II. Tête diadémée du Roi Euth}rdème, tournée à droite
Légende indéchiffrable. Figure d'Hercule assis, sem* blable à celle du no. 3j dans le cbamp, k droite, près de la cbaise, la lettre K (pL 1. m. il). AR. 7.
Au eebtnet d’<jB •tiseteur à it. Pétt’.:hour](.
IS. Même tête du Roi Euthjdème, tournée à droite.
Légende indéchiffrable. Même figure d'Hercule (pl.
l. m. la). AR. 8.
A« mtaw reKaet.
i3. La même médaille du Roi Euthjdème, autrement traitée (pl. 1. m. i3). AR. 9.
Ai> eabiort d« M U PrioM BanM^aT.
i4< Tête imberbe et diadémée d’un Roi de la Bactriane inconnu, tournée à droite.
Légende barbare dont la moitié est effacée. Même figure d'Hercule assis (pl. 1. m. l4). AR. 7.
Au cahino <!*•■» amateur
i5. Tête imberbe et diadémée d'un autre Roi inconnu de la Bactriane, tournée A droite. •
Légende illisible. Même figure d'Hercule (pl. L
m. i5). AR. 7.
Au aUaet.
i6> Autre tête imberbe et diadémée d'un Roi inconnu de la Bactriane, tournée à droite.
Même légende, et même type (pl. 1. m. 16). AR. 7.
Ad même eab<na«,
La simplicité de la légende des trois médailles d'En* thydème (pl. L m. 1. 3.3.) pronre qu'elles appartiennent i un des plus anciens Rois de la Bactriane. Elles portent constamment: „du Roi Enthydème*', tandis que la plupart des médailles suirantes donnent A leurs Rois le titre de Juste, de Grand, on de Dieu. L'absence de tout titre futnenz dans les deux premières médailles d'Eucratide
(pL 1 . m. 4* ranger ayant tontai Im autrei
de ce Roi. Quant à la médaille d’Euthjdème en argent ( pl. l. m. 3 ) , il est vrai que le visage du Roi ne ressemble pas absolument au portrait que nous offre sa médaille en or (pl. 1. m. i). Mais il parott que la dernière représente le Roi dans un âge plus avancé] et, au snrplns , le goût du travail de cet avers est assea inférieur à celui de la médaille en argent. A juger d'après une empreinte en soufre de la médaille en or, il me parolt que son monogramme, composé des lettres fl K, n'est pas exactement représenté dans les ouvrages cités ci-dessus.
La médaille d'Euthjrdème en bronze (pl. 1. m. 3.) est d’nn très beau travaiL Elle a été anciennement couverte d'une lame en argent, et il en reste des vestiges sur son avers ; quoiqu'inégale , par cette raison , elle est bien conservée. Elle ne porte pas le portrait du Roi , qui manque assez souvent aussi aux médailles des Rois de Syrie, doat les Bactriens avoient emprunté la tète d'Apollon, le trépied, l'Hercule assis, et peut-être plusieurs antres types encore.
On observe que la télé d'Eocratide I. sans casque, sur une médaille (pl. I. m. 4>) qui a été réunie l'an passé, avec deux mille autres médailles grecques, à la collection de S. M. l'Empereur de toutes les Russies, est d'une ressemblance parfaite avec son portrait casqué sur la médaille du cabinet de l'Académie Impériale des Sciences (pl. I. m. 6). Mais la première le représente dans un âge bien moins avancé, et ce n'étoit qu'après ses exploits militaires que ce Roi s'étoit fait représenter en casque et qu'il avoit pris le surnom de Grand. Sur le revers de la médaille 4* nous voyons Eucratide 1. en costume des temps héroïques et armé d'un arc et d'une flèche.
