A. Biiiet, La psi/chologie de (a prestidigitation
^ àlfkVrSB DSS iOTITODRS IT MSS M0V¥1SMENTS 147
tû€iau«)te et la auggestion, lls> cliairai«nt ou, attirent rattention
Fig. 202. — Exercices des doigts, doigts.
du spectateur par leur verbiage; le tour en lui-même est peu de
Pig. 203. — Exercices des avant-bras.
Plaeer suoceftsivemenl le» mains en pronation et en supinatioovpaumes en contact (M. Smri).
chose, il consiste principalement dans une influence suggestive.
Fig. 204.— Mouvement de flexion et extension de la main. Cependant il est des tours d* adresse, le saut de coupe en est
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un des plus difOciles; on voit (fig.207) comment se produit la Bubstitution d'une carte à l'autre pendant un léger mouvement de la main qui masque le mouvement principal des doigts. Les anciens tours connus sous le nom d'escamolage des mus-
Pig. 205. — Mouvement latéral et circumduction du poignet.
eades donnent aux doigts beaucoup de dextérité ; il faut un exercice journalier pour y exceller.
Nous ne faisons que les citer en passant à Tappui de notre
Fig. 206. — Exercice de rotation des bras.
démonstration et pour rappeler combien Téducation peut perfectionner la main, en rendre la fonction délicate alors qu'elle demeure un instrument grossier si on remploie seulement cQinme organe de préhension.
§ 2. — Mouvements éducatifs.
HocvEMENTs AYANT UNE QUALITÉ ÉDUCATIVE. — Parmi los iunom- LrtUbles combinaisons de mouvements possibles avec le coi'p<(
ANALTSiS DBS ATTITUDES ET DBS MOUVEMENTS I 19
humain, il en est d*aaodines, dUnntiles, de nuisibles, de grotesques, de dangereuses, toutes ne sont pas bonnes ; il ne faut viser dans une méthode d^éducation que le perfectionnement par des moyens conformes à Torgânisme humain et aux nécessités de la vie. La valeur d'une méthode se mesure aux avantages réels qu'on en tire. Nous ne voulons pas ici aborder les
Fig. M7. — Éducation de la main par des tours d'adresse ; saut de coupe d'une seule main (tiré d*une série chronophotographique).
questions d'enseignement; il est cependant nécessaire d'attirer l'attention sur certains mouvements utiles présentant un intièr6t et une valeur éducleitive certains. La connaissance de leurs effets n'est pas du ressort de la pédagogie, mais en doit conatîtuer les bases.
Considérons un sujet faisant fl de tout exercice méthodique et ne se livrant qu'aux exercices naturels : s'il joue et s'exercv:. nous le voyons s'agiter, courir, sauter, exécuter des mouyements des bras et du tronc, ces mouvements sont ceux de la vie ordinaire; il les exécute avec plus de violence peut-être, il les répète plus fréquemment; mais, en se pressant, il étriqué tou^ ses mouvements; jamais il n'obtient l'efifet si intense de l'amplitude complète sur laquelle nous avons tant de fois insisté. S'il avait de mauvaises attitudes, il les garde, bien plus, il les aggrave. S'il ne faitque des flexions il n'y a pas de raison pour
MÉCAiaBni ET ÈnvcAxvnt ses iiorvsHEsrTS
que les nuscies extettsems se rneeouroîssent et rétabliasent )'hArmonied&Qs sa forme; le résultat obtenu e^ la conséquence logique des faits (fig. 1^08).
Avantage de la méthodje dans les BXKRacBs. — 11 serait superflu d'insister sur la supériorité des exercices méthodiques. Ce serait refaire tout le discours sur la méthode de Descartes. En nous
Brrr^-
Fig. 208. — AUitudfts d'un vélocipédiste et d'un gymnaste montrant Tattitude fléchie de tout le corps.
