réunion de ces deux ligaments constitue le ligament cruciforme.
Mouvements de la tête. — La tête peut s'incliner en avant, en arrière et latéralement. Elle peut se tourner à gauche et à droite. En avant le mouvement se passe entre les condyles de l'occipital et l'atlas, la région cervicale y prend sa part (fig. 32, 33. 34, 35).
Le mouvement est limité par la rencontre du menton et du sternum, en arrière par la tension des ligaments et des muscles fléchisseurs. De côté l'inclinaison arrive presque jusqu'au contact de la joue avec l'épaule, elle est limitée également par la tension des muscles et ligaments du côté opposé. La rotation se passe entre l'atlas et l'axis et dans les vertèbres cervicales (fig. 36).
Mouvements du tronc. — Le tronc se fléchit, s'étend, s'incline
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
latéralement et se tord. Mais il faut bien distinguer les mouvements'propres du rachis amenant les changements de forme du tronc avec ceux du tronc sur les têtes fémorales (flg. 49).
La flexion du tronc c'est l'incurvation de la colonne vertébrale, attitude où le pubis et le menton sont rapprochés du sternum. 11 n'y a plus alors qu'une seule courbure vertébrale due aux fléchisseurs du tronc (muscles de l'abdomen) et fléchisseurs de la tête. Dans la flexion du tronc sur les cuisses (fîg. 39)
Fig. 37. — Articulations des vertèbres entre elles et des côtes avec les
vertèbres (Debierre).
le mouvement beaucoup plus étendu se passe dans les articulations de la hanche. Excepté dans les mouvements rapides où il y a une résistance à vaincre ce ne sont pas les fléchisseurs qui maintiennent le tronc fléchi, au contraire, les extenseurs empêchent le poids du corps de l'emporter en avant. La flexion est limitée par l'élasticité des ligaments jaunes, la souplesse des disques intervertébraux et l'amplitude des mouvements articulaires des vertèbres; elle est réduite en proportion du volume des viscères abdominaux. Un sujet maigre touchera facilement les pieds avec la main ; un volumineux abdomen sera une impossibilité radicale apportée à la flexion (fig. 4.0).
L'extension du tronc se passe comme la flexion dans les vertèbres et dans l'articulation delà hanche. Étendre le tronc c'est rectifier la colonne vertébrale. Nous avons vu précédemment les conditions favorables à ce redressement1. 11 faut rectifier
1. Conditions esthétiques de l'exercice, in Bases scientifiques de l'Éducation physique.
Demeny. — Siûc. et éduc. 3
séparément la région cervicale et la région lombaire, la région
Fig. 39. — Flexion du tronc sur les cuisses.
Fig. 40. — Action des muscles gr. droits de l'abdomen.
Dans leur raccourcissement le pubis Pub se rapproche du sternum Ste.
dorsale étant pour ainsi dire invariable. Pour rectifier la région cervi-
Fig. 38. — Muscles de la partie postérieure du dosetducou, couche profonde (Debierrb).
1, 1, muscle petit di oit postérieur de la tôle ; — 2, un grand droit postérieur de la tête ; — 3, un grand droit postérieur de la tûte ; — 4, un polit oblii|ue postérieur de la têto ; — îi, 5, un interépineux ; — 6, 6, un petit complexus ; — 7, 7, 7, un transversaire épineux du cou, du dos et des lombes ; — S, un sacro-lombaire ; — 0, 9, un long dorsal ; — 10, masso commune des muscles spinaux postérieurs; — 11, 11, U, muscles surcoslaux ; — 12, un grand oblique; — 13, un petit oblique ; — H, un transverse; — 15, un intertransversairo des lombes.
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
cale, il ne suffit pas de lever la tête, il faut au contraire serrer le menton au cou et la relever avec le cou. Pour rectifier la région lombaire il faut raccourcir les muscles de l'abdomen. La limite d'extension du tronc sur les têtes fémorales est assez restreint, c'est celle de l'extension des cuisses sur le tronc. Dès que l'inclinaison du corps dépasse la verticale, les extenseurs se relâchent (fig. 41).
Il faut pour produire une action énergique des extenseurs s'incliner en avant en s'efforçant de tenir le tronc dans la rectitude (fig. 42).
La flexion latérale du tronc se passe dans la région lombaire.
