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station hanchée

ANALYSE DES ATTITUDES ET DES MOUVEMENTS b7

produire la flexion de la jambe sar le pied, mais la tonicité des jumeaux distendus empêche^ cette flexion.

On reslent dans cette attitude droite longtemps soutenue une sensation de lourdeur dans l'aine et un tiraillement dans le mollet au-dessus de Tarticulation du genou, ce qui concorde bien avec les efforts indiqués.

On prend aussi pour se reposer la station hanchée (fig. 182) ; on fait porter le poids du corps tantôt sur la jambe droite, tantôt sur la jambe gauche en amenant le centre de gravité sur Tune des têtes fémorales. La jambe correspondante est tendue, Tautre se repose fléchie légèrement et fait l'ofiice d'arc-boutanl pour maintenir la stabilité.

Comme nous Tavons vu précédemment, Vattitude hanchée provoque des torsions de la colonne vertébrale devenant à la longue de véritables déviations.

Le tronc et la tète ont aussi leurs conditions d'équilibre.

Le centre de gravité de la tête se projette en avant des condyles occipitaux, le plan des surfaces articulaires est incliné en avant et en bas. La flexion de la tête sur Tallas est très peu étendue. La flexion de la tête est due en grande partie à la mobilité des vertèbres cervicales. Celles-eî sont maintenues en extension par un grand nombre de faisceaux musculaires qui peuvent en se relayant, exercer une action continue. Chez le cheval et les animaux à long cou l'effort musculaire pour soutenir la tête est remplacé par la tension du ligament cervical.

La courbure dorsale de la colonne vertébrale tend à s'augaienter sans cesse, sous l'action du poids des viscères et par l'intermédiaire des côtes. Il est donc économique de se tenir droit; plus on se courbe, plus il faut de la part des muscles des gouttières vertébrales une contraction énergique pour se redresser.

Ces muscles sont fortement soulagés par la tension des ligaments jaunes élastiques limitant la flexion des vertèbres et équilibrant l'effort de flexion en avant.

Le poids des viscères abdominaux est supporté en partie par les os iliaques, en partie par les muscles et aponévroses des muscles des parois abdominales et fermant le détroit inférieur du bassin.

La station droite prolongée a des inconvénients multiples; elle fatigue, refroidit, trouble la circulation et cause des stases

sanguines dans les membres inférieurs avec dilatation des veines et œdème des tissus.

Elle exagère les courbures vertébrales, en produit quelquefois d'anormales, fait relâcher les parois abdominales et irrite en les écrasant les surfaces articulaires du genou et de la cheville. Rien n*est fatigant comme de rester debout immobile, il est moins pénible de marcher et de se remuer.

Fig. 433.— Station les jambes écar- Pig. 134. — - Pente en avant,

tées ou fente latérale.

Stations diverses. — Si la station debout, les membres étendus, produit de la fatigue, à plus forte raison les attitudes fléchies, fendues ou accroupies sont-elles pénibles (fig. 133).

Dans la station les jambes écartées Téquilibre du tronc sur les têtes fémorales. est celui de la station droite, mais le poids du Corps tend à exagérer l'écartement des jambes. Le frottement et les muscles adducteurs des cuisses s'y opposent et partagent reflFort. Sur un plan parfaitement poli le frottement étant nul, tout l'efTort porte sur les muscles adducteurs. Dans les fentes en avant, dans les gardes de la boxe et de Tescrime (fig. 134) les genoux sont fléchis et les extenseurs des jambes et des caisses fortement contractés.

Dans la station accroupie (fig. 135) refl*ort musculaire est

dififérenl suivant le degré de. flexion des extrémités inférieures. La flexion des jambes est limitée par la rencontre de la cuisse avec Tabdomen (flg. 137), du mollet avec la cuisse et par la forme de l'articulation de la cheville. Les gens obèses ont du mal à s'accroupir pour cette raison. Avec la même base de sustentation, la stabilité est plus grande que dans la station debout sur la pointe des pieds, le centre de gravité du corps étant

Pig. 135. — Station accroupie, lei genoux Joints.

Fi(<. 436. — Montrant Inaction du poids P du corps sur l'articulation du genou dans la station accroupie.

Le point d'appui A donné par lo coalacl au mollet et de la cuÎMe, tend à disjoindre les surfaces arUculoircs toui l'aelion résu)lan)e R.