Mon moins remarquable que le médaillon précédent en argent , est la médaille que Sir Gore Ouseley a rapportée de la Perse , et qui , à cause de sa petitesse , est unique] (pl. I. m. 3). Son avers porte la tête casquée d'Euthydème I. jenne ] le revers , les bonnets des Dioscures , puisque le peu d'étendue du champ , ne permettoit pas d'y donner lenr fignrr. >
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On ne connoiuoit aocane médaille de la BaeUiane, lonque l’Académie de St. Pétersbourg pnblia, pn 1738, le savant ouvrage du célèbre Bayer sur l'histoire de ce Royaume L'auteur y décrit un médaillon en argent ensemble avec la collection du Comte de Bruce , avoit enrichi le cabinet académique. L'ouvrage de Bayer n'ayant point de planches , ce beau médaillon d'Eucratide L parolt pour la première fois dans ce mémoire (pl. I. m. ^ Il a été trouvé, ainsi que toutes les médailles de la Bac* triane qui sont venues à ma connoissance , dans les con* trées voisines de la mer Caspienne.
C'est k Encratide II. qu'il faut attribuer le médaillon du cabinet de Paris (pl. I. m. 7). Nous voyons sur l’avers de cette belle pièce le buste d'nn jeune homme dont les traits, quoique extrêmement ressemblans k ceux de son père Encratide 1 , en diffèrent pourtant assen, pour nous convaincre que ce n'est pas Encratide L dans l'âge de l'adolescence , mais son fils que l'on y a fîgnré. Ce jeune Prince qui s'étoit mis en possession du Irène par la force des armes, avoit adopté, k l'exemple de son père, le snr- Bom de Grand, et fait, comme lui, représenter sur le revers de ses médailles les Dioscures, Divinités protectrices des guerriers. Ces Dieux , dont le culte s'étendoit depuis les confins de la Bactriane jusqu'k l'océan atlantique * , avoient fait, disait- on, pencher la victoire plusieurs fois du cèté des armées qni avoient vu leur apparition C'est donc par erreur que Visconti prétend ’ qu'on avoit emprunté des médailles des Rois de Syrie, le type des Dioscures, puisque les médailles de Syrie qu'il cite en preuve n'ofiGrent pas la moindre ressemblance avec les Dioscures des médailles Bactriennes. Le monogramme, sur le revepi de ce médaillon, a été inexactement dessiné dans l'onvrage de Pellerin qui croyoit y voir l’indication d'une époque;
Nous voyons les mêmes traits d'Encratide IL sur l'excellent médaillon de M. le Prince de Galitsin (pL I. m. 8). Ce Roi y est représenté jettent sa lance k l'ennemi. Le dessin de cette demi-figure est parfait, et l’attitude de la tète, le col, les épaules, et le dos. ne laissent nea k dé*
sirer. II est trëi probkble qu'Eucratide II. avoit fait une réforme dana les armes de sa cavalerie. Car la lance que tient chacun des Dioscures , très courte sur le médaillon d'Eucratide 1, est allongée du double snr les deux autres médailles d'Eucratide II. son fils, de manière qu'il a fallu rapprocher les unes des autres, les lettres de la légende, pour gagner l'espace nécessaire. Le fer qui se trouvoit au bas de la lance des anciens , et qui servoit i l’enfoncer dans la terre, nommé manque aux lances dans
les médailles d'Eucratide Ij il est, au contraire, très distinctement exprimé sur les deux médailles de son fils , mais il a été dessiné d'une manière inexacte dans l'estampe donnée par Visconti.
