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Éléyation de l'épaale

Fig. 46. — Adduction

Fig. 47. — Effacement des épaules par l'ac- ^ tion des musclesxiursaux.

MouvBHBNTs DB L*éPADLB. — Le moiguou de Tépaule peut s'élever, s'abaisser, se porter en avant et en arrière, il est susceptible également d'une circumduclion confuse (fig. 45^ 46,47).

Les limites à ces mouvements sont celles de Tarticulation de la clavicule avec le sternum et le raccourcissement dont les muscles sont susceptibles. Lorsqu'on change brulaleiuenl la position de Tépaule, en Tarrachant du thorax, les muscles antagonistes s'y opposent et limitent le mouvement. L'épaule, nous l'avons vu, tire sa solidité des muscles qui la recouvrent, sa forme et sa position dépendent de l'équilibre de ces forces

MÉCANISME BT ÉDUCATION DBS MOUVEMENTS

toujours en opposition : poids du bras et élévateurs, pectoraux grands dorsaux pour rabaissement, et trapèzes rhomboïdes pour le rapprochement en arrière.

Ufi Twrt*irBE «ni.

Captai n û'tnmtty 4>r

Llfi^ (Il hiseùa

Fig. 48. — Ligaments du bassin. Vue antérieure (Debiehrb). 5. pelit ligament sacro-sciatique ; — 6, membrane obturaUrice ou sous-pubionne.

Mouvements du bassin. — Au bassin, au contraire, il y a solidité presque absolue,.les mouvements de la hanche sont dus à

Fig. 49. — Flexion latérale du tronc.

1, Eiéculion correcte, la ligue des têtes fémorales FF' demeurant lioriionlalo; — 2,moovenienl incorrect se passant en partie dans l'incl maison FF du bassin.

la mobilité de la région lombaire et aux mouvements sur les tètes fémorales. Si le tronc est fixé, le bassin neut se mouvoir

DESCr.IPTION ET MÉCANISME DES MODVEMEiNTS

sur la coloQQe vertébrale; iaversement, si le bassin est fixe, la colonne vertébrale peut se mouvoir sur lui, mais il ne faut pas confondre ces mouvements du tronc avec ceux qui se produisent sur les têtes fémorales (fig. 48 et 49).

Mouvements des bras. — La grande amplitude des mouvements des bras est due en partie à son mode d'articulation avec Tomoplate mais spécialement aussi aux mouvements propres de celle-ci, nous en avons déjà parlé à propos de l'ampliation thoracique {Bases scientifiques de VÉducation physique).

L'abduction du bras peut se diviser en 3 périodes.

Pig. 50. — Action des muscles Trapèzes et Grand dentelé dans Télévation horizontale (1) et verticale (2) du bras ; (3) attitude de l'épaule et du bras à la suite de Tatrophie de ces muscles.

4* Écart du bras ju8qu*à 45* produit par la contraction de toutes les parties du deltoïde et du sus-épineux.

2° Écart de 45 à OO*' produit par la contraction de la partie moyenne du deltoïde pendant que le sus-épineux serre la tète de rhumérus contre la cavité glénoïde. G^tte attitude vulgairement appelée brjpis tendu a pour effet de faire basculer Tomoplate autour de son angle externe, de soulever le bord spinal

en le dirigeant de haut en bas et de dehors en dedans, de séparer en un mot l'omoplate du thorax en forme d'aile (fig. 50) ; mais le grand dentelé vient rétablir le parallélisme du bord

Fi fi;. 51. — Mouvement de bascule de l'omoplate et du bras dans rélération de ce dernier.

BH, ligne borisoDUl«: — VV, rarUcala.

Fig. 51 bis, — Schéma de raction des différents muscles qui agissent sur la position relative de l'épaule par rapport an thorax.

On voit les muides qui relient le bras k répaule, l'épaule au IhoraZf et le bras au thorax. Les flèches indiquent la direction de Taclion musculaire; les lettres sont les abrériations des noms des muscles.

spîna] et de la colonne vertébrale en l'attirant vers le bas et en Vappliquant fortement contre le thorax tandis que la partie supérieure du trapèze élève et maintient Tangle supérieur de Tomoplate.