Fig. 137.— Position a(s« croupie, les talons joints, les genoux écartât.

considérablement abaissé. La cuisse prend point d'appui sur le mollet et le genou se fatigue. Les vai.sseaux sont comprimés, le sang circule mal et, si Ton se relève après un accroupissement asse^long, on adeséblouissements et du vertige dus au retour subit du sang dans le membre inférieur. L'effort musculaire se fait surtout sentir dans les orteils et dans tous les extenseurs de la jambe si l'on maintient les segments fléchis sans prendre aucun point d^appui sur Tabdomen ou le mollet.

Station assise. — Assis sur un siège, la base de sustentation est représentée par toute la partie du corps en contact avec le siège, c'est-à-dire les ischions et les parties molles de la région .fessière, par les pieds et les coudes sur lesquels on s'appuie légèrement pour écrire. Si le tronc est incliné contre le dossier du siège, il y a relâchement des extenseurs de la colonne vertè-

brale. La meilleure conditioa de repos est d'avoir la surface du siège et le dossier un peu inclinés en arrière. La pression du corps sur le siège est une cause de douleur et de fatigue ; on Tatténue au moyen de coussins élastiques se moulant sur la forme du corps et répartissant ainsi la pression sur le plus grand nombre de points possibles.

Nous avons vu antérieurement les inconvénients des mauvaises attitudes assises et les déviations qu'elles peuvent engendrer *.•

Les personnes toujours assises sont sujettes à bien des malaises, circulation mauvaise, refroidissement général, lan> gueur des fonctions, gonflement des pieds, constipation, hémorroïdes, congestion des parties génitales ce sont les moindres maux dont ils souffrent. Il faut changer souvent d'attitude, éviter Timmobilité dans cette position en faisant alterner la session avec la position debout et la marche.

La stabilité de la station assise dépend de la largeur du siège ; Téquilibre devient très instable sur une simple barre. Le centre de gravité du tronc est situé au-dessus de la barre, s'il sort du plan vertical passant par celle-ci^ il y aura chute à moins de le ramener aussitôt à sa première position par un mouvement convenable et subit des membres.

Se relever étant assis. — Pour passer de Tattitude assise à l'attitude droite, on place d'abord les pieds souâ le siège, on fléchit fortement le tronc sur les cuisses pour amener le centre de gravité du corps au-dessus des pieds (fig. 138). On se trouve alors dans la position accroupie et il suffit de faire' effort des extenseurs de la jambe et du tronc pour passer en station droite.

La flexion du tronc est d autant plus accentuée que l'on est plus faible et que les jambes sont moins fléchies sur les cuisses au moment du lever. Les vieillards, les malades s'aident des bras et s'appuient sur les genoux pour faciliter l'extension du tronc.

Le croisement des jambes étant assis a pour effet de comprimer les vaisseaux ; on voit alors le pied libre osciller sous les ondées sanguines de l'artère fémorale.

1. 6. Demeny, Mauvaitet attitudes soolairei, in ïm ftoMt teiêniifiqtt^M de VÉducalion phytique.

ANALYSE DES ATTITUDES ET DBS MOUVEMKNTS

ATTITUDE FAVORABLE AU SOMMEIL. — Doit-on prendre une altitude spéciale pour dormir. Chacun a sa position particulière ; cependant chez tous, les membres se fléchissent afin de relâcher complètement les muscles fléchisseurs toujours plus raccourcis que les extenseurs. Nous avons déjà montré combien la flexion du tronc, les jambes tendues, est pénible, et nous en avons indiqué la raison dans le mode d'insertion des muscles moteurs de la jambe.

Reste le poids des organes à répartir convenablement. Beaucoup de personnes ne pe.uvent se coucher sur le côté droit sans ressentir des angoisses

Fig. 138. — Passage de Tattitude assise à l'attitude droite.

dues à la compression du cœur. D'autres ont des rêves et des excitations de la moelle étant couchés sur le dos. Couché sur le côlé, le bras gène, si on l'élève au-dessus de la tête, il y a des tiraillements dans les muscles élévateurs des côtes et diffi- *cuUé de l'expiration.

On évite ces légers inconvénients en Sie couchant obliquement sur le ventre, la tête reposant sur le bras fléchi. Le lit ne doit pas être trop moelleux ni la tête trop haute, Tusage des oreillers et du traversin est exagéré. L'un des deux suffit, et il doit être de varech ou de crin de préférence à la plume. Si le lit est trop dur, la charge du corps est inégalement répartie, les points de contact sont peu nombreux, les autres parties du corps forment des voûtes maintenues rigides par la contraction musculaire; le repos n*est pas complet.

