Voir note \ à la fin du volume
Daurst. — Méc. el t'duc. g
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vÉcAmsins et édugatioiv vbb «ou^iicnts
ViTETOE DU COUP BB P0IN6. — Oans la boxe, la vitesse du ceup de poing s-obtient eoimne dans Tescrime par la détente simul* tanée de la jambe et du bras. Ici deux écoles : l'école française et Técole anglaise. Le coup de poing enseigné à Técole de Joinville-le-Punt consiste à retirer d'abord le poing en arrière
puis le lancer en avant avec toute la vitesse possible en restant fendu (fig. 464).
En opérant comme pour le coup d'épéeS j'ai constaté qu'il faut 8/50 de seconde pour retirer le poing k 45 centimètres en arrière et 11/50 de seconde pour le projeter de 75 centimètres en avant. Dar^ totale du coup de poing 19/50 de seconde; espace total parcouru, 1",2Ô y compris le retrait ; vitesse maximum du poing 13 centimètres en 1/50 de seconde un peu après avoir dépassé la ceinture. Le boxeur reste fendu et ne quitte pas les pieds de terre.
Dans la boxe anglaise, au contraire, le tireur est peu fendu dans la position de la garde; il ne retire pas le poing en arrière avant de donner le coup, il supprime ce temps perdu. Bofur acquérir toute la vitesse possible» il se fend ejn avant au moment de la déten^te du bras et fait coïncider cette détente avec une projection du corps tout entier (fig. 165j. On voit dans cette figure le pied d'arrière se subatituer à celui d'avant pendant la garde. Le corps se déplace encore en avant de quelques centimètres en glissant sur le sol par la violence du coup, tant est grande la vitesse communiquée à la masse eatière du corps.
Dans ces conditions la vitesse du coup de poing a été de 8/50 de seconde, l'espace parcouru par le poing 90 centimètres, vitesse maximum 17 centimètres en 1/50 de seconde, c'est-à-
-ùV.
Fig. 164. — Analyse chronopùotographique du coup de pomg en ôO« de seconde.
1. G. Demeny, La yileise du coup de poiiig, La Nature, ii octobre 1890.
ANALYSE DES ATTITUDES ET DES MOfTVZMENTS
dire 8 mètres à la seeonde au lieu de 6*^,50 pour le précédent et 3",12 pour Tépée
La durée totale du coup de poing a été 8/âO de seconde^ c'esià--dire égale au temps mis par le premier boxeur suivant la méthode classique pour retirer seulement le poing en arrièra-
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Pig. 165. — Coup de poing avec sunaut de la hoxe anglaise.
Si l'on mettait donc ces deux boxeurs en présence sans modi« fier leur méthode, le boxeur classique aurait été touché deu\ fois aifaot qoe son poing ait eu le temps de porter. C'est là une infériorité de la méthode. Sur les 19/50 de seconde que dure sun coup de poing, il en perd 11/50 pour retirer le poing en arrière €% le ramener jusqu'à la posifion initiale. À partir de ce moment, le véritable coup de poing ne dure que 7/oG de seconde ^
Cour DE PiKD. — La détente du coup de pied est très br«v« miBti, le coup de pied direct, coup de pied de flanc et coup de pied bas sont produits par Textension rapide de tous les sof^a»e«its du membre inférieur. La masse de ce dernier ne permoi pas d'acquérir cependant la vitesse du coup de poing (hg. 1^). L« ooup de pied bas et le coup de pied de flanc agissent uni- (fmement par une extension du membre de telle sorte que si l'on manque de touche ou si l'on touche trop loin, leur effet cft aul ou peu de chose; le coup de pied direct agit en vertu de la vitesse angulaire des segments, cette vitesse se conserve daiii» an rajon plus étendu.
1. La vitesse (iu coup de poing mesurée par des procédés électriqnef. (G. Demeny, L'École française. Fournier, éditeur.)
Vitesse d'un coup de canne. — Les exercices de canne sont un cffcoiple d'exercices où la vitesse est la qualité la plus impor* t»nte à acquérir. Les coups sont moins variés et moins fixes que dans Tescrime, ils se rapprochent de Tescrime au sabre. Bu dehors des coups de bout, le coup de canne se donne le plus
k^ig. 166. — Analyse chronophotographique du coup de bAton direct. On Toit le maximum de vitesie de la pointe aToir Ikeu en a,
souvent à plat, en fouettant et son effet est d'autant plus sérieux que la vitesse de la canne est plus grande au moment du toucher. On donne le coup de canne de deux façons. Le coup •impie est un abaissement violent de la canne; le coup composé est le coup simple précédé d'un moulinet (fig. 166, 167 et 468).