Dans un effort violent, tous les fixateurs de l'omoplate : les trapèze, rhomboïde et angulaire entrent en action.

S'' Élévation verticale du bras. La partie moyenne du deltoïde nepeutpasélever le bras au-dessus de Thorizontale, la rencontre

DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS

Ai

de la tète de rhiimérus avec racromion amènerait la luxation en bas. Son action avec celle du sus-épineux est de maintenir le bras fixé à Tomoplate; alors, sous Taction du grand dentelé le système solide bras et omoplate bascule et exécute un mouvement angulaire de 90"" amenant le bras dans la position verticale en tournant vers le haut la cavité glénoïde de Tarticula-

Fig. 5'J. — Élévation horizoiitale et latérale des bras.

tien. Ce mouvement, assimilable à celui d'un levier de sonnette, se fait autour d'un centre coïncidant à peu près avec l'angle interne de l'omoplate (fig. 51).

La clavicule suit ce mouvement et maintient Facromion à une distance constante de l'extrémité stôrnale. Elle subit ainsi des pressions qui tendent à la fléchir, aussi présente-t-elle une courbure en S accentuée chez les sujets faisant des efforts violents avec les bras (fig. 52 et 53).

Les mouvements d'abduction du bras en avant diffèrent en ce que le premier et le deuxième temps sont accomplis par la partie antérieure du deltoïde; pendant la troisième période, c'est-à-dire pendant le mouvement de bascule de romoplate, la contraction se propage dans la partie moyenne du deltoïde

et ramène ainsi le bras et romoplatedans le môme plan (fig 54, 55 et 56).

L'abduction du bras en arrière ne peut s'eflfectuer au delà de

fig. 53. — Élévation latérale des bras, la paume des mains tournée de côté.

Fig. 54. — Élévation horizontale des bras en avant.

Fig, 55. — Élévation des bras en avant, la paume des mains tournée en avant.

40<* environ, le mouvement est limité par la rencontré delà tète de l'humérus avec l'acromion, en haut et Tapophyse coracoïde en avant (fig. 57), Tomoplate ne bascule pas, la partie postérieure du deltoïde produit Técartement du bras et Tangle inférieur de l'omoplate tend à être écarté du thorax (fig. 58 et 59).

Dans Valtilude dite suspension renversée, Tabduction en arrière peut dépasser 90^ c'est-à-dire être plus du double de l'abduction normale (fig. 60).

Dans celte attitude défectueuse à tous points de vue, les bras conservent leur parallélisme, le poids du corps agit tout entier

DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS 43

pour arracher Tépaule, il s'applique à rexlrémité d'un bras de levier considérable et celte charge excessive est supportée en totalité par les ligaments et les musclés de l'articulation de de Tépaule (fig. 58). Nous reviendrons sur les inconvé^aienls de cette exagération d'amplitude.

Fig. 36. — Mouvement de l'humérus pendant le mouvement de bascule de Tomoplate dans l'élévation verticale du bras en avant.

Pig. 57. — Abduction des bras en arrière.

L'adduction du bras peut s'exécuter en avant et en arrière du corps ; dans les deux cas le mouvement d'ailleurs restreint est limité par la rencontre du bras avec le tronc, en avant ce sont les pectoraux, en arrière les muscles grands dorsaux qui ont la prédominance (âg. 61).

La rotation du bras est environ de 180^, il ne faut pas la confondre avec les mouvements de l'avant-bras et de la main. Les muscles rotateurs du bras ont leur maximum d'effet dans l'abaissement du bras, leur minimum dans l'élévation, les tendons des grands pectoral et dorsal s'enroulent sur Tos pendant le mouvement de rotation (fig. 6i2 et 63).

La circumduction du bras «si généralement mal comprise. Si

Ton effectue le mouvement avec toute Tamplitude qu'il comporte on se convaincra facilement de l'impossibilité de faire décrire au bras un cercle dans un seul plan. Commençant le mouvement par l'élévation du bras en avant,

feclorit

Coulfsse bïcirî Tendon du bîccp

Fig. 58. — Articulation du bras avec l'épaule.

Od voit U I6le de rhuroéru* dans la cavilâ articulaire. I^es insertions niusculairèi et les ligamenta ont été écaités.

on sera arrêté à la position verticale et il sera impossible de faire descendre le bras dans le plan antéro-postérieur. L'abaisseipent aura forcément lieu dans le plan des épaules perpendiculaire à celui-ci (fig. 64, 65 et 66).