mettant au simple point de Tue de Tamplitude, nous sarons, les photographies nous l'indiquent, que librement, dans les jeux, nous ne donnons jamais à nos mouvements articulaires tout leur développement. Jamais Feffacement des épaules, l'extension du bras, l'extension du rachis ne sont assez complets pour contrebalancer les efforts constants de flexion on Taction fléchissante de la pesanteur. Les mouvenients sont trop vi'e exécutés, sans marquer dans les extenseurs les temps d'arrêt nécessaires à Teff'et optimum. Il y a à ce sujet une différence complète entre une leçon d'escrime, de bore ou de bâton et Tassant. Dans yne leçon, le coup est déterminé k l'avance et l'on a le temps de l'exécuter. Dans Tassaut il en est tout autrement. J'ai eu l'occasion de prendre une grande quantité de séries photographiques de ces exercices, les images obtenues (fig. 210) ne pouvaient se comparer aux images posées (fig. 209); les sujets m'ayant servi de modèles n« reconnaissaient plus leurs coups. Ils étaient loin de la pureté de style qu'ils enseignaient. Cela se comprend ; l'assaut
ANAI*YSB DIS ATTITUDES ET DES JfOUVEliENTS
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ottle combat sont choses complexes, on cherche à toucher, mais on se prépare constamment à parer et à riposter ; on se retient él&nt constamment préoccapé du jeu de l'adversaire ; toujours prêt àrevenirsnT soi-même, on-^ne«e développe pasàfondelTon donne ses coups en passant par des chemins tortueux, arrondis en quelque sorte; ce ne sont pas là des mouvements amples. Un mouvement complet donne aux muscles tout le raccour-
Flg. 209.— Altitudes de la boxe française comme on l'enseigne d'après dci
photographies posées de M. c:hai\lemont.
Comparer à U figure suivante.
cîMement et tout l'allongement dont ils sont capables, tantôt <4»ns rextension, tantôt dansia flexion en restant cojitracté un «rtain temps à fin de course.
n n'y a pas de milieu, un mouvement est complet ou il est iieompiet. Dans ce dernier cas, il ne faut plus en attendre l'effet maximum cherché, ce n'est plus un mouvement gymnastique sur lequel on peut compter pour obtenir un résultat cerlâin au point de vue de la nutrition du muscle. C'est lanipli Inde qui constitue l'exercice méthodique, jamais nous ne la voyons dans les exercices de jeux. Ces derniers constituent ainsi une gymnaatique incomplète C'est de l'a peu près.
i, — éMïïmti
Mouvements ordinaires et mouvements gtmnastiqubs. — Les muscles fléchisseurs sont généralement tous plus raccourcii que les extenseurs ; s'étendre à fond constitue déjà une gymnastique énergique et salutaire, puisque c^est tout le contraire
Fi^ <>1<I.— Attitudes prises pendant un assaut de buxe d'après des sdrivs (/«)ii\<igraphi({ues. On voit combien elles dilTérent des mêmes attitudes |(o»ces pour ia démonstration (ûg. 209).
dp. ce que l'on fait dans les mouvements ordinaires (fig. SU et -s: •)-
Four cette raison, nous laisserons de côté une grande quantité d'exercices inutiles puisque nous les faisons sans cesse et nous en choisirons quelques-uns que nous exécuterons avec toute ^amplitude possible pour rétablir Tharmonie dans la forme du corps. On a cru longtemps nécessaire de faire successivement tous les mouvements articulaires dont le corps est susceptible, ou de se servir d'engins pour y rechercher des exercices com- ' pliqués et difficiles. L'expérience et le bon sens ont fait mercf de ces exagérations.
i.i: COUPS EST le meilleub af^âreil de gymnastique. — Le coi*ps
ANALTSiS DBS ATTTTUDES BT DES MOUVEMENTS
est le meilleur appareil de gymnastique, il suffit de savoir s'en servir. Mais, pour s'améliorer, est-il nécessaire de faire av(!c son corps toutes les combinaisons de mouvements possibles? Point du tout. Nous n'en avons pas le temps et cela n*est pas utile.
Choix, classement et gradation des exercices. — Le choisi àt$ exercices, leur classement et leur gradation, voilà qui importe.
On a sur ce sujet des idées encore bien ragues; Tordre apparent des classificalions usitées généralement cache un désordre et une ignorance profonds.
Il est impossible d'admettre une classification des mouvements basée sur U forme des appareils de gymnastique et de diviser les exercices en deux groupes : ceux qui se font les mains libres et ceux qui s'exécutent aux appareils portatifs ou fixes. Geta n*a rien de sérieux.
Autant vaudrait classer les médicaments d'après la forme des bocaux qui les contiennent en laissant de côté leurs propriétés médicinales.
Tout cela sent Tignorance et ressemble aux premières classifications de l'histoire tiaturelle. On mettait alors dans iin même groupe des animaux de même couleur ou d'une forme extérieure semblable sans s'occuper de leurs caractères communs, fondamentaux.
Le classement des exercices doit être basé sur leurs propriétés et les avantages qu'ils nous donnent. L'appareil est un procédé, le perfectionnement humain est le but. Tout exercice, toutengin^ doit être fait pour l'homme, adapté à ses besoins, jamais nous ne devons accepter un mouvement sans lui reconnaître une propriété physiologique; l'appareil ne doit nous suggérer aucune combinaison sans raison.