La vitesse acquise par l'extrémité de la canne dépend ici du mouvement de rotation et de la longueur de la canne. Pour une canne de 1"*,15 nous avons constaté des vitesses de 3Î",50 à la seconde dans les deux cas. 11 semblerait donc que l«s moulinets préparatoires ne donnent pas d'avantages au point de vue de la vitesse; on aurait pu penser que, pendant le moulinet, la vitesse de la canne s'accélérait et donnait ainsi au coup un caractère plus dangereux. Il n'en est rien, la masse de la eau ne est assez légère pour obéir vite à raclion musculaire.
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Coup de marteau. — Au contraire, s'il s'agit de manier une masse lourde, un marteau de forge, on lui fera acquérir sa ▼itesse par une longue trajectoire ce qui lui donnera le temps de s'accélérer sans trop de dépense de force. La finale de la trajectoire aboutissant àTenclume a une direction vers le soU
Fig. Ift7. — Coup de bâton aVec un moulinet; le maximum de vitesse on a n*atteint pas une valeur plus grande que dans le cas précédent.
la pesanteur du marteau agit encore dans le sens voulu pour ao^menter la vitesse d*où dépend l'intensité du choc (fig. 169, 170 et 171).
Ainsi le marteau et la canne sont des exemples où la vitesse •^acquiert par des chemins détournés qui donneiit le temps au mouvement de s'accélérer. Ces analyses doivent être faites sur des coups frappés et non retenus.
HANiàRK DE LANCEU UN puojBCTiLB. -^ Il y a eucorc une troisième manière de produire de la vitesse, on l'emploie pour lancer une pierre ou un javelot, pour sauter ou exécuter dss actes brusques et à détente instantanée. Nous en trouvons um aaemple plus simple dans la chiquenaude. Si nous pouvons lancer une boulette de papier avec le doigt cela tient à la ten- Bîon de nos muscles extenseurs bandes comme un restera. Sans cet acte préalable aucune détente, aucune force de p.Bo-
MECANISME ET EDUCATTOlf DE9 BfOVVBHElfTS
jeciiofi. Qoand nous lançons une pierre nous faisons an nniu- Ytiment préparatoire, nous rejetons le bras en arrière, paw
ng. i68. — Coup de bâton très énergique (Marey et Dkii£Ny, Etudes de physiologie artistique).
brusquement nous changeons le sens du mouToment pour abandonner ensuite la pierre avec la vitesse communiquée par lcbras(rig. 172 et 173).
Le changement brusque de direction de celui-ci a pour effet de tendre très énergiquemenl les muscles utiles au lancer. La
ANilLYSX MES ATTITUDBS ET DES BIQUVB]1£>»TS H 9
▼lusse initiale dépend justement de îa force aecélératriee;. «ii conçoit Tavanlage de commencer le mouvement avec un effort considérable de tension des muscles moteurs. Dans tout chan« g«ment de sens des mouvements, nous avons vu Tintervenlion anticipée des antagonistes avoir pour effet, en retardant U nocuvement, de leur faire acquérir d'abord une tension considé* ra-ble. C'est sous Tinfluence de celte tension que va commen-
Fig. 169. — Trajectoire de la masse du marteau allant frapper l'enclume en Â. La main se déplace le long du manche pour économiser l'efTort.
cer Toscillation en sens inverse. Ce cbangement de sens dans la vitesse est d'autant plus brusque que l'action des muscles dst plus intense au moment de rarrèt» e'est-à-dire que l'énergie déployée par les antagonistes pour anonler la vitesse premier» a été plus grande {W^. 174 et 175).