Elle est accompagnée de mouvements du tronc sur les hanches si l'on n'a pas soin de fixer celles-ci. Il suffit de s'asseoir à cheval sur un banc ou d'écarter les jambes en les maintenant tendues pour obtenir la fixité nécessaire du bassin (fig. 43).
Cette fixation du bassin est encore plus indispensable dans les mouvements de torsion du tronc. Nous pouvons regarder en arrière mais ce
Fig. 41. — Extension du tronc avec élévation des bras, mains en pronation.
Fig. 42. — Attitudes actives demandant une grande énergie à cause de leur amplitude et de l'inclinaison du corps (mouvements du tronc usités en Suède).
mouvement se passe presque entièrement dans la tête et la hanche (fig. 44). Étant les jambes écartées ou assis à cheval sur
un tabouret, cette torsion se réduit considérablement et toujours elle est accompagnée de légers mouvements dans la tête et les épaules (fig. 42) La torsion est possible au cou et à la région lombaire ; la région dorsale étant presque solide, aucune torsion ne peut porter atteinte aux poumons ni aux gros vaisseaux.
Fig. 43. — Flexion latérale du tronc Fig. 44. — Torsion du tronc à les bras élevés. droite.
La mobilité de la colonne vertébrale dans les différentes régions dépend de l'épaisseur des disques intervertébraux, de la longueur des ligaments, de la direction des articulations des vertèbres, de l'imbrication et de la longueur des apophyses épineuses. Lorsqu'on courbe la colonne vertébrale débarrassée de ses côtes, elle revient d'elle-même à sa première position, comme un arc élastique, et lorsqu'on enlève toutes les apophyses, la mobilité augmente, ce qui prouve que les limites imposées aux mouvements sont uniquement ces arcs euxmêmes.
Les muscles moteurs agissent à l'extrémité des apophyses
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
épineuses et transverses, ce sont des leviers puissants presque perpendiculaires à l'action des muscles (fig. 37).
Mouvements de l'épaule. — Le moignon de l'épaule peut s'élever, s'abaisser, se porter en avant et en arrière, il est susceptible également d'une circumduction confuse (fig. 45, 46, 47).
Les limites à ces mouvements sont celles de l'articulation de la clavicule avec le sternum et le raccourcissement dont les
Fig. 45. — Élévation Fig. 46. — Adduction Fig. 47. — Effacement de l'épaule. des épaules. des épaules par l'ac-
tion des muscles dorsaux.
muscles sont susceptibles. Lorsqu'on change brutalement la position de l'épaule, en l'arrachant du thorax, les muscles antagonistes s'y opposent et limitent le mouvement. L'épaule, nous l'avons vu, tire sa solidité des muscles qui la recouvrent, sa forme et sa position dépendent de l'équilibre de ces forces toujours en opposition : poids du bras et élévateurs, pectoraux grands dorsaux pour l'abaissement, et trapèzes rhomboïdes pour le rapprochement en arrière.
Mouvements du bassin. — Au bassin, au contraire, il y a soli-
dite presque absolue, les mouvements de la hanche sont dus à
Fig. 48. — Ligaments du bassin. Vue antérieure (Debierbe). 5, petit ligament sacro-sciatique ; — C, membrane obturatrice ou sous-pubienne.
la mobilité de la région lombaire et aux mouvements sur les
Fig. 49. — Flexion latérale du tronc.
1, Exécution correcte, la ligne des tètes fémorales FF' demeurant horizontale; — 2, mouvement incorrect se passant en partie dans l'inclinaison FF du bassin.
têtes fémorales. Si le tronc est fixé, le bassin peut se mouvoir sur la colonne vertébrale; inversement, si le bassin est fixe, la
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
colonne vertébrale peut se mouvoir sur lui, mais il ne faut pas confondre ces mouvements clu tronc avec ceux qui se produisent sur les têtes fémorales (fig. 48 et 49).
Mouvements des bras. — La grande amplitude des mouvements des bras est due en partie à son mode d'articulation avec l'omoplate mais spécialement aussi aux mouvements propres de celle-ci, nous en avons déjà parlé à propos de l'ampliation thoracique (Bases scientifiques de l'Éducation physique).
L'abduction du bras peut se diviser en 3 périodes.
Fig. 50. — Action des muscles Trapèzes et Grand dentelé dans l'élévation horizontale (1) et verticale (2) du bras ; (3) attitude de l'épaule et du bras à la suite de l'atrophie de ces muscles.