Sur quoi baser le choix des exercices? Il est facile de répondre :
n^ ni. — Seât^mas in* diquant lei eomms muiculairei toujouri en action sur le corpf dans les attitudei et les mouvementi habituels.
/, F, fléchiueun dm doifti et de raranl-brafl: P. ftd> ducteura dee brus ; B», «ilenseun du rachia et 4ti bassin ; E, B\ azlenseure de la jambe et du pied.
(U Gguro do droite lodique les loasaca muMnlures à fortifler.)
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HÈCKtil&UE ET ÉDUCATICm DES MOUVEMENTS
SUT les qualités physiques qui nous manquent. L'acquisition do la vigueur et rutilisation de la force acquise sont deux choses
>distinctes.
Le développement de la vigueur demande d^s conditions d'hygiène spéciales, une conformation favorable des*organes, une structure générale du corps conforme à la beauté et à la force.
Fig. 2i2. — Différents degrés d'amplitude dansfun.mouvevient.
1, Altitude penchée en avant (défectuciLso) ; — S. allilude normale droite ; — 3. «tlilude d'extension (efTet gymuMliqne intense).
L'application toujours dirigée vers là pratique de la vie doit nous apprendre à utiliser au mieux notre énerve sans la §«s piUer en pure perte.
Ceci suffit à déterminer notre choix parmi tous les eftereiœs fortifier Tépaule en la fixant, amplifier le thorax, pectifier los courbures vertébrales et donner de la solidité aux paroK abdominales, voilà ce qu'il faut obtenir par des exercices convenables. 11 n'est pas besoin de beaucoup d'appareils pour cela
La question d'hygiène a été réglée ailleurs, il faut vivreà Tair pur, s'exposer à la lumière, dépenser une certaine dose do travail, il faut aussi des soins de la peau, de la nourriture sain* et de la gaîté pour y satisfaire. Les jeux de plein air remplisse tii mieux que toute gymnastique ces conditions. Mais ils sont incomplets, il y a des exercices beaucoup plus parfaits pour obtenir une forme et une attitude correctes. Les jeux et le mouvement augmentent l'activité de la nutrition, les exercices méthodiques s'emparent de ce mouvement nutritif et le dirigent en le localisant dans les parties faibles du corps.
La leçon de plancher d'un effet hygiénique bien faible est au
ANALYSE ®fiS ATTITUDES XT DES MOUYEHERTS
coQtraire parfaite an point de Yae de la forme, mais il ne faul f laisser que des exercices intensifs et utiles. Nous les avonc étudiés ailleurs. Il faut susciter Teffort et le porter oti il est nécessaire (fig. 212).
Attitudes fondamentales actives. — On suscitera Teffort on
Fig. 213. — Attitudes fondamentales actives usitées dans la gymnastique
scolaire.
1, auBS «ui handios ; — S, mains à la nuquo ; — 3, maiiis aux épaules ; — 4; mains i la
poitrine.
prenant des attitudes actives exigeant déjà pour être maint<>oues des contractions localisées à ces parties faibles, ayanl un effet certain de redressement. On conservera ces attitudes pendant tous les exercices (fîg. 213).
Il faut développer les parties faibles du corps. — Les parties faibles sont les muscles du dos et les muscles de Tabdomen. Kii maintenant les coudes dans le plan des épaules, on fixera los omoplates fortement contre le thorax par l'action des rhomboïdes, trapèzes, etc., et cette action continue sera indôpcudante du mouvement des bras.
Les attitudes, mains aux hanches^ mains à la nuque, mains aux épaules et mains à la poitrine produisent cet effet.
La i^*^ est simple et bonne sans demander un effort considérable;
La S** rectifie la position de l'épaule et redresse activement la région cervicale ;
La 3"^ maintient les omoplates rapprochées ; elle est le point do départ pour les mouvements verticaux des bras ;
Fig 214. — 1, Type tlioracique ; — 2, Type abdominal. Pour pasMr du second au premier, il faut forlificr les muscles du dos et de rabdoaiHi.
La 4* produit le même effet sur l'épaule ; elle est le point de d<^part pour le mouvement horizontal des bras. Les avant-bras pourront s'étendre ou se fléchir, le bras et Tépaule se maintien dront fixes el la contraction permanente des fixateurs de l'épaule subsistera toujours.
COMBIN.^ISON DES ATTITUDES DES BRAS AVEC LES DIFFÉRENTES STA- TIONS ET FENTES. — En àssociant ces attitudes à diffiirenles fentes et aux inclinaisons du tronc en avant, en arrière et de côté on obtient un effet des plus énergiques, plus énergique que ne le permet aucun appareil de gymnastique *.