Le mouvement de retirer le poing es arrière, fautif pour La borne, devient ici pour lancer une pierre ou un javelot la qualHA indispensable du coup; nous verrons des exemples analogues dans la course et le saut^
La vitesse de la pierre est acquise par les mouvements ani^» laires du bras et de Tavant-bras; il faut à chacun de ces segments une vitesse angulaire spéciale pour faire décrire à la n)ain une trajectoire convenable et lui donner la vitesse maii^ mum. Grâce au mouvement circulaire, la pierre tend à s'échapper en vertu de son inertie suivant la tangente à la trajectoire décrite. La grande didloaltH^ est de la lâcher au momenb o^ftor-
4, G. Deraeay, Du rôle mécanique des antagonistes dans les actes delà locomotion, loco cil ai o. \
ISO MÉCANISME KT ÉDUCATION DES MOUVKMENTS
tun, c'est-àdire lorsque la vitesse passe par une valeur majti-
Fig. 170. — Coup de hache, effort d'abaissement detbras.
mum et coïncide avec la direction du but à atteindre. Un peu plus tôt ou un peu plus tard l'effet utile est incomplet ou perdu (fig. 176 et 177).
Fig. 171. — Coup de hache, mouvement asceodant. Lois DB LA VITESSE DES MOUVEMENTS. RyTHME ET MASSE. —La
vitesse des mouvements est naturellement liée à l'importance de la masse à mouvoir et à la force des muscles moteurs. Elle est inversement proportionnelle à la masse et dépend de la force initiale et delà durée de son action. Dans un mouvement de lancer, la vitesse dépend aussi de la longueur des leviers; pour une même vitesse angulaire, il y a avantage à avoir de longs bras. Maiscet^te longueur de membres demande beaucoup
Fig. 472. — Préparation du coup de poing pour chasser la balle. Cet enfant lance le bras en arrière pour le ramener immédiatement en avant.
Fig. 173. — Chiquenaude montrant la tension préalable des mascies des doigts précédant la détente.
plus de force motrice en vertu de Tinertie et de Timportance des masses à mouvoir. Plus les segments sont longs, plus leur rythme propre, leur rythme pendulaire est lent, plus il faut d'intensité dans TefTort initial pour accélérer ce rythme ou cette vitesse.
Ces lois peuvent nous éclairer sur Tinfluence de la taille. Les animaux ont les mouvements d'autant plus vifs qu'ils sont plus petits parce que les petits ont moins de masse à mouvoir et que les rythmes pendulaires de leufs membres sont plus rapides. On peut faire 10 mouvements de doigt pendant un mouvement de bras. Mais par contre les grands ayant de plus longs " bras de levier, leurs mouvements sont plus étendus, la vitesse absolue de la main par exemple est proportionnelle à la longueur du bras pour la même vitesse angulaire de celui-ci.
ANALYSE DK5. ATTITUDES BT DES MOUVEMEffTS
n y a donc pour la taille une grandeur favorable à Tutili»*' UoQ maximum de la force. Les petits trapus sont construite pour produire de grands efforts, les grands minces pou» Im ▼itesse. Il est rare de voir deux sujets de dimensions différentes exactement proportionnés et semblables. S'il en était ainsi, le plus grand serait mal partagé sous le rapport -de la vite»s«.
Fig. i74. ~ iAtsiisia d'un sujet qui lance nne pierre; mouvement du bras en arrière précédant le lancer.
Fig. 17â. — Lancer dv javelot
parce que ses forces motrices ne seraient pas dans le rapport d'3 ht masse considérable à mouvoir.
eikaque ammal se meut avec le rythme qui lui est propre et s'y prend à sa façon, cependant ce ne sont pas les petits animaux qui ont la moindre vitesse de progression. Un chien suit ficilement un cheval au galop. Ici la masse, la forme des organes- et la disposition des muscles moteurs sont des conditions de premier ordre pour le' rendement en travail sous forme de vitesse.
ErFBT DBS MASSES ADDITIONNELLES. — Les obscrvations faites II propos de la vitesse dans les mouvements naturels sont applicables ans mouvements avec masses additionnelles. Il y a alors exagération des effets dus à Tinertie lorsque nous obligeons des masses en: mouvement à suivre un chemin sinueux déterminé avec des vitesses variées.
MÉGANISHB ET ÉDUCATION DBS MOUVEMENTS
BALTàRBs. — Les haltères sont des poids additionnel* dont on Mt^harge les extrémités supérieures. Ils ont pour effel d'angmngkter l'intensité des contractioné musculaires en créMt des eélorts statiques et des résistances d'inertie à vaincre.
Pans le repos et en station droite, ils créent des résistances vaflicales et ce sont principalement les élévateurs des bfai : deltoïdes, grands dentelés, partie supérieure du trapèze, aaga-
Pig. 176. •— Direction et vitesse d*uQ projectile M au moment où il eit lâché par la main qui le lance.