1° Écart du bras jusqu'à 45° produit par la contraction de toutes les parties du deltoïde et du s. us-épineux.
2° Écart de 45 à 90° produit par ia contraction de la partie moyenne du deltoïde pendant que le sus-épineux serre la tête de l'humérus contre la cavité glénoïde. Cette attitude vulgairement appelée bras tendu a pour effet de faire basculer l'omoplate autour de son angle externe, de soulever le bord spinal en le dirigeant de haut en bas et de dehors en dedans, de
séparer en un mot l'omoplate du thorax en forme d'aile (fig. 50) ; mais le grand dentelé vient rétablir le parallélisme du bord
Fig. 51. — Mouvement de bascule de l'omoplate et du bras dans l'élévation
de ce dernier.
HH, ligne horizontale; — W, verticale.
spinal et de la colonne vertébrale en l'attirant vers le bas et en l'appliquant fortement contre le thorax tandis que la partie supérieure du trapèze élève et maintient l'angle supérieur de l'omoplate.
Dans un effort violent, tous les fixateurs de l'omoplate : les trapèze, rhomboïde et angulaire entrent en action.
S" Élévation verticale du bras. La partie moyenne du deltoïde nepeut pasélever le bras au-dessus de l'horizontale, larencontre
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS M
de la tête de l'humérus avec l'acromion amènerait la luxation en bas. Son action avec celle du sus-épineux est de maintenir le bras fixé à l'omoplate ; alors,' sous l'action du grand dentelé le système solide bras et omoplate bascule et exécute un mouvement angulaire de 90° amenant le bras dans la position verticale en tournant vers le haut la cavité glénoïde de l'articula-
Fig. 52. — Élévation horizontale et latérale du bras.
tion. Ce mouvement, assimilable à celui d'un levier de sonnette, se fait autour d'un centre coïncidant à peu près avec l'angle interne de l'omoplate (fig. 51).
La clavicule suit ce mouvement et maintient l'acromion à une distance constante de l'extrémité sternale. Elle subit ainsi des pressions qui tendent à la fléchir, aussi présente-t-elle une courbure en S accentuée chez les sujets faisant des efforts violents avec les bras (fig. 52 et 53).
Les mouvements d'abduction du bras en avant diffèrent en ce que le premier et le deuxième temps sont accomplis par la partie antérieure du deltoïde; pendant la troisième période, c'est-à-dire pendant le mouvement de bascule de l'omoplate, la contraction se propage dans la partie moyenne du deltoïde
et ramène ainsi le bras et l'omoplate dans le même plan (fig. 54, 55 et 56).
L'abduction du bras en arrière ne peut s'effectuer au delà de
Fig. 53. — Élévation Fig. 54. — Élévation Fig. 55. — Élévation
latérale des bras, la horizontale des bras des bras en avant,
paume des mains en avant. la paume des mains
tournée de côté. tournée en avant.
40° environ, le mouvement est limité par la rencontre delà tête de l'humérus avec l'acromion, en haut et l'apophyse coracoïde en avant (fig. 57), l'omoplate ne bascule pas, la partie postérieure du deltoïde produit l'écartement du bras et l'angle inférieur de l'omoplate tend à être écarté du thorax (fig. 58 et 59).
Dans l'attitude dite suspension renversée, l'abduction en arrière peut dépasser 90°, c'est-à-dire être plus du double de l'abduction normale (fig. 60).
Dans cette attitude défectueuse à tous points de vue, les bras conservent leur parallélisme, le poids du corps agit tout entier
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
pour arracher l'épaule, il s'applique à l'extrémité d'un bras de levier considérable et cette charge excessive est supportée en totalité par les ligaments et les muscles de l'articulation de de l'épaule (fig. 58). Nous reviendrons sur les inconvénients de cette exagération d'amplitude.
Fig. 56. — Mouvement de l'humérus Fig. 57. — Abduction pendant le mouvement de bascule de des bras en arrière,
l'omoplate dans l'élévation verticale du bras en avant.
L'adduction du bras peut s'exécuter en avant et en arrière du corps ; dans les deux cas le mouvement d'ailleurs restreint est limité par la rencontre du bras avec le tronc, en avant ce sont les pectoraux, en arrière les muscles grands dorsaux qui ont la prédominance (fig. 61).