M. Mionnet a rangé, arec raison, la médaille d'Hélioclès (pl. 1. m. 9 ), parmi celles de la Bactriane. Les traits de la physionomie de ce Roi ayant une ressemblanco fort éloignée avec ceux d'Eucratide , ont porté Visconti è croire ‘ que ces deux Rois étoient des personnages de la même famille. Cet antiquaire, manquant de notices bis» toriques snr Hélioclès , fait des hypothèses vagues , et va jnsqu'i dire qu'il n'est pas probable qu'Hélioclès, s'il avoit été le successeur d'Eucratide , edt refusé le surnom de Grand que portoit ce dernier, et qu'il lui eût préféré celui de Juste. Visconti conclut de ce raisonnement qu'Hélioclès a régné avant Eucratide. Mais ne voyons noua pas très souvent que les snccesseurs de princes guerriers et conquérans, soit par inclination naturelle, soit parcequ'ils désapprouvent les principes du gouvernement antérieur, préfèrent la paix et une administration tranquille, è toutes les entreprises militaires , afin de ramener la richesse et le bonheur dans leurs états épuisés? N'observons nous pas de même chez les particuliers, que des richesses amassées avec des peines et des soins extraordinaires par un père, ne sont que trop souvent dissipées par scs enfans 7 H en résulte donc que rien ne nous autorise è décider si Hélioclès a vécu avant ou après Eucratide.
Pour terminer ses remarques sur Hélioclès , Visconti ajoute t „Si le type représentant Jupiter, qu'on voit sur ses moBoaiet, a été imité, comme je le pense, des types
do» moDDoies d'Anlioclius I\' , sur lesquelles on voit la luHme figure, llt'lioclè» doit avoir rc'gn^ vers l'an 1^5 avant l’ere chrétienne On doit opposer à ce raisouuenient que si Ilélioclès a imité la figure de Jupiter qui se trouve sur une médaille d’Antiuchus IV , le tems où cet original fut fait ne prouve absolument rien eti faveur de l'antiquité de la copie ; puisqu’on a pu reproduire celleci sur une médaille de la Bactriaue, deux ans après aussi bien que cinquante
C’est en s’appuyant du même principe sans fondement, que la copie d’une médaille ne peut être faite que par un prince contemporain de celui qui a fait frapper l'original , que Viscouti prétend , que Spartocus , Roi du Bosphore, nommé père de Paerisade dans une ancienne inscription, doit être Spartocus IV, puisqu’une médaille du cabinet de Paris, portant le nom et le portrait d’un Roi Paerisade , ressemble à celles de Lysimaque , et devroit par conséquent avoir été frappée par un Roi Paerisade contemporain du dernier Mais on doit opposer à celte assertion , que Paerisade , fils de Spartocus , mentionné dans l’inscription , peut être , au moins avec autant do probabilité comme je l'ai observé ailleurs, fils d’un Spartocus V. ou VI. Roi qui peut être placé dans l’intervalle des 170 ans qui commencent è Spartocus IV. et finissent avec le dernier Paeris.ide. On seroit d’autant plu» autorisé à cela que l’histoire ne nous a pas conservé les noms des Rois qui ont régné dans cet intervalle de tems. L'histoire anc|enne étant dans plusieurs périodes très incertaine , on devroit prendre garde de l’pmbrouiller davantage par des conjectures légères et bazardées.
Si la critique ne peut pas admettre des raisonnemens si vagues et si arbitraires , on avouera que Pige dans lequel a vécu le Roi Autimachus, représenté sur une autre médaille de la Bactriane (pl. 1 . m. 10), ne peut pas non plus être fixé. Dire qu’Antimaebus Theos doit avoir régné avant Eucratide L pareeque les deux premiers Ptolémées ont porté long -tems avant Eucratide 1 . le même surnom de Theos; seroit tomber dans le même vice de raisonnement que l’on vient de blâmer.
Le chapeau que nous voyons à Antimaclius sur .pe médaillon, est un objet tris rare i trouver dans des monuinens de ce genre.
Une autre singularité se présente sur la médaille d'An* timachus , aussi bien qne sur la seconde d'Eucratide II. C'est une coupure assez profonde (pie l'on a pralitpiée dans le casque du premier et dans le chapeau et la chevelure du second. L'aspect de ces médailles prouve que cette coupure n'a pas été faite dans les tems modernes. Si cet accident se rencontroit sur toutes les médailles de la Bactriane , alors on pourvoit supposer que sur le coin de l'avers on avoit ménagé une élévation , au moyen de laipielle le flan étoit retenu et affermi, pour recevoir les coups du marteau , procédé dont on s'est servi dans lea médailles en bronze des Ptolémées.
