‹ Mécanisme et éducation des mouvementsChapitre 25 sur 81 · SOS · texte numérisé non relu

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comme nous Tavons vu, ils mettent l'organisme dans des conditions physiologiques toutes différentes des exercices précédents.

Comme exercices de vitesse ils consomment du travail et activent fortement les grandes fonctions, leur effet hygiénique sera certain dans une atmosphère pure. Au point de vue mécanique/ils pèchent, sauf la boxe française où Ton donne le coup de pied et le coup de poing, par l'uniformité des mouvements.

Fig. 278. -^ Pente de l'escrime à fond (coup droit).

ils peuvent ainsi déformer ; tous les maîtres d'armes ont les muscles de la cuisse du côté oti Ton tient Tépée, présentant une hypertrophie caractéristique. M. le D*" Roblot a constaté sur des élèves de l'École militaire de Joinville-le-Pont une saillie interne produite par l'hypertrophie du paquet des muscles adducteurs, en outre une hypertrophie du droit antérieur et du triceps fémoral dont la partie charnue descend plus bas que celle du côté opposé *. Le travaildes bras dans l'escrime au fleuret est insignifiant par rapport au travail des jambes. Le coup droit, base de l'escrime est une fente rapide, il faut un coup de jarret solide pour avoir de la vitesse et un faire effort considérable pour revenir en garde. Les jambes se développent donc démesurément, les bras restent grêles (fig. 163 et 278).

De plus la garde de l'escrime n'est point symétrique et M. Roblot constate sur le tiers des maîtres d'armes un abaissement manifeste de l'épaule du côté de Tépée, avec dévele^ppe-

4. Roblot, Guide pratique des exercice» physiques ; ?Q.ns, Société d'éditions scientifiques.

ment considérable des muscles correspondants. La scoliose n'est pas la conséquence nécessaire de la dissymétrie de Tescrime, nous en trouvons la raison dans la mobilité constante de celui qui tient une épée. Les déformations sont, nous l'avons vu, plutôt le fait des mauvaises attitudes de repos que Teffet des mouvements dans de mauvaises positions. Il ne faut

pas sVHonner de l'hypertrophie des muscles extenseurs de la jambe du côté droit. Si Ton y réfléchit, on se rendra compte de l'effort supporté par ces muscles.

Dans la fente, le poids du corps porte en partie sur le pied en avant. La flexion ^e la cuisse sur la jambe tend à se produire sous l'action de ce poids et la jambe faisant avec la cuisse un angle obtus, les muscles extenseurs sont dans un moment défavorable à leur action, beaucoup plus défavorable que la jambe tendue en arrière. Leur section se développe en raison de l'eflfort considérable qu'ils déploient. De plus, remarque importante j les mouvements de la jambe droite et ceux de la jambe gauche sont tout différents, la jambe gauche s'étend toujours à fond, la jambe droite reste toujours fléchie, à cette diflFérence dans l'amplitude du mouvement correspond une forme différente des muscles suivant la loi générale. Le triceps droit faisant plus d'elTort et moins d étendue de mouvement a son corps charnu plus gros et nloins long que le triceps gauche. L'hypertrophie des adducteurs de la cuisse s'explique par la remise en garde, véritable mouvement 4'adduction rapide de la cuisse (279 et 280).

L'escrime est loin d'être un exercice complet et n'est pas comparable à la boxe française au point de vue du développement (281).

La garde de celle-ci laisserait à désirer au point de vue prymna«?tifrnp vn In position des bras devant la poitrine, mais

Fig. 279. — Destinée à montrer la raison du développement excessif des extenseurs de la jambe antérieure chez les escrimeurs.

Lo poids du corps P est équilibré par les extenseurs E qui empochent la cuisse de se fléchir.

ANAXTSB DBS ATTITUDES BT DES MOUVEMENTS

pour la stabilité du corps, Texlension du rachis, la variété des mouvements et Facilité, cet exercice n/a pas son pareil.

ffig. 380. — Hypertrophie de la ctiisse droite chez des maîtres d'arme&

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