La circumduction est donc composée de deux demi-cercles dans des plans rectangulaires. Dans les mouvements peu étendus, le bras psut décrire des cônes ayant leur axe dirigé à 45^ envi-on avec les deux plans antéro-postérieur et transverse.

DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS

Les mouvements d'abduction du bras sont pénibles, car le deltoïde, comme presque tous les extenseurs des membres,

Fig, 59. — Coupe de rarticulation de l'épaule.

i, dus r«lMdMement de l'humérus H ; — ï, dans l'élération horliontak. — S. eonpe da

romoplale.

n'a jamais ses fibres perpendiculaires à Tos à mouvoir, son bras de levier est fort court relativement à la longueur totale

fig, 50. Montrant l'abduction exagérée de l'huinérus dans une attitude

du renversement aux anneaux.

da membre supérieur. Les enfants et les sujets faibles ont beaucoup de peine à faire correctement les mouvements

horizontaux des bras étendus, surtout les mains chargées d'haltères.

MouvBUKNTS DU MBMBRB INFÉRIEUR. — La cuisse peut s^écartCF at^ralement de 45^ environ ; le mouvement est limité par la

Fig. 61. — Adduction des bras.

Fig. 62. — Rotation des bras en dehors, bras horizontaux.

tension de la partie inférieure de la capsule articulaire (fig. 67, 68, 69, 70, 71 et 72).

Au delà de cette étendue le mouvement devient anormal puisqu'il exige la sortie de la tête du fémur de sa cavité cotyloTde (fig. 73 et 74). Cest presque une luxation. On voit des danseurs effectuer de grands écarts mais il y a souvent là Une illusion.

Le sujet se tourne de côté, écarte les deux jambes, mais, si Ton y regarde de près, une jambe est fléchie sur le tronc, Tautre étendue et le tronc dans son prolongement; il n'y a là aucune abduction latérale exagérée (fig. 75). Il y a cependant des disloqués qui peuvent écarter la cuisse de 90*. Ce sont là des conditions tout à fait anormales, incompatibles avec la solidité des articulations. La danseuse exécutant un grand baltement peut

OCSCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS

écarter la cuisse à plus de 90°, mais le mouvement s'explique par l'élan donné au membre inférieur (fig. 73).

Pig. 63. — Rotation des bias en dedans, bras horizontaux. L'abduction de la cuisse en avant ou la flexion peut facile-

^1 \IJ I.M i.(

Fig. 64. — Attitudes successives du bras dans une circumductlon.

idcs ment atteindre 180^; elle n'est limitée que par la rencontre de la

IS

ruisse avec Tabdomen. Dans ce mouvement, il est très difficile d'éviter la flexion des jambes ; l'attache des muscles fléchis-

Fig. 65. — Décomposition du mouvement de circumduction du bras en deux arcs de cercle situés dans un plan anléro-postérieur 1, 2, 8, et un plan transversal 3, 4, 1.

Oà. direction de Tue du c^De décrit par le bras (La figure 4 indiqo* la ooorbe déeritopar la main lorsque la circumaucUon est rapide).

seurs de la jambe est au bassin, ceux-ci ont le double rôle de fléchisseurs de la jambe et d'extenseurs de la cuisse, ils sont donc fortement distendus dans la flexion de la cuisse sur le tronc et c'est pour les soulager que se produit la flexion de la jambe (fig. 76).

DB8CRIPTI0N BT MÉCANISME DBS MOUVEMENTS i9

On sait quel tiraillement insupportable on ressent dans ]a

Pig. 66. — Cône décrit par le bras dans une circumduction rapide. OX, axe da eône ; BC, êxo déoU par la maio ûtuée en. traat du plan trauveisal AO.

région du genou étant assis les jambes étendues sur un sol

Pig. 67. — Abduction latérale de Fig. 68. — Coupe de l'articulation

la cuisse.

de la hanche.

F, fémur ; B, oi iliaque. (On voit le liffamcat rond qui réunit la tôle du fémur k l'os coxai.)

absolument plat ou debout les jambes tendues lorsqu'on fléchit le tronc en avant (fig. IB).