La rotation du bras est environ de 180°, il ne faut pas la confondre avec les mouvements de l'avant-bras et de la main. Les muscles rotateurs du bras ont leur maximum d'effet dans l'abaissement du bras, leur minimum dans l'élévation, les tendons des grands pectoral et dorsal s'enroulent sur l'os pendant le mouvement de rotation (fig. 62 et 63).
La circumduction du bras est généralement mal comprise. Si
l'on effectue le mouvement avec toute l'amplitude qu'il comporte on se convaincra facilement de l'impossibilité de faire décrire au bras un cercle dans un seul plan. Commençant le mouvement par l'élévation du bras en avant,
Fi#. 58. — Articulation du bras avec l'épaule.
On voit la tùle de l'humérus dans la cavité articulaire. Les insertions musculaires cl les ligaments ont été écaités.
on sera arrêté à la position verticale et il sera impossible de faire descendre le bras dans le plan antéro-postérieur. L'abaissement aura forcément lieu dans le plan des épaules perpendiculaire a celui-ci (fig. 64, 65 et 66).
La circumduction est donc composée de deux demi-cercles dans des plans rectangulaires. Dans les mouvements peu étendus, le bras peut décrire des cônes ayant leur axe dirigé à 45° environ avec les deux plans antéro-postérieur et transverse.
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
Les mouvements d'abduction du bras sont pénibles, car le deltoïde, comme presque tous les extenseurs des membres,
Fig. 59. — Coupe de l'articulation de l'épaule.
1, dans l'abaissement de l'humérus H ; — 2, dans l'élévation horizontale. — S, coupe de
l'omoplate.
n'a jamais ses fibres perpendiculaires à l'os à mouvoir, son bras de levier est fort court relativement à la longueur totale
Fig. 60. — Montrant l'abduction exagérée de l'humérus dans une attitude du renversement aux anneaux.
du membre supérieur. Les enfants et les sujets faibles ont beaucoup de peine à faire correctement les mouvements
horizontaux des bras étendus, surtout les mains chargées d'haltères.
Mouvements du membre inférieur. — La cuisse peut s'écarter latéralement de 45° environ ; le mouvement est limité par la
Fig. 61. — Adduction Fig. 62. — Rotation des bras en dehors, bras des bras. horizontaux.
tension de la partie inférieure de la capsule articulaire (fig. 67, 68, 69, 70, 71 et 72).
Au delà de cette étendue le mouvement devient anormal puisqu'il exige la sortie de la tête du fémur de sa cavité cotyloïde (fig. 73 et 74). C'est presque une luxation. On voit des danseurs effectuer de grands écarts mais il y a souvent là une illusion.
Le sujet se tourne de côté, écarte les deux jambes, mais, si l'on y regarde de près, une jambe est fléchie sur le tronc, l'autre étendue et le tronc dans son prolongement; il n'y a là aucune abduction latérale exagérée (fig. 75). Il y a cependant des disloqués qui peuvent écarter la cuisse de 90°. Ce sont là des conditions tout à fait anormales, incompatibles avec la solidité des articulations. La danseuse exécutant un grand battement peut
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS
écarter la cuisse à plus de 90°, mais le mouvement s'explique par l'élan donné au membre inférieur (fi g. 73).
Fig. 63. — Rotation des bias en dedans, bras horizontaux.
L'abduction de la cuisse en avant ou la flexion peut facile-
Fig. 64. — Attitudes successives du bras dans une circumduction.
ment atteindre 180°; elle n'est limitée que par la rencontre de la
cuisse avec l'abdomen. Dans ce mouvement, il est très difficile d'éviter la flexion des jambes ; l'attache des muscles fléchis-
Fig. 60. — Décomposition du mouvement de circumduction du bras en deux arcs de cercle situés dans un plan antéro-postérieur i, 2, 3, et un plan transversal 3, 4, 1.
OA, direction de l'axe du cône décrit par le bras (La figure 4 indique la courbe décrite par la main lorsque la circumduction est rapide).
seurs de la jambe est au bassin, ceux-ci ont le double rôle de fléchisseurs de la jambe et d'extenseurs de la cuisse, ils sont donc fortement distendus dans la flexion de la cuisse sur le tronc et c'est pour les soulager que se produit la flexion de la jambe (fig. 76).
