‹ Médailles Grecques (volume 3)Chapitre 6 sur 22 · AN Monceau de boucliers, entouré de lances · texte numérisé non relu

AN Monceau de boucliers, entouré de lances

Homme debout, vu de face, tenant une lance de

ses deux bras j dans le champ , deux boucliers ; le tout est entouré d’une bordure formée par des boucliers (pl. H. m. 5). AR. 4-

Au ribinet uop^ritl <)•

La première de ces médailles (pl. II. m. i.) est en plomb ; sa légende est très difficile à déchiffrer pareeque les lettres sont mal formées. On y découvre cependant quelques lettres, VAZV , qui renferment peut-être une partie du nom royal, que l’on pourroit rapporter au nom d’Artabazus , de Monobazus'*, ou d’Artahanus. Je crois qu’on risqueroit moins de se tromper, en cherchant dans la Parthie la patrie de ce médaillon en plomb , qu'en voulant la retrouver dans l’Arméuie, ou dans la Charazène.

J’ai fait dessiner les trois médailles inédites de Rois inconnus (pl. H. m. 2 . 3. 4-) qu’on puisse, en les comparant avec des pièces semblables , trouver , s’il est possible , le pays auquel elles appartiennent.

En regardant la gravure de la cinquième médaille (pl. n. m. 5.) on croira, au premier coup d'oeil, n’y voir que des armes. Mais qu.and on l'examinera plus en détail, on se convaincra que sur l’avers on a voulu représenter une tête d’homme. L’ouvrier de la médaille a exécuté tout son travail avec des poinçons droits et en forme d'un demi-cercle. Par ce procédé, la tête d’homme paroit être un monceau de boucliers entouré de lances, et au revers ou croit trouver une bordure composée de boucliers. 11 est probable que cette médaille^ trouvée à Taman , appartient aux Sindi , ou à une aqtre de ces peuplades qui étoient établies dans les contrées voisines du Couban.

Médailles des Rois du Bosphore -Cimmérien.

Pliuieurs hommes de lettres ont travaillé, depuis Cary, à compléter la suite des Rois du Bosphore, et Mr. le Chevalier Sestini occupe parmi eux une place très distinguée. Il nous manque pourtant un ouvrage qui réunisse les nomhreuses découvertes qu’on a faites dans les derniers temps, Waiel et Visconti ont, il est vrai, essayé de traiter cette matière : mais tous les deux ne connoissoient qu’un très petit nombre des médailles découvertes depuis Cary ; et le second , en négligeant des matériaux qu'il connoissoit et dont il auroit dù se servir, et en se livrant à des conjectures hazardées , a très peu contribué è éclaircir l’histoire de ces princes. Incertain si les circonstances me permettront de publier bientôt mes recherches sur l’iiistoire du Bosphore - Cimmérien , je ferai connoitre aux amateurs de la science numismatique deux Rois de cette contrée qui sont restés inconnus jusqu’à ce moment, Aréansès et Rhadamsès, Voici leurs médailles :

., BACIAE»C APEANSOT, Tète diadémée du Roi Aréansès, tournée à droite,

N<P. Tête laurée de Callien, tournée à droite} dans le champ, deux petiu globes j dessous, la date, l’an 55o (pl, II, m, 6). pO. 5.

Au cabinet Impérial de Ruuics

APEANSOr. Tète diadémée d’Aréansès,

tournée à droite.

ANt, Tête laurée de Gallien, tournée à droite? dessous, la date, l’an 55i (pl. II. m. 7). po. 5.

Au nbûut lapéftjl de Ruuir,

3. B.ACIAETC PAAAMG. Buste diadémé dn Roi Rhadamsèa, tournée à droite.

nX. Buste de Constantin le Grand , ceint d’un diadème dont les extrémités tombent sur son dos, tourné à droite} devant, un sceptre} dessous, la’ date, l’an 6i3 (pl. 11. m. 8), ^ ^E. 4j.

Au uLtaet Impérial de Russie.

PAMMG . Buste diaderoe de Rhadamsès tourné à droite*

^IX. Buste dUd^mé de Constantin la Grand, tonmé à droite; devant, on sceptre; dessous^ la date, l’an 6i4 (pl. II. m. 9). . AE. 4V.

Am e*bin«t «miMvr à St. pAMahowi:.

BAClAËAfC PAAAMC ■ Buite diad^in^ di Rhadftmsis, tourné i droite.

EIX . Buste de Constantin le Grand, ceint d’on diadème dont les extrémités flottent en arrière, tourné i droite ; devant, un sceptre ; dessous, la date, l’an 6i5 (pl. 11. m. 10). A£. 4r.

Aa CAbioet loipniel <l« RtiitU.

6. BACIAE — PAAAMC . Buste diadémé de Rhadamsès, tourné à droite. '

vlX . Buste diadémé de Constantin le Grand, tourné ù droite 3 devant, un sceptre 3 dessous, la date, l’an 616 (pl. II. m. ii).

