VILLE DE LA LTCIB
Buste de PalUs , tounid i droite , la poitrine couverte de l’cgide , avec le bouclior et la baste. tUvers. AtHTPEON EDI osucixor. Victoire marcbant k , .gauche. . BR. 4-
Les médailles de la Lycie sont en général fort rares, surtout les médailles autonomes en bronze.
Jusqu'à présent, on n’a vu le nom entier des 'villes de cette contrée que sur des médailles impériales.
On a remarqué qu’un système monétaire commun existait pour toutes les villes de la Lycie sur les -médailles d’argent, et qu’elles portaient toutes ou le nom entier ou les initiales du nom des Lfciens ^ tantôt aykiûn , tantôt A Y, et qu’à ce nom commun étaient
jointes seulement les initiales des noms des villes. •
C’est ainsi que les médailles connues de la ville de Limyra ne nous ont encore offert que le type , ordinaire à la Lycie , de la tête d’Apollon^ avec une lyre, au revers (i), dans un carré çreu^ et la légende ay & i an. Âi. Le premier nom indiquant les Lyeiens , en général, et les lettres suivantes la ville de Limyra. Les médailles impériales de cette ville , frappées sous le règne de
(i) Parmi les sarnoms.d^A|mlIon, il a celui de Lycien, et en effet il
avait un culte particulier dans la* Lycie. * ‘ ' *
Le surnom de Avx^yrvy c lui est donne par Homère dans le 4* lme
Gordien Pieux , nous donnent en entier le nom AiMrpEUN. Une médaille autonome de bronze , nouvellement découverte (t), nous fait voir la même inscription.
Cette médaille est d’une assez bonne conservation ; mais une croûte épaisse recouvrait les détails du revei’S, et empâtait les lettres de la légende: elle a été long-temps dans les mains de M. ISlionnet, qui, malgré sa longue habitude et ses connaissances pratiques, a eu beaucoup de peine à trouver le mot aintpeur, et à déterminer ainsi lu ville à laquelle elle appartenait. Maintenant , la légende est très-visible ;
et d’après la leçon de mon savant collègue , on doit donner à Limyra de la Lycie cette médaille, à laquelle sa rareté donne un grand intérêt.
de niiade, t. t o i , et il a presque toujours ëtè traduit par né en cie. Toutes les traditions mythologiques font naître Apollon et Diane dans nie de Dëlos, et Hcjne remarque avec raison que { ne
peut point signifier in Ljcia ^nitus ; mais lucem générant , përe de la lumière.
(i)Cette médaille , de huit lignes de diamètre, appartient à M. le chcrâlier PéTaa , amateur de médailles, dont le cabinet est souvent cité dans Is Description âe médailles ani/çttes deM. Mionoct.
Malgré sa persévérance, M. Mionnet n’avait pas pu (Icchinrer le reste delà légende.
Cependant , les élémeos des lettres que l’on . découvrait sur la seconde partie du revers oifraieut quelques moyens de composer un nom propre. Après le mot Ai-MrPEûN, on voyait Ent, préposition qui semblait annoncer un nom de magistrat ; cela devenait d’autant plus intéressant , que c’était le premier exemple d’une magistrature indiquée sur une médaille de la Lycie, excepté pourtant sur celles de Phasélis (i), où l’on lit les noms Ül Eucratès^ de Nicandros ^ et de Cléonyme.
Mais ce qui fait que l’on trouve des noms de magistrats sur les médailles autonomes de Pbasélis, c’est que cette ville se gouvernait par ellemême, et ne faisait pas partie du coryoA Lyciaque.
En effet, au rapport de Strabon (2), les Lyciens avaient , sous ce nom, un corps composé de vingt-trois villes , dont chacune envoyait des
( 1 ) Eckhel, tom. 111, pag. 6 ^ Mioanet, (om. 111, pag.
( 2 ) Liv. XIY, pag. C 64 c( suiv.
députés ù rassemblée publique. Les plus considérables de ces villes avaient trois voix , les moyennes deux, et les autres une seule voix.
LesLyciens, soumis ensuite par Bnitus à la domination romaine, obtinrent pourtant, par la sagesse de leur conduite, la conservation de leur liberté et le maintien des lois de leurs ancêtres; mais ils ne purent continuer de délibérer dans leurs assemblées que sur leurs intérêt.' particuliers, et non, comme auparavant, sur la paix , sur la guerre et sur les alliances. Il est probable qu'avec le temps ces privilèges cessèrent.
Nous voyons paraître avec la monnaie de bronze de la Lycie les têtes des empereurs romains, depuis Antouiu jusqu’à Gordien : c’est le signe de la servitude de la Grèce.
La seule ville de Massicytes (i)nous olTre une médaille impériale en argent , c’est celle d’Auguste, publiée par M. Mionnet comme ayant appartenu à M. Cousinéry, et probablement
(>) dans Ptolémcc , et Massicjrtes dam Pline.
aujourd'hui au cabinet de Munich. Un inédail^ Ion de bronze d’Auguste est encore cité par Eckhel (i).
Notre médaille de Liiuyra est évidemment frappée sous les empereurs romains, ce qui est sensible par le style du travail , et par la ‘ formé des lettres. Le buste de Pallas et la Victoire du revers ont quelque analogie avec les mêmes types qui se trouvent sur les médailles de Side de Painphylie , analogie assez naturelle par le voisinage de ces deux contrées.
Il n’est donc pas étonnant qu’au commencement de la domination romaine , un nom de magistrat se trouve sur cette médaille. J’ai lu très-distinctement: ehi onucimoï, sous Onésime.
Ce nom se retrouve sur les médailles de iVacolea de Phrygie, avec le titre d’archonte, et sur celle de Ternnus d’Eolie, avec celui de stratège ou préleur.
(i) Doctrùta mim., tom. III , pag. 4.
MÉDAILLOX INÉDIT, D’ARGENT,
DI
LA VILLE D’iSTX.
t/ 'Ert^ ,