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS 49
On sait quel tiraillement insupportable on ressent dans la
Fig. 66. — Cône décrit par le bras dans une circumduction rapide. OX, axe du cône; BC, arc dédit par la main située en avant du plan transveisal AO.
région du genou étant assis les jambes étendues sur un sol
Fig. G7. — Abduction latérale de Fig. 68. — Coupe de l'articulation la cuisse. de la hanche.
F, fémur ; B, os iliaque. (On voit le ligament rond qui réunit la tûle du fémur à l'os coxal.)
absolument plat ou debout les jambes tendues lorsqu'on fléchit le tronc en avant (fig. 75).
L'abduction de la cuisse en arrière est à peu près nulle; elle
DltlBNY. — Méc. et éduc. /.
est limitée par la tension de la partie antérieure de la capsule articulaire très forte en cet endroit et appelée ligament de Bertin (fig. 77 et 78;.
Grand trochknter
Fig. 69. — Articulation coxo-férnorale ouverte (Demeure).
Si le mouvement est plus étendu il se passe alors dans le
bassin et dans la région lombaire de la colonne vertébrale, tels les mouvements du tronc dits courbes raidies, usités dans la gymnastique suédoise.
L'abduction de la cuisse est environ de 45° ; elle est limitée par le ligament rond inter-articulaire et la rencontre des masses charnues des deux cuisses; elle peut se faire en avant et en arrière du corps (fig. 68 et 79).
La rotation du fémur embrasse plus de 90° d'étendue, il ne faut pas la confondre avec les mouvements du pied qui se passent surtout dans la cbeville et même dans le genou quand il est fléchi. La circumduction du fémur est pénible, le cône décrit une
Fig. 70. — Abduction latérale de la cuisse, limite naturelle.
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS lil
petite ouverture, son axe est dirigé obliquement en bas et en avant (fig. 80 et 81).
Mouvements de l'avant-bras. — Le coude permet la flexion de
Fig. 71. — Action et nom des principaux muscles reliant la cuisse au tronc
(partie antérieure).
l'avant-bras dans un plan bien défini grâce à la forme de l'articulation huméro-cubilale. La limite à la flpxion de l'avant-bras est la rencontre de celui-ci avec la saillie du biceps. La limite à l'extension est la rencontre de l'humérus avec l'olécrâne dans la cavité olécranienne et la résistance des ligaments. On voit souvent se produire la luxation de celle articulation dans une chute sur la main le bras étendu (fig. 82, 83, 84, 85 et 86).
Le mouvement de rotation de l'avant-bras appelé pronation permet de tourner la face palmaire de la main vers le bas pour
saisir un objet ou de tendre la main la face palmaire en haut en supination (fig. 87 et 88).
Ces deux mouvements se passent entre le radius et le cubitus. Le radius tourne autour du cubitus, l'axe de rotation passe par
Fig. 72. — Action et nom des principaux muscles qui relient le fémur au bassin (région postérieure).
le doigt médius et à peu près le milieu du coude. La tête du radius et son articulation humérale (fig. 90) en forme de pivot permettent cette rotation. La rotation s'explique par de petits mouvements de latéralité du cubitus, possibles malgré l'emboîtement réciproque des surfaces articulaires et associés à la flexion et à l'extension.
Les mouvements du radius et du cubitus sont solidaires ; la pronation est limitée par le croisement des deux os; la supination par la tension des ligaments interosseux et annulaire du radius. Les muscles servent comme dans les autres articulations de ligaments actifs.
DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS 53
Les muscles de la pronation et de la supination ont un rôle
complexe.
p;-| Le biceps brachial est fléchis-
^J^L^^__^5S5 seur supinateur. Le long supina-
z^~~-—--~i' *W~^^^ (-eur es^ un fléchisseur pronateur.
\ lj y Le court supinateur et le carré
Fig. 73. — Battement classique Fig. 74. — Position de la tête du
de la jambe dans la danse fémur dans l'abduction latérale
chorégraphique montrant l'ab- de la cuisse jusqu'à la position
duction exagérée de la cuisse. horizontale.
pronateur sont supinateur et fléchisseur indépendants.
Fig. 7o. — Grand écart vrai ; — grand écart simulé ; — station sur les ischions les jambes étendues; — et station sur deux chaises avec dislocation de l'articulation de la hanche.
L'insertion du biceps est particulière, son tendon s'enroule
MÉCANISME ET~ÉDUCAT10N DES MGUVEMENTS