‹ Médailles inédites ou nouvellement expliquées, publiéesChapitre 4 sur 10 · VILLE DE LA DOEIDEV · texte numérisé non relu

VILLE DE LA DOEIDEV

Tèlc d’ Apollon à droile ; detani lui la lyre.

/îeveM. KYTEIN. Tnfpied. BR. 9.

t*elicrin qui , le premier , a publié cette médaille (2), l’a donnée à Cyparissiis àt la Phocidc, s’appuyant sur ce qu’elle représente Apollon , la lyre et le trépied, et que le culte de ce dieu ne pouvait manquer d’étre établi à Cyparissus

(1) TetUc contrée de la Phocide.

(1) ^féd. rffî peuples et viHes , tom. I , pag. io 6 , pl. XV.

pur la position de cette ville , qui était sur le mont Parnasse, tout proche deDelphes. Il ajoute qu’on avait déjà des médailles de Cjrparissa , ville de Messénie , mais qu’on n’en avait point encore de Cjparissus en Phocide.

Eckhel a cité cette médaille d’après Pellerin, sans examen et sans discussion.

M. Mionnet, en la cilantàson tour,meteu note que quelques antiquaires regardent cette médaille comme appartenant à Cjzique, et qu’elle aurait alors beaucoup moins de valeur (i).

Il est vrai que sur quelques médailles de Cyzique { j) on voit la tète d’Apollon , et au revers, le trépied; mais ces types sont accompagnés de symboles et de monogrammes dont nous n'avons ici nulle trace. Le trépied de Cyzique est constamment posé sur un poisson ou sur un flambeau.

J^avuis pensé d!abord que cette médaille pouvait être attribuée avec beaucoup plus de pro-

(() Elle est eslimcc Gn francs.

(») Mionnet, lom. Il, p«g W» , n“* iiG à iiç».

habilité à Cyparissa de Messénie qu’à Cyparissus de Phocide , parce que le temps où Anti- , cyre a porté ce premier nom est beaucoup trop éloigné de celui où elle peut avoir frappé , nonseulement des monnaies de bronze, mais meme aucune espèce de monnaie , puisque nous avons vu dans Pausanias que, du temps d’Homère, èlle ne portait déjà plus le nom 'de Cyparissus(i).

En examinant plus attentivement cette médaille, j’ai cru voir que la légende n’avait pas été bien lue , et qu’elle ne présentait pas les lettres rtha, mais bienKvxB.. et probablement I et N ; si j’ai bien lu ces lettres , qui sont un peu edàcées , elles donnent k r tein, initiales de kytei'nion, Cytinium^ ville de la Doride, petite

(i) Ce uum vient , suivant les uns, de l'arbre que son territoire

produit en quantité, le cjprès ( ) , et, selon d'autres, du héros Cy par Fss us, frère d'Orcliomcnc.

Wheler(^7>Ko^ de Zante à Athènes, liv, IV. pag. 3io) pense que l'ancienne Cyparissu est maintenant Racovi, cl que cette ville , qiir est situéfl sur le mont Parnasse , ne peut être l'ancienne Anticyre, qui est sur 1c bord de la mer.

coutrée de la Phocide (t). Cyliniunv n'ëtait qa’îr neuf lieues de Delphes , et tout ce que dit Pelleriu du type de celte médaille et de son rapport avec le culte d’Apollon , peut aussi bien s’ap^ pliquer à Cytinium qu’à Cyparissus.

Je ne donne cette nouvelle opinion que comme une conjecture ; mais ce qui n’en est pas une y c’est que le commencement de la légende dément complètement l’attribution h Cjrparissus y ce qui fait qu’il serait inutile d’appuyer davantage sur les raisons qui la feraient donner à la Messcnie.

Si cette médaille appartient, comme je crois avoir beaucoup de raisons de le présumer, à la ville de Cytinium de la Phocide, c’est la première fois que l’on aura rencontré un monument numismatique de cette ville.

La situation de Cytinium est fixée par le passage suivant de Slrabon:

«Entre les deux Locrides se trouvent les « Doriens(a).

(i) Strahon, Ut. IX, pag. 417 et 47C.

(») Ibid.

« Ces Doriens sont ceux qui fondèrent la <1 Tétrapole, regardée par divers auteurs comme « la mère-patrie de tous les Doriens. Les villes (( qui la composaient sont Erineos ^ Bceum, « Pindos , Cjrtiniiim.y)

L’existence de ces villes est connue (i), excepté celle de Pindos,

Strabon dit encore (2), ‘en parlant de diverses nations étrangères qui vinrent s’établir dans la Crète : « Suivant ce qu’Andron affirme, ces U étrangers vinrent du canton de la TLessalie (( que l’on nommait jadis la Doride , et qui U s’appelle maintenant l’Hestiæotide ; canton, U ajoute-t-il, d’où sortirent également ceux des U Doriens qui , s’étant fixés aux environs du

(1 ) Conf. Thucjd., lib. 1 , } lo;.

Scymn. Ch., Tert 5 ^ 3 .

Diodor. Sic., lib. IV, J 67, XI, 1^79,

Pompon. MeU. , lib. Il, cbap.3.

\ Plia. .ffû/. na/., lib. IV, J i3, tom. 1, pag. igS, I. i\,

Plolem. Geogr., lib. III, cap. i5, pag. 9;.

Sieph. Byunt., v. ifuiii- Tictz. ad Lycophr., Tcra 7)1 .

(a) Lit. X.pag. llS.

a Parnasse, y fondèrent Erineos, Boeuiii et Cyti^ « Ilium . »

Strabon ajoute que Tassertion d’Ândron, cfui ne donne que trois villes à la Tétrapole doriennc, et qui fait de la mère-patrie des Doriens une colonie de Thessaliens, n^est guère admissible.

La tète d'Apollon de notre médaille est d'un assez bon style, autant que peut permettre d'en juger l'état de vétusté du métal (i).

(t) La médaille a qua torze lignes de diamètre.

HÉDâOJiB DIÉBITE DE BRONZE

DE

LIMYRA.

MÉDAn.LE INÉDITE, DE BRONZE,

DB

LIMYRA ,

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