Ittîpo et les extenseurs des jambes et du tronc qui supportent l'effort.
Dans rabaissement du bras, dans la flexion du tronc, le poids de Thaltère agit dans le sens du mouvement, les muscles élévateurs ont alors un rôle modérateur de la cadence. Les mouvefldents d'haltères sont des exercices spéciaux amenant pr omptement une lassitude dans les épaules et dans la région lombaire.
Le poids de Thaltère ne doit pas dépasser 5 kilogrammes et être en rapport avec les forces de chacun. Pour être logique, il faudrait même exécuter les mouvements à bras tendus avec des haltères moins lourds que les mouvements à bras fléchis, ou bien répéter les mouvements à bras allongés un nombre de fois moindre.
Si Ton veut tirer tout le parti possible des haltères légers il faut conserver au corps l'attitude droite sur laquelle nous avons tant de fois attiré Tattention. Il faut marquer des temps d'arrêt et varier la position du corps en Tinclinant en tous sens.
L*action de Thaltère immobile est une force coDStante, verticale, invariable, pour en changer les effets il faut donc varier rectitude du corps, sinon les contractions musculaires seraient fipiii|ours celles des élévateurs des bras. Pour maintenir le corps debout, couché, oblique, le dos, le ventre ou le côté tournés
W\ç. 117. — Attitudes successives d'un homme lançant une pierre. L»« images se lisent de droite à gauche et occupent des positions relatives exactes .
▼ers le sol les mains chargées d'haltères, il y a chaque fois uAe chaîne de contractions facile à déterminer. Les muscles servent «ortout de fixateurs des points fixes et de ligaments ackiff aotour des articulations.
La gradation des exercices statiques avec haltères est basée sur l'intensité des contractions, le degré de raccourcissement éen muscles ou l'amplitude du mouvement, la durée de U contraction et l'obliquité des bras.
L'intensité des contractions dépend du poids de l'haltère, de l'allongement des bras et de l'inclinaison du tronc. Le maximum d'effort a lieu le corps horizontal et les bras complètement étendus. L'effet sur le raccourcissement des muscles se produit surtout avec l'amplitude la plus complète, et la tenue de l'attitude, l'obliquité des bras influe sur la longueur du bras de levier de la résistance à vaincre.
Influence de l'inertie de la masse. — L'haltère n'agit pas iculement par son poids mais aussi par son inertie.
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■éCANl51ff<: KT ÉnVChTl&V J«S MOUVEMEI«TI
i>'abord immobile il cLemande laction éoergiqae des muscles pc'iir être mis en mouvemeiit. Une fois en mouvement il tend à €tiii»erver sa vitesse et à se mouvoir dans la direction vers laquelle il a été entraîné. Son effet varie à chaque instant avc'.c la direction et la nature du mouvement qu'on lui imprime.
Le mouvement peut être uniforme, accéléré ou relardé, sa
Pig. 178. — Un haltère que Ton élèye rapidement en haut avec la Titesse V ne pèse plus dans la main. Celle-ci peut alors s'ouvrir un instant et Taction du poids est alors nulle.
Pig. 179. — Une masse M ayant une vitesse ascensionnelle V arrivée au sonuuet de sa trajoctoire demeure un instant immobile. À ce moment, on peut la saisir comme un objet sans poids.
direction peut être verticale ascendante ou descendante» horizontale, oblique ascendante ou descendante.
Dans un mouvement vertical ascendant la vitesse peut resker constante^ augmenter ou diminuer. Dans ces trois cas la près- «ion de rhaltère sur la main est respectivement couj^lante, égale à son poids ou légèrement supérieure dans le mouvement uniforme; supérieure au poids dans le mouvement accéléré, et inférieure au poids dans le mouvement relardé.
La pression peut même être nulle eJt relTortmubCutaire aboli si Ion a communiqué à Tbaltère une certaine vitesse d'ascension (fig. 178).
Un projectile lancé verticalement arrive au point culminant de sa course avec une vitesse nulle, à ce moment il ne pèse pas; on peut le saisir à la main (fig. 179) sans sentir.de sa part aucune action, aucune pression jusqu'à ce que son mouvement descendant ait commencé.
Dans le mouvement ascendant un peu rapide Thaltère peut
aller plus vite que la main et abandonner celle-ci si on ne lo retient pas. Si on le retient, les actions musculaires changent; les muscles abaisseurs et fléchisseurs du bras remplacent les élévateurs et extenseurs.