Les pieds et Tabdomen doivent être couverts et maintenus plus chaudement que les autres parties du corps. Tête fratche et pieds chauds est une formule ancienne bonne à rappeler en cette circonstance. L'attitude couchée soulage le travail du cœur

92 HÉGAMSHE ET ÉDUGAnON DBS MOUVEMENTS

à la condilioD que les vaisseaux périphériques soient largemeot ouverts. Il faut avoir bien chaud, surtout aux pieds, pour dormir et se reposer ; la tête un peu plus haute que les pieds est une condition favorable à une bonne circulation cérébrale.

Étant couché sb relevbr. — Pour passer de la station couchée à la station debout,

Fig. 139. — Se relever étant couché sur le dos.

infléchit le tronc sur les cuisses, puis prenant point d*appui sur les bras en arrière, on amène les pieds le plus près possible du pubis. On imprime au tronc un élan léger d'arrière en avant et l'on passe ainsi à la station accroupie et de là à la station droite (fig. 139).

Limite de traction que l'on peut kxiciuîeu sur une corde fixée a son EXïuÊMiTK. — Lorsque Ton exerce* une traction sur un cordon vertical, soit sur la corde d'un puits, soit sur une corde mouvant une cloche ou un mouton, l'efTort musculaire est

analogue à celui de la suspension Fifç. 140. — Kllort vertical de n -.«u:^ i ^« ^^ i .i j i

tractioD sur la corde d'un *^^^^^*®- ^^^ adducteurs du bras et puits. fléchisseurs du tronc sont les agents

du mouvement et, si les premiers attirent le bras vers le tronc, le tronc est attiré par eux avec une intensité égale. Il en résulte que, lorsque Tefifort de traction sur le cordon sera égal au poids du corps, celui-ci n'exer* cera plus de pression sur le sol, et, pour une traction un peu supérieure, le corps sera soulevé verticalement. La limite de

la traction verticale est donc le poids du corps. On peut ainsi se hisser à la force des bras comme on tire Teau d*un puits (fig. 140 et 141). Si le cordon est oblique, la traction pourra se décomposer en deux forces, Tune verticale» l'autre horizontale, l'eiTort maximum développé dépend du poids du corps,

de l'adhérence sur le sol délerminée par le frottement, et avant tout de sa direction (fig. 142).

y Déjà, nous Tavons vu, si le

Fîp. 1 H . — Manière de se hisser à la force des bras sans faire un effort égal au poids du corps.

Lb eordoa C passe sur la poulie P et s'attache en 0.

Fig. 142. — Effort oblique de traction sur une corde et composantes de la résistance à vaincre pour élever un fardeau F.

cordon est vertical, la traction diminue l'adhérence du sol, la limite est le poids du corps, la composante horizontale est nulle.

Si le cordon fait avec la verticale un angle de 0 à 90% la composante verticale diminue jusqu'à 0, c'est-à-dire que la pression du corps augmente sur le sol, elle est égale au poids du corps, quand le cordon est horizontal (fig. 144).

La composante horizontale nulle d'abord augmente et atteint la valeur égale à la traction elle-même. C'est elle qui tend à faire glisser le corps sur le sol si les réactions développées par le frottement des pieds ne lui sont pas égales; on peut en se penchant en arrière faire naître et lui opposer une composante

04 MÉCANISME ET ÉDUGATIOU DBS MOUVEMENTS

horizontale du poids du corps dirigée en sens inverse, on peut aussi augmenter le frottement en mettant sous les pieds de la résine.

De 90* à 180" la composante verticale de la traction change de sens, elle s'ajoute au poids du corps pour augmenter la pression

sur le sol; la composante horizontale d'entraînement diminue jusqu'à 0 (fig. 143).

Pour ces raisons la limite de traction est reculée en tirant sur une corde dirigée vers le bas ; le maximum a lieu quand le cordon est vertical et attaché au sol.

ifig. 143. — Traction sur un cor- Au moment où le cordon passe J^SlifX'srJTs'druT parVhorizoalale, les muscles mi, sifltance à vaincre. en jeu changent de nature; au-

dessous de l'horizontale les fléchisseurs des bras et du tronc étaient la puissance active, au-dessous de Thorizontale, au contraire, Taction des extenseurs des membres inférieurs et du tronc devient tout à fait prépondérante (fig. 144).

L'effort est alors considérable et peut aller en moyenne jusqu'à 135 kilogrammes.

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