L'abduction de la cuisse en arrière est à peu près nulle; elle

OniBiiT. ~ Uéc. et éduc. 4

MKGAIIISME ET ÉDUCATION DES MOUVKMEItXS

est limitée par la tension de la partie antérieure de la capsule articulaire très forCo en cet endroit et appelée ligament de Bertin (fig. 77 et 78).

al«nbrane obtaratriM Lig* rond

08 iliaque

Iscbioa

Grand troolUAtor

Fig. 69. — Articulation coxo-fémorale ouverte (Dbbibmi).

Si le mouvement est plus étendu il se passe alors dans le bassin et dans la région lombair» de la colonne vertébrale, tels les mouvements du tronc dits courbes raidies, usités dans la gymnastique suédoise.

L'abduction de la cuisse est environ de 45*^ ; elle est limitée par le ligament rond inter-articulaire et la rencontre des masses charnues des deux cuisses; ^lle peut §e faire en avant et en arrière du corps (fig. 68 et 79).

La rotation du féii^iir embrasse plus de 90'' d'étendue, id nô'faut pas la cobfondre avec les mouvements du pied qui se passent surtout dans la cheville et même dans le genou quand il est fléchi. La circumduction du fémur est pénible^ le cône décrit une

Fi^. 70. — AbaucUoa latérale de la ettiese» limiie naturelle.

HBSCmPTHIII ET ■âCANiBHB BEB MOUVBMlHI'rS

petite oiwertiire, son arxe est dirigé oblicpieiirent en bas el en avant (6g. 80 et 81).

Mommiiirre bk i'avaih^bras. — Le eovée permet )a flexTem de

Fig, 71. — Action et nom dM pBiacipaiuLDMiicieB reliant la cuisie au tronc (partie antérieure).

l'MPantr'brftfl dans un plan bien défini grâce à la forme de Taorticalatioii buméro-cubilale. La limite à la flexion de Ta/vant bras eatla rencontre de celui-ci avec la saillie du biceps. La limite à TexiensioB est la rencontre de rbnmérus avec rolécrànc dans la cavité olécranienne et la résistance, des ligaments. On voit aomvent se produire la luxation de cette articulation dans ime chute sur la main le bras étendu (fig. 82, 8S, 84, 85 et 86).

Le mouvement de rotalion de ranrant-bras appelé pro nation permet de tourner la face palmaire de la main vera le baspoitr

saisir un objet ou de tendre la main la face palmaire en haut en supination (fig. 87 et 88).

Ces deux mouvements se passent entre le radius et le cubitus. Le radius tourne autour du cubitus, Taxe de rotation passe par

Pig. 72. — Action et nom des principaux muscles qui relient le fémur au bassin (région postérieure).

le doigt médius et à peu près le milieu du coude. La tête du radius et son articulation humérale (fig. 90) en forme de pivot permettent cette rotation. La rotation s'explique par de petits mouvements de latéralité du cubitus, possibles malgré l*emboltement réciproque des surfaces articulaires et associés à la flexion et à Textension.

Les mouvements du radius et du cubitus sont solidaires ; la pronation est limitée par le croisement des deux os; la supination par la tension des ligaments interosseux et annulaire du radius. Les muscles servent comme dans les autres articulations de ligaments actifs.

DESCRIPTION ET MéCANISME DES MOUVEMENTS

Les muscles de la pronation et de la supination ont on rAle

complexe.

Le biceps brachial est fléchisseur supinateur. Le long supinateur est un fléchisseur pronateur.

Le court supinateur et le carré

Pî|ç. 73. — Battement classique de la jambe dans la danse chorégraphique montrant Tabduction exagérée de la cuisse.

Fig. 74. — Position de la tête du fémur dans 1 abduction latérale de la cuisse jusqu'à la position horizontale.

pronateur sont supinateur et fléchisseur indépendants.

Fig. 75. — Grand écart vrai ; — grand écart simulé ; ~ station sur les ischions les jambes étendues ; — et station sur deux cvhaises avec dislocation de l'articulation de la hanche.