Dans le mouvement vertical descendant, les muscles luttent franchement contre la chute de Thaltère. Uniforme, la pression de la main est constante; uniformément accélérée, lapression dans la main devient Dulle c*est alors la chute libre.
Les mouvements d*haltères exécutés dans un plan horizontal demandent deux actions différentes : une action continue dea, élévateurs des bras pour les maintenir dans un plan horizontal, et une action vajriàble des muscles produisant le mouvement d'abduction ou d'adduction des bras dans le plan horizontal (lig. 180).
Un mouvement de ce genre est toujours accéléré dabord et retardé ensuite. Le bras moteur de Thallère au début est finalement entraîné par lui et les muscles antagonistes du mouve-
mententrentvigoureusementenjeu, pour empêcher le choc final et la dislocation de Tarticulation de l'épaule.
Si l'amplitude du mouvement est grande à fin de course (fig. 181) la cause doit se trouver dans l'inertie ^/* V^ de la masse de l'haltère continuant
G \^ son chemin avec la vitesse qui lui
\ ^s* ^ été communiquée au début. Les
muscles abducteurs, c'est-à-dire les muscles du dos tombent dans le relâchement et ce sont les pectoraux qui retiennent les bras et les empêchent d'être projetés trop fort en arrière (fig. 182).
Lorsque les bras sont allongés, l'haltère décrit une circonfé-
Fig. iSC —MouTemtni d'abduction des br»i en arriére efTichxB avec des haltères à^i^i la main.
On voH les forces nn*eul aires horizontales F.»fti>«»
utiles au rapprochement <! si omoplates, 6lro remplAcy** par l'élan taudis que le (lonl* de i'hallôro p p n'aioula ri*a à l'intensité de l'offat tii:
Texercice, mais susetie Us .coutractioos des élévaUnrt des bras et des mu4etet abdominaux.
PL
#lg. lU . — Lancer horizontalement les bras avec haltères.
Dans ce mouvement, l'amplitade «•t due à Tinertie des poids qui «•nscrvent leur vitesse acquise.
VftCANISME ET ÉDUCATION DBS MOUVEMENTS
rence de cercle, jamais une ligne droite; il s'ajoute donc une action centrifuge s*exerçant dans la direction du bras.
Zeni
Fig. 182. — Résumant ce qui te passe dans un mûUTement rif et un mouvement lent.
0, legment OMeui fixe sur lequel se meut le serment mobile 0'. Le muscle molenr M. fai a commencé le mouvement, tombe dans le relâchement et son aeUon f eel rcmpUoèi bientôt par Taclion /' du muscle anta^ouiste.
Dans le mouvement lent, au conliaire, le muscle moteur agit d'une façon eenliDae ^jo*qu'à son complet raccourcissement.
En résumé les mouvements d'haltères n'ont pas d'effet constant à moins d'être exécutés très lentement avec mouvement uniforme; le rythme, la vitesse et la direction des mouvements changent à chaque instant la répartition et Tintensité des contractions musculaires.
ANALYSE DES ATTITUDES ET DBS M0UVF.MCNT8 129
Complexité des effets de l^haltèbb. — Si le rythme s'accélère el le poids de l*haltère augmente, les effets de riùertie et de la
Fig. 183. — Kffet d'un haltère suivant la position de l'avant-bras.
1, effort de fleiioo ; — î, point noulre; — 3, elTol dVilon^ion ; — 4, effort continu ds Qexiun obtenu par une Iraction horizontale.
masse se font sentir de plus en plus énergiquement et la contraction musculaire au lieu d'ôtre continue devient au contraire tout à fait intermittente. L'exercice avec haltères se différencie totalement pour cette raison des altitudes soutenues. Leur elFel est beaucoup plus indéterminé; on le considère généralement comme un moyen de développer le système musculaire et la force. Il y a beaucoup de préjugés à leur égard; ils ne doivent pas être employés par Tenfant au-dessous de 10 ans.
DiauiT. — Méc. et édue. ^
MÉCANISMB ET ÉDUCATION DES MOUVliMKNTS
Pour développer les muscles on augmente volontiers le poids de l'haltère, on tombe ainsi dans une exagération athlétique sans bénéfice réel et surtout sans améliorer les vices de conformation du corps. Les haltères trop pesants exagèrent les mauvaises attitudes du corps et nuisent à la bonne exécution des