1. Voir G. Denieny, Guide du maître chargé des exercices physiques, t* édition; Paris, de Rudeval.
La figure 215 montre les combinaisons de la station droite avec les inclinaisons du tronc en avant, en arrière et de côté et les mouvements de bras en partant des attitudes initiales.
Fig. 215. — Combiûaison de la station droite, de la fente latérale et de la fente en avant avec lés attitudes des bras : mains aux hanches, à la nuque, aux épaules et à la poitrine.
Les figures 316 et 217 montrent les combinaisons des fentes en avant, en arrière et latérale avec les inclinaisons du tronc et les mouvements des bras horizontaux et verticaux.
Ces mouvements se comprennent facilement, ils procèdent d'une manière bien simple. Dans toutes les fentes il y a inclinaison du tronc et la jambe inclinée se trouve tendue dans le prolongement delà ligne d'inclinaison du tronc. Inclinaison du tronc en avant, jambe tendue en arrière ; inclinaison du tronc en arrière, jambe tendue en avant ; inclinaison du tronc de côté, jambe tendue du côté opposé à l'inclinaison. La dernière attitude n'est pas absolument nécessaire, l'immobilisation du bassin se fait mieux en fente latérale les jambes tendues.
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HBGAHISMK ET iDCCA.Tmi BE& HOCVIMKlfTS
Ce«te manière de procéder fixe les abtitvides d'une façon précise et permet une gradation très facile ; en effet, à une fevCa plus ouverte corresfwnd une iAclinaisoft plus grande de la jambe tendue et par conséquent une inclinaison plus grande du tronc. .
11 y a encore bien d'autres combinaisons possibles de ces
Fig. 216.— Attitudes énergiques utilisant le poids du corps et combinant les attitudes fondamentales avec les mouvements du tronc et des bras pour augmenter l'intensité de l'effet produit.
attitudes du corps ; nous renvoyons le lecteur aux ouvrages classiques de MM. Tôrngren, Norlander et Liedbeck.
Si Ton ajoute à ces exercices les mouvements naturels exécutés avec une cadence rapide, nous sommes en possession d'une quantité considérable d'éléments variés dont le choix seul pourra nous embarrasser.
EPFR/rs DIFFÉRENTS DES ATTITUDES ET DfiS VOUVEMEIITS VHfSu
Cependant nous ne saurions trop le répéter, la difféceace d'efTets entre les exercices ordinaires et les exercices à attitudes soutenues et extensions complètes est fondamentale.
Les exercices de vitesse sont presque nuls au point de: vue esthétique, ils ont une certaine action sur La circulation du. sang, mais cette action est toute mécanique elle est due aux contractions musculaires et aux actions centrifuges de&mouvements de circumduction. Il ne faut pas confondre cet ejQBet avec les
AlfSETSB BBS ATTITimBS ET DES MOmmiBErPS
itro
échanges nutritifs à la suite (fane dépense considérable de tnbvail^ échanges qui modifient la compositioa du sang et acti^esA les réfraerations de l'organisme. Ce tra^vail sntiime constitue Veffet h^iénique prof)rement dit, il ne doit pas être confondu arec une action mécanlcpie favorisant le cours du sang et môme^ anrec te passage de l'alirdans le poumon sans échanges gazeux, tes exercices esthéti<faes d^attitudes ont certainement un
Pig. 217. — Ck)aibinaisons des fentes, inclinaliM avec les mouveaienls de» ]
tosBion du torps
effet hygiénique par cela seul qu'ils favomest les fonctions en donnant de Taisance aux organes, au pomnon, au cœur et aux gros vaisseaux, en activant aussi la circulation abdominale, mais ils sont avant tout esthétiques, comme les jeux de plein air sont avant tout hygiéniques.
PnÉJTOÉS Sun LES MOfrvmiBIlTS SACCADES ET l'eFPET DBS POIDS
ADDITIONNELS. — Lcs attitudes soutenues et les mouvements doivent s'associer et ne peuvent se remplacer. Nous avons combattu Tetreur consistant à attribuer aux exercices ordinaires des membres plus d*effet sur le développement normal, parce qu'ils sersiient exécutés plus brutalement ou les mains chargées de poids additionnels.