L'insertion du biceps est particulière, son tendon s^enroule

ifllcxinssK ST "iuvcÈmoTX dbs voutehents

flig. % — mnbkn 4» te oéIim lur «§.77. — Biteiuwa 4n teGoiase le baisîAi mF le 1

Fig. 78. — Abduction en arrière de la euiiie 4flute natunlla.

Fig. 79. ^ Adduction de U cttisie.

DESdCmiOfl ET MÉCAIflSia DB HmiflMINlS SS

autour du radrns, sou action est d'Uxori un eSei de svfitnaU«n

Fig. 80. — Rotation de la cuisse en Fig. 81. — Rotation du fémur en

aTant de commencer à produire la flexion. Le déroolemeal du

Pig. 82.— Flexion de Tavanibras eor le bras.

g. 83. — Extension de Tavant-bras.

la main en pronation.

tendon doit être complet pour que le biceps puisse produire directeffiâBii la flexioa de Tavant-bras. Pour catle raiaon., la flexioa de l'avant-bria, la maiu chargée

d'un haltère ou le corps suspendu par les mains se fait bien plus facilement en supination qu'en pronation.

Fig. S4. — C!oupes de rarticulation du coude dans reztension et d&ni U flexion (Cruyeilhier).

Dans Tacte de visser ou de dévisser, les rotateurs du bras

Fig. 85.— Mêmes coupes dépourvues des muscles et montrant les limites du mouvement.

entrent en jeu r rotateurs en dehors pour visser, rotateurs en dedans pour dévisser. Dans les mouvements énergiques, Tavant^

DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS 57

bras est maintenu fléchi et Tefforl des adducteurs et abducteurs

Kdisénu

Lift latéral externe Lig* tntërieur-

Lig* tiuiuUire du radias

Corde de Weilbrech*

Rtdiut

ycmbraoe iaterusscutt'

Ut laténl interne

CubitHJ

Fig. 86. — Ligaments de l'articulation du coude. Vue antérieure (Dbbierrb).

du bras s'ajoute à Ténergie du mouvement de pronation et de supination.

Fig. 87. — Mouvement de pronation Fig. 88. — Mouvement de suplnade Tavont-bras. lion de l'avanl-bras.

Mouvements du genou. — Les mouvements du genou sont

WkCikjnStR ET ÈMKKTWK DS9 WffCWWnwn

moins précis qne les mouTeffletits du coode. n n'y » pas «mbo<-

/ tement aussi parfait des surfaces articulaires. Les condyles du fémur reposent sur les cartilages semi-lunaires du tibia et rou-

Fig. 89. ^ Mouvement de pronation et de supination (Math. Dotal).

I, ipJBMhw; " t, prwmtimi. — Le iMMf«ni«iA 8*««feite «itoar ém ru» «1. Ob vdII l«

croisement du rtdiai et du cubitus dam It prootUon.

lent sur eux dans le mouvement de flexion. L'articulation n'est pas fermée; le vide énorme produit dans la flexion en aTant est comblé par la rotule, os isolé développé dans le tendon des extenseurs et restant toujours à dislance fixe du tibia (fig. 91 «t 92). La flexion est limitée par la tension des ligaments croisés ^ intérieurs à Tarticulation et par la rencontre de la partie «barnue du mollet avec la cuisse. Dans une chute sur les pieds, si la 0exion du genou est complète, le choc tend à déchirer le genou %i le mollet remplit Tofiice de poiAl d'appui du levier, il faat résister ferme avec les muscles pour éviter des accidents. L% genou est toujours une articulation délicate, la moindre blessure y prend immédiatement un caractère de gravité. Toujours

IMBSGRlfTKHf IT KÉCAJUSWB DBS M0CnmfB!<T8

9iiniieiié pendant I« ^ie, it finit par refuser son serrvee, c'est par le genou que finissent la plupart des acrobates, sauteurs, €uiems et vêïoeipédiste» {fig.»98, 114 et 138).

L'embottement imparfait des surfaces articulaires du genou permet dans la flexion un déplacement du tibia sur les condyles

(facti a rti cubain:]

Ttt« da n.

f iibérofîté.

PetUe cvritft

f\g. 90. — Surfaces articulaim dn

is du radius et du cubitus.

du fémur dans le genre 4b la prosaftion et de la supination, mais beaucoup plus vague et «uiaut plus réduit. Ces mouvements limités par les ligainents latéraux se passent exclusivement entre le fémur et le tibia ; le péroné n*a rien à y voir.