L'histoire ne faisant point mention du Roi Antimachus, nous ne pouvons pas savoir ce que la figure de IS'eptune (pii tient nne palme doit indiquer j si c'étoit la Divinité tutélaire d' \nlimachus, ou si ce Roi a voulu, par ce type, faire allusion à quelques exploits navals sur la mer Caspienne en descendant l'Oxus.
Les médiales Kactriennes en argent de fabrique barbare méritent l'attention des amateurs en numismatique. La première (pl. I. m. ii.) est d'un travail qui ne la feroit pas ranger parmi les productions barbares , si sa légende illisible ne déceloit pas son origine. Quoique les deux médailles suivantes (pl I. m. 13. l'i.) soient d'un travail beaucoup plus grossier, il ne reste pourtant point de doute, (pie toutes les trois ne soient des imitations des médailles d’Euthydème Roi de la Bactriane.
On trouvera plus intéressantes encore deux autres médailles en argent de fabrk|ue barbare (pl. I. m. i 4 . i 5 ). La première, dont l’avers est d’un travail plutôt médiocre que barbare , nous offre un Roi bactrien , dont on ignore le nom. L’avers de la seconde, d’un travail plus grossier, présente encore, è ce qu’il parolt, un Roi inconnu de la Bactriane. La dernière (pl. I. m. 16.) est la plus barbare de toutes. L’ajustement de la tête pourvoit peut-être faire croire que cette tête de l’avers est couverte d'une tiare.
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Mais ce n’est que la maladresse de l’ourrier qui, ne pou* vaut exécuter la chevelure que par de gros points , lui a donné cet air étranger, et la médaille est indubitablement celle d’un Roi de la Bactrie, comme le sont toutes lea précédentes.
Les médailles de la Bactriane sont rares, puisque celles que l’on découvre dans la Boucharie , dans la Perse , et dans les provinces qui l’avoisinent vers l’occident, échappent rarement au creuset. Mais on doit espérer que, malgré ce funeste abus , on découvrira dans la suite les médailles des Theodoti, d’Apollodote, et de Ménandre, dont l’antiquité avoit eu des médailles que le commerce des Bactriens avoit transportées jusqu’à Barygaza dans l’Inde ’• Je terminerai Ost article en observant qu’il est très singulier que toutes les médailles barbares que je vient de décrire , de même que plusieurs autres apportées récemment de la Boucharie, dont quelques unes ont enrichi le cabinet de l’Académie des Sciences, n’ont jamais d’autres revers que celui de l’Hercule assis. Le même type se remarque sans exception, sur tous les revers des médailles d’Adinnigaus , Monneses, Artabanus, Artabazus, Attambilus et Tiraeus. Le savant Eckhel n’auroit jamais attribuées ces médailles à la Bactriane , s’il en avoit vu I«s originaux ; alors il auroit remarqué que leur fabrique n’a rien de commun avec celle de la Bactriane.
Médaillet de Rois inconnus.
T. Buste d’un Roi à grande barbe et longue cbeitlnre, tournée à droite j la tiare surmontée d’une tête d’aigle.
SGSVHVAZVAJiliir. Figure du Roi à cheval, allant de gauche k droite (pl. 11. m. l). PL. 9 .
Au cabinM d'u0 toMieur à 8t Pét«ni)Our|a
a. Tête barbue d’un Roi inconnu , tournée à droite.
0VKV . . HOA. Homme armé debout, vu de face,
^ tenant une lance «dans la main, droite (pl. U. m. a).
' . AR# 9s>
Au nbiiiet if M. le triace de Vaniafer.
IS