Ao enhiuei d'un Kouieun

Les deux médailles d’Âréansès que j’ai décrites les premières , portent les dates 55o. et 55 1. N .<. et .iN<lt. Ces époques remplissent une lacune de deux ans qui sc trouvoit dans le règne de Rhescuporis V. et elles nous apprennent que les médailles de ce dernier , marquées de l’an uM'i'. 549. et qu’on voit au cabinet impérial " et dans celui de Sa Majesté l’Impératrice-Mère , sont les dernières de ce Roi. Celles d’Aréansès tout-à-fait exécutées dans le goût barbare, comme celles de Rhescuporis V. qui les précèdent, ont pourtant des légendes très distinctes Elles sont en potin , métal sur lequel la plupart des médailles de Rhescuporis V. ont été frappées , et nous apprennent qu'Aréansès n’a probablement régné que deux ans , et que les 'médailles de dates postérieures ne sont pas de Rbescuporis V. mais de Rhescuporis VI. J’ai trouvé dans le cabinet de Sa Majesté l’Impératrice-Mère, sur une médaille unique, en bronze et d’une conservation parfaite, la date BN^. 55i. qui est la première de Rhescuporis VI j en voici la description;

BACbVEJiC PHCKOrnOPIAOC Buste diadémé de Rhescuporis VI. t droite.

BN<P. Buste lauré de Gallien, tourné à droite 3 devant, un tridentj dessous la date, 55a. ÂE. 5.

CeU« m^daill*, dont je donnerai la figure dans la suite, est d'une fabrique beaucoup plus belle que celles d’Ardanaès et de Rbescuporis V , et il est singulier que peu d’anndes après, la tnonnoie de Rbescuporis VI. fut aussi barbare que celle de ses deux prédécesseurs.

Une autre lacune qui existoit dans la suite des Rois du Bosphore - Cimmérien , entre les années FIX. 6i3. et WX. 6t6. a été tris heureusement remplie par un Roi qui étoit resté inconnu jusqu’à présent , comme je l’ai déjà dit. C’est Rhadamsès, sous le règne duquel les quatre médailles que je donne ici ont été frappées. Elles sont toutes d’une belle conservation ; la seconde , seulement , est, sous ce rapport, inférieure aux trois autres. Leurs dates sont: FIX. 6i3. ADC. 6i4. EIX. 6i5. rlX. 6i6. La dernière de ces dates, vlX. 6i6. est aussi celle de la première du règne de Rbescuporis VII successeur immédiat de Rhadamsès. Ces deux médailles sont par cette raison très intéressantes.

On doit regretter que deux médailles l’une au cabinet de Mr. Cousinerj- l’autre dans celui du Comte Pembrocke sur lesquelles ou voit les dates EX. 6o5. et XH. 608. ne puissent être classées que parmi les incertaines , puisque le nom du Roi manque à toutes les deux. La dernière date connue du règne du Roi Thothorses étant X. 600. il ne faut que quatre années encore pour remplir la lacune, depuis la dernière médaille de Thothorses jusqu’à celle qui porte l’an EX. 6o5.

Qn’on ne se laisse pas induire en erreur par Eckhel '* qui parle d’une médaille en bronze du cabinet impérial de Vienne , et dont j’ai maintenant un exemplaire sous les yeux , portant le nom de Rhescnporis , et l’an FIX. 6i3. Car la date de cette médaille est ZIX. 617. et non pas FIX. Âu reste , la lettre Z de la médaille de Vienne ayant le trait horizontal d’en bas peu distinct, pouvoit aisément être confondue avec la lettre F. Voici la déscription de cette médaille curieuse par une fante de grammaire que je trouve répétée sur l’exemplaire que j'ai , et dont la légende { est mieux conservée qu’elle ne l’est sur la médaille du cabinet de Vienne :

BACI/\E»iC PHCKOrnOPIC. Buste diadëmé de Bhescuporis VIL tourné & droite ; devant un trident.

ZIX. Buste de Constantin le Grand, tourné A droite, devant, un bident dessous, la date, 617. AE. 5 .

Au cabinet rojal de Munie j’ai trouvé aussi une médaille de Bliadamsès ; elle porte la légende BACIAETC PAAAMC. Mais dans l’époque du revers la première lettre étant défectueuse, on ne peut pas décider, si c’est T, ou Ei ou V. qu’on y avoit gravé. J’ai vu une autre médaille de ce Roi au cabinet ducal de Cotba. La légende de son avers porte P.AAAMC ; mais l'époque manque, puisque par l'inadvertance du monétaire , lé buste de Constantin se trouve trop rapproché du bord de la médaille Je ne doute pas que l’on ne puisse découvrir dans d’autres collections des médailles de Rliadamsès qui, peut-être moins bien conservées que les quatre dont on vient de donner la description, ont été, à cause du nom inconnu, rangées parmi les médailles barbares du Bosphore. Quant è Aréansès, ses médailles sont si rares, qu’outre les deux que j ai acquises depuis long-tems pour le cabinet impérial, je n’eu ai jamais rencontré dautres.

MéJailles de Cherson.

Les médailles de la ville de Cherson ne méritent p.as moins que les plus rares de celles dout on vient de lire la description, 1 attention des amateurs de la science numismatique. Cette ville, célèbre autant par son antiquité • que par sa situation , gouvernée , sous la protection des Empereurs byzantins, par son sénat et par un chef nommé Protevon, ensuite par un Prêteur envoyé de Constantinople fit frapper des médailles dont aucune n'étoit connue jusqu’à présent Celles qu'on décrit ici font suite à une collection très considérable de médailles inédites de la ville de Chersonesus , ville qui , vers le temps de Constantin le Grand , reçut le nom de Cherson. Cette suite sera communiquée au public , aussitôt que les circonstances le permettront; j’y joindrai sur l’ancienne ville de Cherson des détails qui ne sont pas nécessaires pour

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l'explication de> inédaillet (pie je pnLlie i présent , et dont voici'la description: *

I. D N IVSTIMANVS P P AVG. Boste diaddmé do Justinien I. liabilU du paludamentum et tourné à droite.

XEPCwNOC dans un monogramme; (pl. 11. m. 12).

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