L'extension de la jambe est limitée au prolongement du fémur par la tension des ligaments. Le condyle du fémur a une forme en spirale et les ligaments externes s^insèrent en un point titné de telle sorte que pendant Textension la distance entre les insertions des ligaments augmente. Ces ligaments se tendent et Rmitent 1^ mouvement (flg. 9S et 98). Les muscles fléchisseurs ajoutent leur action pour soulager les ligaments.

WoirviMiWTS nu poiomrr. — L'articulation dn poignet permet tous lesmonvementsde flexion, d'extension, de circumduction; le mouvement de rotation Ini est étranger, il provient de la

pronalioQ et de la supination de Tavant-bras (fig. 97, 98 et 99).

Au poignet le radius s'articule avec le carpe ; au coude, au

ttador du drsit «ntérleui

AotuVe

TandûB To4ii)iaii,

Tibii

Aileron laterne do la rotuU

Capsule Bbrense Mi;. latéral interM

Fig. 91. — Articulation du genou avec tes ligamentf.

contraire, le cubitus forme la plus grande partie de la charnière. La limite des mouvements est peu déterminée, aussi voit-on des personnes avoir une très grande amplitude dans les mouvements du poignet, toucher par exemple Tavant-bras avec les doigts en avant ou en arrière. Le poignet est encore une articulation fragile qu'il faut ménager; une luxation lui enlève

DESCRIPTION ET MÉCANISME DES MOUVEMENTS

toute sa solidité et toute sa souplesse. Une disposition fort remarquable permet aux doigts de se mouvoir dans toutes les positions du poignet.

PIg. 92. — Coupe de raxticulation du genou dans l'extension et dans U

flexion.

P, fémar; — T, tibia; — R, rotule.

Le ligament annulaire du carpe réunit les tendons des fléchisseurs du côté palmaire, ceux des extenseurs du côté dorsal de

Flg. 93. — Coupe de i*articulation du genou dans l'extension et la flexion, monb^nt la tension des ligaments croisés limitant le mouvement.

la main et les empêche de s'écarter des os pendant les mouvements du poignet.

ViCAinSMl BT ÉDUCATION DBS MOUTUfENTS

FIg. 94. — Flexion de la Jambe sur la cuisfo.

fig. 95. — Extension de la Jambe sur la cuisse.

Fig. 96. — Mécanisme de la flexion du genou (d'après les frères Weber).

L. Ligaraent ralflché dans la floiioa et landu daiu l'exteniioa paxoe oue k noinL d'AU>»k« C mx fémnr P t«.d à s'éloigner, le. rayons CB.. CB.. CB.^^SSwt àSwffc^ forme des condyles du fémur, ce qui Umlte l'exteision. - T, tibiai^SSït.

OBSCRIPTION BT mAgANBIU WMS MOWEWSlfTS 08

MouTBMiXTs oB LA CBB¥1LLB BU FOD. — A la chêviUfi du pied

Pig. 97. — - Flexion de la main. Fig. 98. — Extension de la main, les mouvements de flexion et d'extension sont fort étendus.

Fig.

— llouYement latéral de la main.

l'articulation ne permet que des mouvements confus de ]atéra- •

f if. lAO. — Fleaon du pied.

Pig. 101. — Extenfion du pied.

lité. Dm ligamenis solides et la forme des surfaces articulaires limileiit le mouvement (ûg. 100, 101, 102 et 103). La pmùk% astragalienne présente une forme extrêmement

MBCAfOSMB ET ÉDUGATIOIf DBS. MOUVEMENTS

remarquable. Le pied peut exécuter un mouvement de circumduction grâce à la rotation du fémur, le pied et la main ont des mouvements comparables entre eux; il est curieux de remarquer que les mouvements analogues portent des noms différents; la flexion du pied est Tanalogue de l'extension do la main et la flexion de la main correspond à Textension du died, ceci dit pour éviter la confusion (fig. 104 et 105).

Ltf . f éronéo-libiai ant.

Uf ^ péronéo-astrapUen anl.

, pi^ronéo-aslraplien post.