R y a peut-être plus de confusion, plus de désordre et d'intensité dans les contractions, mais point d'effet esthétique plus
IGÔ
grand. Ce dernier ne peut dépendre que des associations des
efforts localisés en vue du but à atteindre. Dans les attitudes précédentes usitées dans la gynonaslique
suédoise, il y a antagonisme constant entre l'effort des extenseurs raccourcis au maximum et la tonicité des fléchisseurs, entre les pectoraux et grands dorsaux, entre les extenseurs du rachis et les muscles de Tabdomen.
Fig. 218. — Élévation des bras dans le plan des épaules montrant le mouvement de bascule de romoplate et la contraction énergique des muscles fixateurs de l'épaule.
PH, F' H*, distances de Tanglo inférieur de romoplate à la ligne médiano; on voit que 1« mouvement de bascule se fait autour de l'angle supérieur E qui resie presque fiko.
L'inclinaison du corps vient augmenter Teffort nécessaire à l'extension. Les bras élèvent le centre de gravité du tronc et forment un balancier énergique (fig. 218).
Dans le mécanisme de l'élévation verticale du bras, le grand dentelé est chargé de faire basculer l'omoplate pour porter 1».'S bras de la position horizontale à la position verticale. L'action du grand dentelé est oblique, s'insérant aux côtes sur le côté, il
attire nécessairement l'omoplate en bas et latéralement. Les omoplates, tendent à s'écarter en basculant et à glisser sur les parois de la poitrine. L'élévation du bras à ses dernières limites n"est obtenue que par le mouvement de l'omoplate, c'est pour- <Iuoi il est extrêmement difficile de maintenir correctement la position. Il faut pour cela le concours de la portion inférieure
Fig. 219. — Attitude d'élévation des bras, correcte et incorrecte, daprès Linc (effet esthétique).
et moyenne des trapèzes, etc., du rhomboïde et de l'angulaire etc. (fig. 218 et 219) pour tirer en arrière l'omoplate et amener le bras R\é à celle-ci par le deltoïde et sus-épineux dans le prolongement du tronc.
Utilité de la correction dans l'attitude. — La correction dans l'attitude est l'indice certain d'un effort très énergique et bien localisé. N'est-ce pas remplir toutes les conditions voulues pour tirer des exercices naturels tout le bénéfice possible. La saillie de la poitrine et l'effacement de l'abdomen, le redressement de la région cervicale et lombaire, l'ouverture des pieds, les mouvements étendus de ceux-ci, l'extension des doigts sont également des choses essentielles obtenues certainement par l'extension correcte de tous les segments (fig. 219).
Ainsi compris les mouvements libres ont un caractère défini,
DiM«iiT. ■;- Méc. et éduc. {{
i6^ MÉCANISME ET ÉDaCATION DES MOUVEMENTS
Utile, assuré, ce ne sont plus les vagues assouplissements mous et sans effet ou secs et brutaux produisant des chocs dans les lendons et les ligaments articulaires. La vitesse ne doit^as être la seule garantie de Ténergie déployée, nous avons vu qu'elle n'exige que des contractions instantanées des muscles, contractions passant d'un groupe musculaire à son antagoniste sans transition et sans durée (voy. p. 102).
Ce n'est pas là une bonne manière de dépenser son énergie, on peut être énergique sans se presser et sans être brutal, ce serait même pour notre race française une qualité de savoir dominer sa nervosité, du moins momentanément. Cela n'empôche pas de mettre toute la vivacité possible dans la détente du coup de jarret et du bras quand nous faisons des exercices do sauts, (le boxe et de lancer.
La souplesse ne s'obtient pas de cette façon, mais par l'éducation des mouvements, par leur indépendance et par l'ordre des contractions musculaires amenant raffinement des centres nerveux.
Notre gymnastique militaire d'application a sa raison d'être, mais les mouvements préparatoires usités dans Tarmée ont si peu de rapport avec le but à obtenir, qu'il serait préférable de les abandonner si on ne veut les modifiera
L'amplitude est factice, l'effet est apparent puisque à fin de course, dans les mouvements précipités, ce sont justement les antagonistes qui entrent en jeu pour produire du travail négatif et retenir le mouvement.
Erreur du classement des mouvements d'apaès leur FOBMk extérieure. — Il existe une méthode imaginée par M. Happel classant les mouvements suivant leur forme géométrique extérieure. C'est la méthode sexlatérale *. Le principe consiste à exécuter indistinctement tous les mouvements du corps et à répéter chacun d'eux dans les six directions de l'espace. *Si l'homme était un mannequin composé d'un squelette et de muscles, le problème serait résolu, mais il possède malheureusement des organes délicats, un système nerveux sensible,
1. Depuis que ces lignes ont été écrites, la réforme a été faite dans l'armée (voir le règlement nouveau de la gymnastique 1902).