Ltf. p^ronéo-calean^on

Lie. lat. de» '.Tleili

ï'ig. Iu2. — Ligament! des articulations du pied. Vue de la face donoexterne du pied (Debierre).

s, ligament calcante-euboTdMQ plantaire ; ~ 6, ligament calcanéo-cuboïdiea dorsal ; — 7, U|ament scaphoTdita ; — 8, ligament aatragalo-scaphoTdion ; — 9, ligament cuboTdo- B«a^o7dien dorsal ; — 10, licaoMnt cunéo-scaphoVdicn ; — 11, ligament cunéo-cuboïdien ; — 11. kgaments cunéena; — il, ligaments tarso-mélatarsiens : — 14, ligaments tranarcrsee interpaélatarslens.

Mouvements des doigts. — La main mérile une élude en ra p port avec l'importance de sa fonction; les mouvements des doigts sont un exemple de synergie musculaire assez complexe (iig. 10G, 107 et 108).

Les fléchisseurs superficiel et profond des doigts ofl'renl une disposition analomique remarquable : le tendon du fléchisseur profond traverse celui du fléchisseur superficiel et devenu à son tour superficiel, vient s'insérer à la troisième ^phalange. La fonction de ces fléchisseurs est de fléchir les deux dernières phalanges, d'étendre la première et de fléchir la main. Seuls ils donneraient à celle-ci la forme d'une grifl'e plutôt gênante

DBSCRIPTION BT HftCAlflSIIB DBS MOUVBMBffTS 65

qu*i]tile (fîg. 109 et 110). Mais d'autres petits muscles situés dans

8rnoY. ulr. acaph

Lift inioroïieii* Tète de fasiripSe

Aslnifaie

TcaSon d'AchilU

Sjn. câlc. tttr. pOBl.

Bourse séreuse du

icndun d'AckilU

.CateonéuQi

Pig. 103. — Coupe de l'articulation de la cheville du pied. rintérieur du métacarpe interviennent pour régulariser le mou-

Fig. 104. — lixlension du pied.

Go«P« df raxticaUtion libio larsienne montrant les rapporta des surface» articulaired et

des os.

▼ement des doigts. La flexion de la première phalange est

. Dehbiit. - Uéc. et édue. S

«ÉCAJ9UHE BT lÉDDCâncm DBS MOUVEMBUTS

exécutée par les interosseux. Ceux-ci sont doubles pour chaqu« espace inlerosseux, Tun occupe la région dorsale, l'autre la région palmaire de la main. S'ônfiérant aux métacarpiens et aux premières phalanges, ils proâttfflent la Hexion de ces dernières, leur adduction et abduction par rapport au doigt médius et Textension des deux dernières phalanges (Og. ill et 112).

Fig. iOo.— Coupe de l'articulation tibio^tarsienne dans la flexion du pieÀ.

Les lombricaux joignent les tendons des fléchisseurs profonds à ceux des interosseux et ajoutent leur action dans le même sens.

La flexion directe des doigts ne peut donc se faire sans le

Fig. 106.— Flexion des doigU.

Fig. 107. '~ Extension des doiiris.

concours des fléchisseurs superficiel et profond agissant sur les deux dernières phalanges aidés des interosseux et lombricaux fléchissant la première phalange et des extenseurs de la main «'opposant au mouvement de flexion (fig. 110).

De même, l'extension directe des doigts se fait par le concours de l'extenseur commun et extenseur propre qui étendent la première phalange, et celui des inlerosseux et lombricaux qui étendent les deux dernières phalanges. Les fléchisseurs de la main s'opposent à l'extension du poignet tendant à se produire.

DESCKIPTION ET MECAMSHE DES HOUVKUKKTS

Membrane interosseuM

Ctrbhit

Li|^. triaogabird

Lie. cubito-rarfiif r\

Lis. pisi-fii'^U' ai fi, V.

Li^. pisi-uneilorriiikvi Lig. eapilato-trap4'ii<?[|

Lig. «nci-méUcaqiJGn

Uaditii

3ifl« au -tcnifon fléchiucnr

lÂ^. fcapUoïdo-tmpésIaB

Liff. trapéio-mëtac dortal Ug. irapèid'iuétae. palmaire

Li(r. latéral

AeCkulAUi» pbalanfiasae

FMehIueur i RéclWtiaur profoai

Fig. 408. — Ligameut des articulations radio carpienues, des os du carpe entre eux, des os du carpe avec les os du métacarpe et de ces dernj«ra «ntre eux et avec les phalanges des doigts. Vue de la face palmaire de la main (Debierre). "*

9, liç^ament cubilo-piâirormicn ; — 13, ligament trapczo-mdtacarpien III;' — U, Ufam«nU inlermétacarpicns ; — 16, ligament latéral des aiUcuI. liions plialnngieiine€ •. — li, t!, IcodOD du loDg fléchifiscur profoud des doigls ; — 21, tendua du fléchisseur commua é— doigts.

Les fléchisseurs des doigts à force de se raccourcir finissent par produire larétraction de Vaponévrose palmaire et la flexion

permanente des articles. Il faut faire un effort pour conserver les doigts étendus, dans les mouvements gymnastiques il sera

Doulonnièrt) 4tt fléeh sap.

Flecliissaur sup.

litMur prof.

iDoift Nerf digiUl

Pig. 109 — Vue latérale des tendons des muscles fléchisseurs des doigts

(Debibrrr).

ft, gain« tendinetise fendue et rabattue sur le c6té ; — 10, freins latéraux du tendon 114- •kisaeur tuperflciei ; — 11, frein médian du liiéroe tendon ; — 12, 13, freins du tendon flécliJMeur profond.

bon de remédier à cotte difformité en étendant fortement las phalanges.

Tous les doigts de la main, particulièrement rindex ont des mouvements indépendants, lannulaire et le petit doigt au contraire sont solidaires, Us fendons extenseurs sont unis par une expansion tendineuse (fig.^113).

Cette solidarité fait le désespoir des pianistes et contribue à augmenter singulièrement la difficulté du jeu des instruments de n\usique en enlevant l'égalité des doigts, qualité si précieuse et si rare du mécanisme.

Il faut une étude spéciale et un travail persévérant pour remédier à ce que cette disposition présente d'in* convénients.

Le pouce est absolument indépendant. Ses long et court extenseur, son long abducteur agissent aussi sur la main ; les muscles de l'éminence thénar, court abducteur, court fléchisseur, adducteur et opposant sont spécialement affectés à ses mouvements.

Fig. 440. — Main présenkajit la forme de griffe à cause de Tatrophie des interosseux et lombrieaui (ûucHBNMB DB Bou-

LOQNl).

DESCRIPTION Br MECANISME DES MOUVEMENTS 69

rig. 411. — Extension et adduction Fig. 112. — Écartement dei

des doigt». doigts.

Fig. 113. — Tendons des extenseurs de l'annulaire et du petit doigt réunis par une bandelette aponévrotique L.

Wg. 114. — Flexion des orteils. Fig. 115. — Extension des orteils.

MBGAlfISII£ BT ÉDUCATION DBS MOUVBUBIfTS

Mouvements des orteils. — Les mouyemeats des orteils diffèrent des mouTements des doigts, ils sont réduits ; la flexion prédomine aux doigts, Textension aux orteils, les mouyemeDts d abduction des doi(çts sont presque nuls. Le pied tonjoors enfermé dans des chaussures étroites •st devenu un simple organe de soutieu du corps. Les orteils sont généralement rabougris et atrophiés. Mais chez l'eu- Ai ut, chez l'homme qui porte des chau4ffures convenables, des sandales ou qui lâftarche nu-pieds, la mobilité des orteils itKiste encore (fig. 114 et 1 15).

Il est notoire que le pied peut ao- ^uérir par Texercice et des soins une délicatesse comparable à celle de la main. On connaît des artistes peignant avec le pied el des sujets nés manchots se servant du pied pour les usages les plus variés et les plus fins. Les Japonais, certaines peuplades grimpent à une perche en se servant du pouce pour la saisir. Nous voyons encore ici riiifluence de Téducation sur la structure d'un organe.

Les danseuses de nos théâtres s'exercent à se tenir sur la pointe des orteils, c'est là un abus de la fonction. Le pied de ces danseuses est complètement déformé et présente généralemeat une luxation du gros orteil (iig. 1 16).

r\g. 116. — Danseuse se

tenant en équilibre sur l'extrémité des orteils.

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